Ce sont les coûteuses politiques climatiques qui ont déclenché les émeutes au Chili, de même que les manifestations de Gilets jaunes en France


Par James Taylor – Le 29 octobre 2019 – Source The Epoch Times

Des pompiers chiliens éteignent des autobus en feu lors des affrontements entre les manifestants et la police antiémeute à Santiago, le 19/10/2019 (MARTIN BERNETTI/AFP via Getty Images)

Les climato-militants et les Nations-Unies subissent une dérouillée majeure cette semaine, au moment où des manifestations et des émeutes dues à des prix de l’énergie élevés ont explosé à Santiago, au Chili.

Le Chili, qui va abriter une importante conférence des Nations-Unies sur le climat en décembre, avait gagné l’estime des climato-militants en imposant récemment une taxe sur le dioxyde de carbone sur les sources d’énergie fossile et basculé le système de métro de Santiago sur les énergies renouvelables Mais maintenant, le peuple chilien se soulève et lance un avertissement aux autres nations qui envisagent des taxes similaires et de coûteux programmes fondés sur les énergies renouvelables.

Le 25 octobre, les manifestants sont descendus dans les rues de tout Santiago pour protester contre l’augmentation des tarifs du métro. Puis les manifestations se sont rapidement répandues dans les autres villes et ont débouché sur des émeutes qui ont fait au moins cinq morts officiels. Le gouvernement chilien et les médias officiels ont mis en cause la hausse des tarifs pétroliers. Mais c’est un mensonge.

Les tarifs pétroliers ne sont pas à la hausse. Les prix mondiaux du pétrole sont en ce moment inférieurs de 25% à ce qu’ils étaient il y a un an, et 37% inférieurs à cinq ans.

Au Chili, le prix de l’essence reflète le prix bas du pétrole. L’essence chilienne coûtait 1,12 dollars au litre en août (selon les dernières données valables), à comparer aux 1,28 dollars il y a un an. Et il y a cinq ans, l’essence se vendait à 1,50 dollars.

Malgré la baisse des prix du pétrole et de l’essence, les tarifs du métro de Santiago grimpent parce que le gouvernement a converti la plus grande part des sources d’énergie conventionnelles nécessaires au métro en énergie éolienne et solaire. Et il a également infligé à la part d’énergie conventionnelle résiduelle de nouvelles taxes sur le CO2.

En conséquence, les Chiliens doivent maintenant supporter le fardeau des tarifs de métro qui reflètent une hausse du prix de l’énergie sans aucune nécessité. Alors que les Chiliens manifestent, les climato-activistes et leurs alliés des médias veulent faire croire que la cause repose sur les prix du pétrole, plutôt que sur les programmes climatiques du gouvernement qui font grimper le prix de l’énergie et appauvrissent les gens.

À la différence des problèmes liés au changement climatique qui semblent ne jamais se matérialiser, les taxes sur le CO2 et l’obligation d’employer des énergies renouvelables augmentent de manière immédiate et mesurable le coût de la vie et en réduisent la qualité. Aux États-Unis, les gens peuvent certes se soucier du changement climatique, mais les sondages montrent que les Américains ne sont pas prêts à accepter de payer 2 dollars par mois pour réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Au Chili, où le revenu per capita est seulement un quart de celui des États-Unis, on comprend que les gens soient encore moins prêts à payer pour cette réduction du CO2. N’oublions pas que le revenu per capita chilien est plus élevé que celui de la plupart des autres pays d’Amérique latine, et c’est pourquoi les habitants des autres pays d’Amérique latine se soulèveraient et s’opposeraient encore plus sûrement à des mesures climatiques destructrices pour l’économie, comme celles qui ont été imposées au Chili.

Pour les fonctionnaires des Nations-Unies qui préparent la 25ème Conférence sur le climat (COP25) prévue pour les deux premières semaines de décembre à Santiago, les manifestations sont particulièrement embarrassantes. Déjà l’année dernière, la conférence des Nations-Unies avait eu lieu en Pologne, et l’influent syndicat Solidarité avait critiqué les coûteux programmes des Nations-Unies. Solidarité avait même tenu une conférence de presse lors de l’événement et publié une déclaration conjointe critiquant le climato-militantisme de l’ONU.

Initialement, la COP de décembre avait été prévue au Brésil. Toutefois, le gouvernement brésilien, après avoir vivement critiqué l’activisme climatique des Nations-Unies, a déclaré qu’il ne souhaitait plus servir d’hôte.

Le gouvernement chilien a alors offert de l’accueillir à la place du Brésil, vantant ses taxes sur le CO2, son métro à énergie renouvelable, et ses autres programmes climatiques climato-militants. Pourtant, le monde entier assiste aux émeutes de la population chilienne provoquées par ces impôts et ces programmes climatiques. C’est donc la troisième raclée que subit la COP en moins d’un an.

Les protestations chiliennes, comme celles des Gilets jaunes qui ont éclaté en France il y a un an, soulignent à quel point la classe internationale climato-militante est déconnectée des gens qu’elle cherche à gouverner et à contrôler. Confrontés au choix entre accepter une baisse certaine du niveau de vie aujourd’hui ou des changements climatiques supposés dans un avenir lointain, les gens choisissent sagement cette dernière alternative.

Et cela continuera d’être le cas, jusqu’à ce que les dommages climatiques hypothétiques se matérialisent et nuisent aux gens, ou que les énergies éolienne et solaire parviennent à concurrencer l’énergie conventionnelle sur le plan économique. Jusqu’à présent, ce n’est le cas pour ni l’un ni l’autre.

James Taylor

Traduit par Stünzi, relu par Kira pour le Saker francophone

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