… le Parti démocrate… ce sont des imbéciles sans morale qui se sont fait malmener par l’establishment comme les mules de location qu’ils sont. − Kurt Schlichter sur X
Par James Howard Kunstler – Le 17 juillet 2026 – Source Clusterfuck Nation

Le président Trump passe un savon à l’État profond
Aussi étrange que cela puisse paraître, dans son discours d’hier soir à la nation sur les manigances électorales, le président Trump a réussi à la fois à dépasser et à décevoir les attentes du public. Il a évoqué les magouilles liées aux machines à voter, les manœuvres frauduleuses lors des inscriptions, les cyber-manigances, les manœuvres des syndicats, la fraude électorale et, surtout, l’ingérence de la Chine.
Des documents internes de la CIA et du FBI de l’époque indiquaient que la politique de la Chine concernant l’élection américaine de 2020 consistait à « tirer parti de tous les éléments nationaux et étrangers » opposés au président pour empêcher sa réélection. Les services de renseignement n’ont jamais transmis cette note à la Maison Blanche. Ils étaient trop occupés à promouvoir une fausse ingérence russe, une fausse procédure de destitution et une fausse pandémie de Covid-19. Puis ils ont déclaré que l’élection de 2020 avait été « l’élection la plus sécurisée de l’histoire ».
Hier, le président a déclassifié plusieurs milliers de documents des agences de renseignement afin que le public (et les médias) puissent les consulter. Et bien sûr, les grandes chaînes d’information en continu (à l’exception de Fox) ont refusé de diffuser le discours. Ce vendredi matin, le New York Times mène l’offensive pour dénigrer ces informations.

Il est obsédé, ce Trump ! Les vraies informations : la Chine a piraté plus de 220 millions d’inscriptions sur les listes électorales, ainsi que des fichiers de la sécurité sociale ; elle a fabriqué et expédié des dizaines de milliers de faux permis de conduire américains destinés à être utilisés dans les États où le vote par permis de conduire est autorisé ; et elle a payé des journalistes américains à sa solde pour qu’ils écrivent des articles négatifs sur M. Trump. Le ministère de la Sécurité intérieure a signalé que 278 000 non-citoyens étaient inscrits pour voter aux élections fédérales. Mais ce chiffre a été établi uniquement à partir des États qui se sont conformés aux demandes du ministère de la Justice concernant les listes électorales. La Californie, New York, l’Illinois et de nombreux autres États ont refusé de coopérer ; ce nombre est donc probablement plus du double de celui avancé par le DHS.
Le principal enseignement à retenir est que les agences de renseignement américaines ont caché toutes ces informations au président des États-Unis, M. Trump, à l’approche du scrutin de 2020. Oui, l’« État profond » existe bel et bien, comme le montre clairement une note désormais déclassifiée de la chef de la division du contre-espionnage du FBI de l’époque, une certaine Nikki Floris, qui a écrit : « Je dirige pratiquement un gouvernement de l’ombre à ce stade » en dissimulant des informations au président des États-Unis. Mme Floris occupe désormais le poste de directrice des risques internes chez Microsoft (l’ancienne procureure générale adjointe sous « Joe Biden », Lisa Monaco, est présidente des affaires internationales chez Microsoft).

Selon Miranda Devine du New York Post, en août 2020, Nikki Floris a également tenté de tromper les sénateurs Chuck Grassley et Rob Johnson, en leur affirmant que l’ordinateur portable de Hunter Biden était une opération russe — une supercherie confirmée par la suite par cinquante et un anciens agents des services de renseignement (dont cinq anciens directeurs de la CIA) qui ont signé la fameuse lettre d’octobre adressée aux médias. Toutes ces manœuvres, a affirmé M. Trump, revenaient à dissimuler un complot ourdi par des membres de la bureaucratie permanente visant à renverser le gouvernement. Et c’est précisément pour cette raison que plusieurs grands jurys fédéraux sont actuellement réunis à Fort Pierce, en Floride, afin de déterminer qui, exactement, devra répondre de ces crimes plutôt graves.
La publication de ces nouveaux documents devrait accélérer le travail des procureurs fédéraux sur place, puisque la déclassification constitue le principal frein habituel dans ce processus.
Du côté « décevant » du discours du président, il a été très peu question de la fraude électorale dans les États clés, facilitée et menée par des responsables électoraux locaux dans le comté de Fulton (Géorgie), le comté de Maricopa (Arizona), à Milwaukee (Wisconsin), dans le comté d’Antrim (Michigan), dans le comté de Mesa (Colorado) et à Philadelphie (Pennsylvanie). Mais vous savez que le FBI a perquisitionné le siège électoral du comté de Fulton il y a plusieurs mois et saisi environ 700 cartons de pièces à conviction, avant de réaffecter 260 agents du FBI à l’examen de l’ensemble de ces éléments. Tout cela pourrait bien être encore à venir.
Il y a ensuite la question des millions de dollars que Hunter Biden a soutirés à la Chine au fil des années avant l’élection de 2020 — dont les traces se trouvaient dans son tristement célèbre ordinateur portable, aux côtés de photos et de vidéos de ses frasques sexuelles dans ce pays — et celle de savoir si le père de Hunter, Joe, était à la merci du chantage de la Chine à l’approche de cette élection. Restez à l’écoute à ce sujet.
Dans l’ensemble, le discours de M. Trump et la divulgation de ces documents constituent manifestement une tentative pour faire adopter par le Congrès la réforme électorale, le « Save America Act », qui croupit depuis des mois dans les méandres procéduraux à cause d’un seul homme : le chef de la majorité au Sénat, John Thune. L’accent mis hier soir par le président sur l’ingérence de la Chine dans les élections a un objectif précis qui n’est pas largement compris, mais je vais vous le dire :
Si le Congrès ne trouve pas le moyen de faire adopter ce projet de loi et de le transmettre au bureau de M. Trump avant la suspension des travaux pour le reste de l’été, fin juillet, M. Trump invoquera un décret en vertu de la loi sur les urgences nationales (NEA) — loi publique 94-412 ; codifiée aux articles 1601 à 1651 du titre 50 du Code des États-Unis — exigeant que les cinquante États appliquent l’ensemble des dispositions prévues par le Save America Act pour les élections de mi-mandat de 2026. En vertu de la NEA, les tribunaux fédéraux ne peuvent pas être saisis pour contester ou invalider ce décret ; celui-ci ne peut être bloqué que par un vote à la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants et au Sénat.
Si les choses évoluent dans ce sens, vous pouvez vous attendre à ce que les Antifa et les militants de base du Parti socialiste-démocrate descendent dans la rue cet automne, dans le cadre d’un épisode particulièrement violent des manifestations « No Kings » — car des élections justes et honnêtes, où seuls les citoyens sont autorisés à voter, signifieront la fin du Parti démocrate, et ils le savent. La décision prise hier soir par le président Trump n’est que la première étape d’une partie qui s’accélère contre l’État profond et ses complices de sédition. La partie va désormais s’envenimer.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
