Par Nicolas Bonnal – Novembre 2020 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Voilà, c’est reparti comme en quatorze. On invoque Charlie, on coupe des têtes, on enferme tout le monde, et on ruine un pays comme à la parade. Le peuple bientôt vacciné et parqué se jette tout content dans les bras de la dictature pour la énième fois. Cela mérite une observation peu démocratique : certains voient dans le peuple une victime, alors que c’est toujours lui, nous explique Platon, qui réclame la tyrannie (République, livre VIII). C’est lui qui a peur du virus invisible, qui veut du test, du masque et de la police et du chômage et de la confiscation. Cinq ans après le Bataclan, on prend les mêmes et on recommence.
« Puisqu’on pouvait se moquer d’eux si cruellement » (Debord)…