Par Brandon Smith − Le 11 septembre 2026− Source Alt-Market
Pendant des décennies, bon nombre d’entre nous, dans le milieu des théories du complot, avons dénoncé le concept du « faux paradigme gauche-droite » : L’idée selon laquelle le peuple américain était divisé par la création de griefs politiques factices ou sans importance, tandis que les élites au sommet de la pyramide faisaient toutes partie de la même équipe œuvrant contre la population.
Ce concept, bien que juste à certains égards, est devenu au fil du temps une béquille idéologique qui est désormais utilisée contre nous. Il a peut-être fonctionné à l’époque de Ron Paul, mais il est aujourd’hui totalement inutile.
Pourquoi ? Parce que le faux paradigme gauche-droite ne décrit plus correctement notre situation. Y a-t-il des personnalités politiques qui se disent conservatrices tout en œuvrant en faveur du mondialisme ? Oui. Mais prétendre que chaque homme politique et chaque politique doivent automatiquement être considérés comme faisant partie du complot relève d’une réflexion simpliste qui peut être exploitée par nos ennemis idéologiques.
De plus, il y a 20 ans, on pouvait légitimement affirmer que les libéraux et les conservateurs pouvaient trouver un terrain d’entente et partageaient des valeurs morales fondamentales. Ce n’est plus le cas en 2026. La gauche politique s’est pleinement ALLIÉE aux globalistes que nous nous étions engagés à combattre. Elle partage les mêmes objectifs que les globalistes. Elle partage le même relativisme moral que les globalistes. Elle partage le même désir de détruire la culture occidentale et le christianisme.
La gauche politique EST l’armée globaliste. Il n’y a pas d’échappatoire. Et trouver un quelconque terrain d’entente avec les gauchistes à ce stade de l’histoire est absolument impossible sans se soumettre à la foule et abandonner nos principes.
Au cours de l’année écoulée, une opération de propagande claire et identifiable a exploité l’idée du « faux paradigme gauche-droite » afin de convaincre les conservateurs d’ignorer de nombreuses et horribles transgressions au nom de la construction d’une alliance avec la gauche politique. Veulent-ils vaincre les globalistes ? Non, pas vraiment.
Le nouvel ennemi serait Trump et Israël, tandis que les organisations de gauche, les ONG et leurs dirigeants échappent à toute remise en question. Vous voyez, les communistes sont en réalité les « gentils ». Les fondamentalistes musulmans sont eux aussi les « gentils ». Ils veulent la même chose que nous, et les conservateurs ne comprennent tout simplement pas que si nous leur tendons la main et détruisons le « véritable ennemi » (Israël), nous pourrons enfin être « libres ».
Foutaises. Les divisions entre les conservateurs occidentaux et la gauche sont tout à fait réelles. Les divisions entre les conservateurs occidentaux et les extrémistes islamiques du tiers-monde sont tout à fait réelles. Et quels que soient les problèmes que certains conservateurs puissent avoir avec Israël, cela ne change rien aux menaces que représentent l’islam et la gauche politique.
Lorsque l’on pense aux opérations d’ingénierie sociale, on suppose généralement que l’objectif des propagandistes est de créer des divisions artificielles, mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, l’objectif des propagandistes est de créer des alliances artificielles et fallacieuses. Dans le monde des opérations psychologiques, on appelle cela un « objectif subordonné ».
Les opérations psychologiques et l’objectif subordonné
Dans la guerre psychologique, l’« objectif subordonné » est une supercherie conçue pour amener des factions naturellement opposées à collaborer, souvent en utilisant un « objectif commun » ou un ennemi commun inventé de toutes pièces. Un exemple simple en est l’argument courant de la gauche selon lequel « Jésus était communiste » : les chrétiens conservateurs sont censés croire qu’ils partagent avec la gauche des valeurs fondamentales de charité, même si la redistribution des richesses imposée par l’État n’est pas de la charité volontaire.
La crise pandémique a constitué un exemple plus complexe d’objectif subordonné artificiellement orchestré. La Covid a été utilisée comme la nouvelle « menace commune » susceptible de frapper n’importe qui, n’importe où, quelle que soit son orientation politique. L’establishment a même utilisé le slogan « Nous sommes tous dans le même bateau » pour pousser les conservateurs à coopérer avec la gauche et à accepter l’autoritarisme sanitaire au nom du bien commun.
Cela n’a finalement pas fonctionné. Tous les États « rouges » des États-Unis ont fini par bloquer les mesures obligatoires liées au Covid, tandis que les États « bleus » tentaient de maintenir les restrictions en place. Les économies des États « rouges » ont commencé à prospérer tandis que celles des États « bleus » stagnaient. Dès que le public a compris que les conservateurs ne mouraient pas en masse et que le Covid n’était pas un problème, l’opération psychologique a échoué.
Cet événement a également prouvé que le « faux paradigme gauche-droite » est mort. S’il avait encore existé, les dirigeants des États « rouges » n’auraient jamais bloqué les mesures obligatoires. Ils auraient collaboré avec les Démocrates des États « bleus » et maintenu les confinements indéfiniment.
À l’époque, le Covid était l’ennemi commun artificiel. Aujourd’hui, Israël ou les Juifs deviennent l’ennemi commun, et en tant que conservateurs occidentaux, nous sommes censés mettre de côté nos divergences avec les djihadistes islamiques et les communistes d’extrême gauche pour « sauver le monde » de ces derniers.
Cela oblige bien sûr commodément les conservateurs à ignorer le fait que les musulmans du tiers-monde collaborent avec la gauche politique pour envahir nos frontières depuis une décennie. Nous sommes censés oublier complètement notre propre remplacement culturel et démographique.
Par extension, nous sommes censés mettre de côté les agissements des gauchistes pendant la pandémie, notamment leurs projets visant à imposer des passeports vaccinaux, des confinements perpétuels, des camps « Covid », la confiscation des enfants non vaccinés et le refus d’accès à l’économie générale pour quiconque refuse de se soumettre à la tyrannie pandémique.
Et n’oublions pas les efforts du mouvement « woke » pour endoctriner les enfants avec la dégénérescence LGBT, la pseudo-science du genre fluide, les traitements hormonaux transgenres et les chirurgies pour mineurs. N’oublions pas non plus leur endoctrinement DEI, leur exploitation de la question raciale et leur féminisme anti-occidental.
Nous sommes censés oublier TOUT cela et serrer la main aux musulmans et aux gauchistes à cause des « juifs » ? Non merci.
Même si vous croyez que les Israéliens sont des maîtres d’échecs en 4D absolument omnipotents qui voient 20 coups à l’avance, même si vous croyez qu’ils se cachent derrière chaque rocher et chaque arbre et qu’ils sont la main cachée derrière l’immigration de masse et la prise de pouvoir du mouvement « woke », c’est une raison de plus pour NE PAS s’allier aux gauchistes et aux islamistes.
Cette opération a pris une telle ampleur qu’il y a désormais des influenceurs libertariens et adeptes des théories du complot qui appellent les conservateurs à « voter Démocrate » aux élections de mi-mandat, juste pour punir l’administration Trump d’être entrée en guerre contre l’Iran. Si le faux paradigme gauche-droite était réel, pourquoi ces personnes penseraient-elles que voter pour les Démocrates ferait la moindre différence ? Cela n’a aucun sens.
Créer de faux ennemis pour détourner l’attention des conservateurs de la gauche politique
Nous avons observé une mentalité similaire dans l’affaire Lindsay Clancy, où certaines femmes conservatrices ont été amenées à collaborer avec des féministes délirantes pour rejeter la faute sur le mari ou les « grandes entreprises pharmaceutiques ». Et ce, alors même que Clancy avait délibérément fait sortir son mari de la maison afin de commettre son crime.
Les témoignages devant le tribunal et l’expertise numérique du téléphone de Lindsay Clancy ont montré que, dans l’après-midi du 24 janvier 2023 (le jour où elle a tué ses trois enfants), elle a recherché le restaurant 3V/ThreeV et a utilisé Apple Maps pour vérifier le temps de trajet et l’itinéraire entre leur domicile de Duxbury et ce restaurant (ainsi que les arrêts connexes comme CVS). En d’autres termes, elle avait tout planifié et son mari a été filmé à ces endroits pendant que les meurtres avaient lieu.
Elle n’était pas sous l’emprise de médicaments, elle savait exactement ce qu’elle faisait. Le mari est présenté comme l’ennemi commun. Les grandes entreprises pharmaceutiques sont présentées comme l’ennemi commun. En réalité, l’ennemie, c’est Lindsay Clancy, ainsi que l’idéologie féministe d’extrême gauche qui soutient ses actes dans le but de normaliser le meurtre d’enfants (sacrifice humain).
Nous avons observé ce « but secondaire » dans l’affaire du meurtre de Charlie Kirk, où des gauchistes et certains conservateurs (ou faux conservateurs) ont collaboré pour promouvoir la théorie de l’assassinat commandité par Israël. Et ce, bien qu’il n’existe pas la moindre preuve reliant Israël à cet événement. J’irais même jusqu’à dire que les personnes qui propagent des théories du complot infondées sur Charlie Kirk ne diffèrent en rien de celles qui propagent des théories du complot infondées sur Lindsay Clancy.
Ce sont des drones complètement dépourvus d’esprit critique, vivant dans une bulle post-vérité où les faits et les preuves n’ont plus aucune importance.
Tyler Robinson, un gauchiste homosexuel qui entretenait une relation avec un « furry » transgenre, une personne qui se disputait régulièrement avec ses parents conservateurs au sujet de Trump, a avoué à plusieurs reprises à ses amis et à sa famille avoir commis le crime, selon le procès-verbal d’arrestation original et les analyses de criminalistique numérique.
La mère de Robinson a déclaré aux enquêteurs qu’au cours de l’année précédente, il avait viré à gauche, s’intéressant davantage aux droits des homosexuels et des personnes transgenres. Cela a déclenché des disputes avec sa famille, en particulier avec son père, qui avait des opinions politiques très différentes. Dans des messages, Robinson a fait remarquer qu’après l’entrée en fonction de Trump, son père était devenu « un inconditionnel de MAGA ».
Lorsque son petit ami lui a demandé pourquoi il avait tué Kirk, Robinson a répondu par message : « J’en avais assez de sa haine. Il y a des haines avec lesquelles on ne peut pas négocier. » Il a ajouté qu’il avait planifié son acte depuis « un peu plus d’une semaine ».
Qui s’est réjoui par millions lorsque le meurtre de Charlie Kirk a fait la une des réseaux sociaux ? Qui continue de s’en réjouir un an plus tard ? La gauche politique. N’est-ce pas pratique pour les gauchistes que la théorie du complot israélien ait soudainement refait surface à un moment où les conservateurs avaient suffisamment d’élan pour se mobiliser et exercer des représailles contre la foule « woke » ? C’est presque comme si Israël était devenu le bouc émissaire par excellence chaque fois que les conservateurs s’apprêtent à s’organiser pour anéantir les gauchistes. L’objectif secondaire est bien réel.
Et les dossiers Epstein ? Ah, eh bien cette fois-ci, l’ennemi commun, c’est Trump. Et bien que sa gestion de la divulgation ait été bâclée (à mon avis), je me dois de souligner que Trump a banni Epstein de Mar-a-Lago et qu’il a appelé le chef de la police de Palm Beach, Michael Reiter, au sujet de ce trafiquant d’êtres humains dès 2006. De plus, 90 % des dons politiques d’Epstein sont allés aux Démocrates. Aucun n’est allé à Trump.
Et qui était en contact direct avec les délégués Démocrates lors de leurs efforts pour destituer Trump en 2019, leur fournissant des informations et des questions à poser lors des auditions au Congrès ? C’est exact… Epstein.
Il est intéressant de constater que toute l’attention se concentre sur Trump au sujet des dossiers Epstein, plutôt que sur les Démocrates qui ont travaillé directement avec Epstein pendant des années. Ces dossiers sont restés entre les mains de plusieurs administrations dirigées par des Démocrates et celles-ci n’en ont divulgué aucune page, mais nous sommes censés nous allier à eux parce que nous sommes en colère contre la manière dont Trump a géré leur divulgation ? Cela n’arrivera pas.
Les gauchistes sont les fantassins du globalisme – la réconciliation est impossible
Les globalistes sont des occultistes lucifériens. Ils ne sont fidèles à aucun pays, gouvernement ou religion dominante en particulier, même s’il est clair aujourd’hui que les gauchistes et les Démocrates sont les fidèles fantassins de la cabale globaliste. Si vous voulez savoir à quoi ressemble leur système de croyances, il vous suffit d’examiner la gauche « woke » et le monde qu’elle tente de construire.
Ils veulent la subversion totale de la loi naturelle. Ils veulent le relativisme moral et la vérité subjective (c’est pourquoi ils utilisent des expressions comme « ma vérité » ou « expérience vécue »). Ils veulent l’hédonisme culturel, l’anarchie sans responsabilité, le nihilisme et l’illusion narcissique. Ils veulent l’homogénéité religieuse et une société qui considère l’exclusion comme un crime. Ils veulent un esprit de ruche total et complet où tout le monde, partout, pense et agit de la même manière.
Encore une fois, l’objectif secondaire est bien réel.
Ces opérations servent à freiner la montée exponentielle des organisations conservatrices, afin de nous empêcher d’éliminer le multiculturalisme et de chasser les gauchistes de toutes les grandes institutions. La dernière chose que souhaitent les globalistes, c’est une nouvelle croisade menée par l’homme occidental. Ils tentent donc de nous trouver d’autres ennemis, nous enlisant dans des théories du complot infondées plutôt que de nous pousser à agir.
Brandon Smith
Traduit par Hervé pour le Saker Francophone