La guerre des douze jours 2.0


Par Dmitry Orlov − Le 3 Mars 2026 − Source Club Orlov

Saint-Pétersbourg – Vue stylisée avec de futurs gratte-ciels

Nous approchons de la date magique des douze jours dans la guerre menée par la coalition mémoriale du pédophile sioniste Jeffrey Epstein contre l’Iran. Comme pour la guerre des douze jours 1.0, qui a duré du 13 au 24 juin 2025, la coalition est prête à demander la paix. Apparemment, douze jours, c’est le temps qu’il faut à « la meilleure armée du monde » (dans l’imagination malade de Donald Trump uniquement) pour mener une campagne aérienne avant d’être à court de roquettes de défense aérienne, d’installations radar très coûteuses (détruites par des drones très bon marché) et, enfin et surtout, de serviettes hygiéniques humides (indispensables, compte tenu de l’état déplorable des toilettes à bord du Battleship America ou quel que soit le nom donné à ce vieux rafiot inutile).

Contrairement à la précédente guerre des Douze Jours, celle-ci a été un succès retentissant — mais pas pour les pédo-sionistes, ni pour les vassaux européens des pédophiles (ou sont-ils simplement des esclaves désormais ?), ni pour le contingent en peignoir et tête enveloppée dans une serviette qui supervise les travailleurs migrants qui pompent le pétrole et le gaz et font à peu près tout le reste, dans la péninsule arabique. Ce n’était pas non plus un succès pour la partie sioniste de la coalition pédophile-sioniste : Israël, qui est 60 fois plus petit que l’Iran et 10 fois moins peuplé, devait s’attendre à un rapport de force de 60 contre 1 ou 10 contre 1 dans une guerre contre l’Iran — mais peut-être un peu plus longtemps car, contrairement aux Juifs, les Perses sont beaucoup moins déterminés à commettre un génocide.

Néanmoins, c’est très certainement un succès. L’objectif déclaré de la GDJ 2.0, comme celui de la GDJ 1.0 en juin dernier, était un changement de régime à Téhéran. Et, en effet, le changement de régime a été effectué de manière très efficace. Le nouvel ayatollah, Mojtaba Khamenei, est le fils de l’ayatollah Ali Khamenei, qui était âgé, en mauvaise santé et qui a été transformé en martyr par une frappe aérienne pédophile, tout comme la femme et l’enfant de Mojtaba. Mojtaba est un théologien chiite renommé, tout comme son père, mais il est également très proche de l’armée iranienne. Mojtaba dispose des relations et de l’état d’esprit nécessaires pour venger comme il se doit le meurtre de son père, de sa femme et de son enfant, ainsi que celui des 171 filles tuées par un missile Tomahawk lancé par un pédophile à Minab (une ville touristique) et des milliers d’autres meurtres gratuits de civils iraniens. La vengeance est une obligation sacrée parmi ces gens, comme vous pouvez le remarquer, et cela devrait freiner l’enthousiasme des pédophiles sionistes qui tentent de les dissuader. S’agenouiller et se prosterner en prière serait plus approprié à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement.

Le nouveau régime iranien dispose ainsi d’un nouveau dirigeant vigoureux et relativement jeune, qui a été accueilli avec joie par les foules jubilantes qui ont envahi les rues et les places de Téhéran. La structure du pouvoir iranien a été correctement sécurisée, avec de nouveaux dirigeants prêts à prendre la place de ceux qui sont tués par des frappes aériennes.

Ceux qui pensaient que c’était une bonne idée de « négocier » avec les pédophiles et qui, il faut le reconnaître, ont fait preuve d’une stupidité exemplaire en agissant ainsi, ont disparu. Il suffit de considérer que la précédente guerre des douze jours a été lancée en pleines « négociations » et que les négociateurs ont été tués dans une frappe aérienne. Et pourtant, ils ont trouvé des remplaçants qui sont retournés « négocier » davantage, ce qui a abouti à une répétition exacte. Comment est-ce possible ? Eh bien, je doute fort que cela soit possible à l’avenir : les victimes d’abus émotionnels qui ont permis cette parodie de diplomatie devraient désormais être mortes ou avoir perdu le pouvoir.

Ainsi, le régime a été changé, la mission a été accomplie et la coalition pédophile-sioniste peut rentrer chez elle et panser ses blessures. Le problème, c’est qu’on ne peut pas simplement se retirer d’une guerre qu’on a déclenchée, surtout s’il s’agit d’une guerre contre une nation ancienne et peuplée, dont la population est jeune, bien éduquée et passionnée, qui est nichée dans une forteresse montagneuse naturelle au centre de l’Eurasie, qui contrôle l’accès à un tiers du pétrole et du gaz naturel qui alimentent les marchés énergétiques mondiaux et qui compte deux des trois grandes puissances eurasiennes (la Russie et la Chine) comme alliés. Les Iraniens ne sont pas opposés à la fin du conflit ; ils ont juste une condition parfaitement raisonnable : qu’il soit impossible de répéter la guerre des douze jours 2.0.

Note du Saker Francophone

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Dmitry Orlov

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Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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