Une société saine d’esprit ne peut pas se sortir de la psychose par le débat. Elle doit diagnostiquer le patient avec une précision implacable et rétablir l’ancienne frontière entre les fous et les libres. − LHGrey sur X
Par James Howard Kunstler – Le 1er juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

La cavalerie de la police d’État du New Jersey à la rescousse !
Quand on regarde la vidéo des manigances devant le bâtiment de l’ICE à Delaney Hall, à Newark, dans le New Jersey, on a forcément l’impression d’assister à un numéro de vaudeville politique survolté. Aussi bizarres que puissent être ces « manifestants » — avec leurs tatouages et leurs piercings, leurs cheveux colorés en rose bonbon, leurs bourrelets de graisse, leurs téléphones portables perpétuellement brandis, leurs tambours, leurs sifflets et leurs parapluies pitoyables —, ils ne sont pas moins des acteurs que Jacob Elordi et Sydney Sweeney à Hollywood.
Les émeutiers de Delaney Hall seraient payés par une personne ou une entité. On pourrait penser que les autorités et les médias se précipiteraient pour découvrir de qui il s’agit. Mais, jusqu’à présent, aucune annonce officielle n’a été faite et, comme par hasard, le New York Times n’a même pas rendu compte de ce qui s’y passe dans son édition de lundi matin.
Le journaliste indépendant Nick Sortor, infiltré sous une tenue Antifa, a découvert leur tente de « ravitaillement » à proximité du lieu de l’action, dans la friche industrielle où se dresse Delaney Hall, près de la rivière Passaic, nauséabonde. La tente regorgeait d’équipements anti-émeutes, de matériel tactique, de snacks, de boissons énergisantes, de repas chauds (des lasagnes !) livrés toutes les heures, de trousses de premiers secours et d’autres « articles indispensables aux manifestants », comme si le siège de Delaney Hall était le tournage d’une grande production hollywoodienne.
Quoi qu’il en soit, après des jours passés par des marginaux et des geeks à simuler une « oppression » à Delaney Hall, les forces anti-émeutes du New Jersey sont arrivées, y compris la cavalerie, et ont rempli plusieurs bus d’« émeutiers » arrêtés, dont beaucoup venaient d’autres États. Ont-ils pris la peine d’interroger les personnes qui tenaient la tente de ravitaillement pour savoir quelle organisation payait tout ce matériel ? N’est-il pas grand temps que celui qui signe ces chèques soit inculpé pour incitation et complicité d’insurrection ?
Le Parti démocrate est réduit à un psychodrame, et la nature du psychodrame est qu’il ne porte sur rien — rien de réel, du moins. Ce n’est qu’un vacarme et une agitation concoctés pour donner la (fausse) impression qu’une injustice est en train de se produire. Dans le cas de Delaney Hall, un centre de détention pour les migrants clandestins en attente d’expulsion, l’injustice présumée réside dans « des conditions insalubres, une alimentation insuffisante, des soins médicaux médiocres, ainsi que des tortures physiques et psychologiques ». En réalité, les conditions sur place sont sans doute meilleures que celles d’un Motel 8 moyen. Bon nombre des détenus sont des meurtriers et des violeurs, bien sûr, le pire du pire.
On pourrait supposer que l’objectif de ce mélodrame à Delaney Hall était de créer un nouveau martyr à l’image de Renée Nicole Good et Alex Pretti à Minneapolis l’hiver dernier. Ces deux malheureux dupes ont été poussés par le scénario du parti de type « FAFO », ce qui a conduit à leur mort tragique et inutile. Hélas, ces incidents n’ont pas réussi à déclencher le genre de soulèvement national que la gauche radicale ne cessera de rechercher.
Et maintenant, l’été est presque là et (comme le dit la vieille chanson) « le moment est venu de danser dans les rues ». Ou plutôt, de se battre dans la rue. Le moment est également venu pour le FBI et le ministère de la Justice de fermer le robinet de l’argent sale qui alimente tout ça, et il est difficile d’imaginer aujourd’hui comment ils pourraient ne pas y parvenir. Les arrestations à Delaney Hall leur offrent une occasion en or d’interroger les acteurs et de découvrir exactement comment ces manœuvres sont organisées.
Pour voir à quel point le Parti démocrate ne défend absolument rien, il suffit de jeter un œil aux campagnes pour les primaires en Californie, dont l’élection aura lieu demain (mardi 2 juin). Par exemple, Tom Steyer, le gestionnaire de fonds spéculatifs candidat au poste de gouverneur, a organisé vendredi un événement pour soutenir la star transgenre de l’athlétisme AB Hernandez, qui a dominé de manière éclatante les championnats d’athlétisme féminins de Californie en 2025 et 2026.
AB Hernandez est un homme biologique ayant subi des interventions esthétiques et hormonales extrêmes pour se faire passer pour une femme, mais cela ne change rien au fait qu’il est un homme biologique et qu’il se livre à une usurpation d’identité. La présence d’hommes dans les sports féminins est de plus en plus un sujet perdant dans la politique américaine. Vingt-sept États ont promulgué des lois contre cette pratique. Le Comité international olympique a interdit aux hommes biologiques de participer à des épreuves féminines (et les Jeux olympiques auront lieu à Los Angeles en 2028). Pourtant, on voit le candidat Tom Steyer à l’écran tenter de se mettre en avant sur le sujet du jour le plus manifestement déconnecté de la réalité. Un véritable psychodrame.
Le rival de Steyer, Xavier Bacerra, est sans doute encore plus pathétique et idiot. En tant que procureur général de Californie de 2017 à 2021, il a laissé fleurir à travers l’État une fraude massive dans les services publics et le financement des campagnes électorales. Puis, en tant que secrétaire à la Santé et aux Services sociaux sous « Joe Biden », il a présidé à la fraude du Covid-19 et laissé disparaître des centaines de milliers d’enfants immigrés clandestins pendant l’opération de frontières ouvertes qui a duré quatre ans. On parle là d’incompétence de classe mondiale.
À Los Angeles, l’actuelle maire, Karen Bass, est tellement dépourvue de réalisations qu’elle en est réduite à simplement sourire comme le chat de Cheshire alors qu’elle accomplit les derniers gestes de la campagne. Son slogan de campagne est « Faisons-le ensemble ». Faire quoi ? Conduire Los Angeles encore plus vers le précipice ? L’outsider Spencer Pratt a rattrapé la maire Bass dans les sondages. Ses perspectives restent assez sombres, même si les espoirs sont grands pour lui. Il en va de même pour l’outsider Steve Hilton dans la course au poste de gouverneur. La question à laquelle il faudra répondre mardi : la politique « réalité facultative » a-t-elle enfin perdu de son élan en Californie ? Et cela signifiera-t-il la fin du Parti démocrate ?
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
