La maturation


Tout le monde est agité et n’a nulle part où aller / Il y a toujours quelqu’un qui essaie de leur dire quelque chose qu’ils savent déjà / Alors leur colère et leur ressentiment débordent.− Warren Zevon, Mohammed’s Radio


Par James Howard Kunstler – Le 9 octobre 2026 – Source Clusterfuck Nation

Les jumeaux de la poussière d’or, Barack Obama et John Brennan

Dans la lumière crue d’octobre, les événements et les personnalités rôdent dans l’ombre comme des charognards dans un verger de fruits empoisonnés. L’angoisse grandit à mesure que les cours se peuplent d’effigies motorisées de bêtes sanguinaires, de loups-garous, de fantômes et de goules. Halloween et le jour des élections sont devenus la célébration confondue d’un voyage national vers la mort. Comment en est-on arrivé là, dans notre pays, à ce qu’une élection cruciale prenne au sérieux les pitreries des djihadistes et de la racaille jacobine ?

Certaines personnalités orchestrent ce spectacle effrayant depuis les sinistres coulisses de notre vie politique. Je pencherais pour Barack Obama et John Brennan, avec l’aide considérable d’une troupe de racketteurs bien ancrés dans l’État profond, enrôlés à leur service, dont le statut et les moyens de subsistance sont en jeu. M. Obama se comporte comme s’il était intouchable, probablement parce qu’il incarne le trophée du « meilleur campeur » que le libéralisme s’est décerné à lui-même pour valider la campagne de lutte pour les droits civiques du siècle dernier. Nous sommes des gens bien, vraiment, et le président Obama en est la preuve irréfutable !

La vérité, c’est que nous ne savons pratiquement rien de ses véritables origines ni de son parcours vers le pouvoir. Sa famille du côté maternel était étroitement liée à la CIA, et son véritable père serait, selon les rumeurs, Frank Marshall Davis (1905–1987), un poète, journaliste et militant syndicaliste afro-américain qui était membre du Parti communiste des États-Unis — et non le Kenyan Barack Hussein Obama, Sr. Il est passé de l’anonymat au statut de mythe sans parcours cohérent, juste une succession de promotions fulgurantes entre lesquelles des événements manquent : De l’Occidental College à Los Angeles à l’université Columbia, puis à la faculté de droit de Harvard, avant de se lancer dans la politique à Chicago, de siéger au Sénat de l’État de l’Illinois, puis directement au Sénat américain, et enfin, d’un seul coup, à la Maison Blanche, à peine quatre ans après le début de son premier mandat au Sénat.

À chaque étape de son parcours, il a été le garçon de courses de quelqu’un. Mais de qui ? Je pencherais pour la CIA… Il aurait été formé pour devenir l’homme de paille intouchable chargé de veiller aux intérêts de l’agence en période d’instabilité. Son ascension politique fulgurante a coïncidé avec celle de John Brennan au sein de la CIA. Très tôt, Brennan s’est intéressé à la culture arabe, a séjourné en Égypte pendant ses études, puis a occupé le poste de chef de station de la CIA à Riyad, en Arabie saoudite. Il parle couramment l’arabe et la rumeur veut qu’il se soit converti à l’islam (après avoir été catholique), bien que cela n’ait jamais été prouvé. Lors d’un forum organisé en 2010 à l’université de New York, il a loué « la bonté et la beauté de l’islam ».

Je suppose que la CIA se compose de deux grands clans : l’un est constitué des employés qui se chargent effectivement de la collecte et de l’analyse des renseignements. L’autre est composé d’employés (actuels et anciens) qui veillent sur les opérations secrètes de la CIA et les immenses fortunes qui y sont liées — avec de nombreux recoupements entre les deux clans. Je suppose que John Brennan, qui a été directeur de la CIA entre 2013 et 2017 (sous la présidence d’Obama), dirige toujours une importante faction rebelle du clan de la CIA qui mène ces opérations secrètes, dispose d’une immense fortune et agit comme un organisme souverain échappant au contrôle du gouvernement américain élu.

Cela expliquerait pourquoi personne n’a été tenu pour responsable du coup d’État mené depuis dix ans contre Donald Trump. Brennan, et les forces qu’il représente, semblent échapper au contrôle du gouvernement officiel, y compris du ministère de la Justice et du FBI, et sont, dans une certaine mesure, capables de contrôler des personnes à tous les échelons du gouvernement par la ruse, l’intimidation et le chantage. Tout cela a failli s’effondrer au cours du premier mandat de Donald Trump avec l’affaire RussiaGate bâclée, suivie de la première opération de destitution ratée. Mais le clan obscur de la CIA dirigé par Brennan a triomphé avec la « victoire » électorale de 2020 de « Joe Biden », qui n’avait pas toute sa tête, suivie de la fausse « insurrection » mise en scène avec succès le 6 janvier 2021 au Capitole américain.

Ils ont de nouveau essuyé un cuisant échec avec les poursuites judiciaires manifestement ridicules intentées contre l’ancien président Trump en 2023 et 2024. Et nous voici maintenant au milieu du second mandat de M. Trump, alors qu’une lutte titanesque se déroule, en grande partie à l’abri des regards du public, pour l’âme de la nation. John Brennan est toujours en liberté, mais il y a un mois, il a reçu une citation à comparaître devant un grand jury fédéral du district sud de Floride. Il semble qu’il va enfin devoir s’expliquer sur les événements dans lesquels il a été impliqué. Vous pouvez être sûrs que le président Trump a bien l’intention de veiller à ce que cela se produise — quelle que soit la signification du départ de Joe diGenova le mois dernier.

Je suppose également que l’ancien président Obama est devenu l’otage de John Brennan. Il a probablement été chargé de diriger la fausse présidence de « Joe Biden » en utilisant Susan Rice et d’autres fonctionnaires du parti pour exécuter ses ordres. Brennan dispose certainement d’un dossier sur Barack Obama qui comble les lacunes de sa biographie lacunaire, y compris les activités sexuelles secrètes de M. Obama sur la scène de Chicago à l’époque. Pendant ce temps, l’ancien président doit s’acquitter de ses obligations de campagne électorale, afin d’essayer de renverser la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat et ainsi tenter une dernière fois de chasser de la Maison Blanche l’homme qui menace de mettre Brennan, Obama et compagnie hors jeu.

Il y a donc une guerre qui se joue en coulisses. Cette guerre a été mythifiée par ceux qui y prêtent réellement attention, parfois comme un affrontement entre « globalistes » et « souverainistes », ou entre « chapeaux noirs » et « chapeaux blancs », ou encore entre les légions de Satan et les disciples de Jésus épris de Dieu… Le djihad contre la civilisation occidentale. Quelle que soit la manière dont on la caractérise, tout le monde ressent cette tension comme si la phase actuelle de ce « Quatrième Tournant » était un espace insupportable entre la vie et la mort de la nation. D’où tous ces spectres qui rôdent aux portes, nous rappelant de rester… très… effrayés.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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