Souvenez-vous de ces noms


[…] c’est de la subversion, et rien de tout cela n’est le fruit du hasard. C’est un scénario bien rodé qui consiste à utiliser les institutions démocratiques d’un État jouissant d’une grande confiance pour détruire une civilisation.− El Gato Malo sur Substack


Par James Howard Kunstler – Le 21 août 2026 – Source Clusterfuck Nation

Un silence inquiétant masque la panique qui gagne les nombreux acteurs impliqués dans cette longue série de crimes commis sous le couvert de la loi contre les citoyens de ce pays, série que l’on désigne globalement sous le nom un peu lourd de « La Grande Conspiration ». Que mijote exactement Joe DiGenova, dans le district sud de Floride, où plusieurs grands jurys travaillent d’arrache-pied ? Les mises en accusation vont certainement pleuvoir, mais alors, qui va trahir qui ? Il ne faudra pas beaucoup de traîtres pour sceller le sort de nombreuses personnes dans cet enchevêtrement de sédition et de trahison. La tension doit être insupportable pour eux.

La question se pose depuis longtemps : comment peut-on même commencer à organiser un ensemble de dossiers cohérents autour de cette avalanche rugissante d’actes néfastes qui n’ont cessé de prendre de l’ampleur à chaque nouvelle tentative de dissimulation ? Voyons si nous pouvons esquisser une vue d’ensemble des poursuites potentielles. Ce gigantesque fouillis doit être découpé en lots.

Il vaut sans doute mieux commencer par l’opération « Midyear Exam » menée par le FBI en 2016 — l’enquête sur le serveur de messagerie privé d’Hillary Clinton. Il y a fort à parier que ce serveur contenait des preuves des deux crimes déterminants commis par HRC qui ont déclenché toute cette affaire : 1) le transfert de technologie militaire américaine vers le pôle high-tech russe de Skolkovo et les versements provenant de dix-sept entreprises impliquées, reçus par coïncidence par la Fondation Clinton alors qu’elle était secrétaire d’État ; et 2) l’accord « Uranium One » transférant des matières nucléaires appartenant aux États-Unis vers la Russie (via le Canada), qui nécessitait l’approbation de HRC au nom du Département d’État — coïncidant avec le versement à son mari Bill d’une « rémunération pour une conférence » d’un demi-million de dollars par une banque russe. Acteurs impliqués dans l’opération « Midyear Exam » : Comey, Strzok, McCabe, Page, ainsi que la ministre de la Justice de l’époque, Loretta Lynch.

Cette affaire louche, qui risquait de créer un embarras, a tout simplement été étouffée par Lynch et Comey, tandis qu’HRC veillait à détruire physiquement le serveur et les appareils qui y étaient reliés. Mais cela a également donné lieu à la mise en place de la supercherie de la « collusion russe » contre le candidat Donald Trump (« Crossfire Hurricane ») afin de détourner l’attention de tout cela… ce qui s’est transformé en l’énorme opération « RussiaGate » qui a mobilisé le FBI, la CIA, la commission du renseignement du Sénat et des services au cœur même du Pentagone pour mettre en scène un canular gigantesque. Elle a été approuvée par le président Barack Obama et organisée par le directeur de la CIA John Brennan, avec le directeur du FBI Comey et le directeur du renseignement national (DNI) James Clapper. Parmi les acteurs secondaires (accusés potentiels) figurent Susan Rice, Sally Yates, le vice-président Joe Biden (ou « Joe Biden »), Lisa Monaco, alors conseillère à la Maison Blanche, et l’agent de la CIA Eric Ciaramella (qui a rédigé l’évaluation de la communauté du renseignement qui a donné le coup d’envoi de l’opération). McCabe, Stzrok, Page, Ohr (et son épouse, Nellie), Rosenstein et de nombreux agents du FBI sont des accusés potentiels. Sans oublier Gina Haspel, chef de la station londonienne de la CIA, qui a coordonné ses actions avec l’agent du MI6 britannique, Christopher Steele, auteur du dossier Steele. Ajoutons à cela Stefan Halper, agent secret financé par le ministère de la Défense, et Alan Kohler, agent de liaison du FBI à Londres.

Après mai 2017, Christopher Wray était responsable de toutes les manigances du FBI et des irrégularités de la cour FISA (aux côtés du juge FISA James Boasberg).

L’enquête Mueller était un volet du « RussiaGate », mais mérite son propre dossier. Il s’agissait d’une tentative visant à légitimer le canular du « RussiaGate » et à alimenter les médias en insinuations. En réalité, il s’agissait d’un canular en soi, qui a coûté 32 millions de dollars et a duré près de deux ans. Elle n’a produit absolument aucune preuve que le président Trump ait « collaboré » avec la Russie sur quoi que ce soit. Robert Mueller étant mentalement inapte, l’enquête a été menée par ses subordonnés : Aaron Zebley, Andrew Weissmann, les avocats Jeanie Rhee, Elizabeth Prelogar, Brandon Van Grack et d’autres. Il s’agissait d’une fraude à l’égard du public et probablement d’une obstruction à la justice.

La première procédure de destitution (celle liée à l’appel téléphonique avec l’Ukraine) était une opération entièrement fallacieuse concoctée par le « ninja du lawfare » Norm Eisen, de connivence avec les députés Jerrold Nadler et Adam Schiff, avec l’aide de l’agent de la CIA (« lanceur d’alerte ») Eric Ciaramella et du lieutenant-colonel Alex Vindman, membre du Conseil national de sécurité (NSC), et avec le soutien de Michael Atkinson, alors inspecteur général des services de renseignement (IC). Eisen a par la suite admis dans une vidéo que l’objectif de la procédure de destitution était de « discréditer à l’avance » les investigations sur les activités de corruption et d’escroquerie du vice-président « Joe Biden » en Ukraine, alors que le Parti démocrate s’apprêtait à le présenter comme candidat à la présidence en 2020. Ciaramella avait accompagné le vice-président « Joe Biden » lors de plusieurs voyages en Ukraine et savait ce que « JB » y manigançait. Inculpez-les tous pour sédition et trahison.

L’opération électorale de 2020 a été menée de concert avec l’arnaque du Covid-19, qui a préparé le terrain pour une fraude massive par vote par correspondance, coordonnée par le ninja de la guerre juridique Marc Elias, alors employé par le cabinet d’avocats du Parti démocrate Perkins Coie. Elias a été secondé par Mark Zuckerberg (Facebook, désormais Meta), dont l’association à but non lucratif, le Center for Tech and Civic Life (CTCL), a distribué plus de 400 millions de dollars à environ 2 500 circonscriptions électorales à travers le pays, une grande partie de cette somme ayant servi à rémunérer certains responsables chargés de compter et de dépouiller les bulletins de vote par correspondance. La fraude électorale par correspondance avait été planifiée et mise au point au préalable par l’organisation à but non lucratif Transition Integrity Project, dirigée par Rosa Brooks et Nils Gilman.

En octobre 2020, cinquante et un anciens responsables des services de renseignement ont signé une lettre ouverte dénonçant l’ordinateur portable de Hunter Biden comme présentant « les caractéristiques d’une désinformation russe ». Cette lettre avait été organisée par Antony Blinken et l’ancien directeur de la CIA, Michael Morrell. Elle s’inscrivait dans le cadre d’une campagne sur les réseaux sociaux visant à empêcher le grand public d’avoir connaissance de l’existence de cet ordinateur portable (et des preuves d’escroqueries internationales commises par la famille Biden qu’il contenait) afin d’influencer l’élection présidentielle un mois plus tard. Risques d’inculpations pour fraude.

L’émeute du 6 janvier au Capitole américain n’a jamais fait l’objet d’une enquête adéquate. Le directeur du FBI, Wray, a été autorisé à se soustraire à l’obligation de répondre devant le Congrès quant au nombre d’agents du FBI et d’employés associés (y compris du personnel de la CIA) qui s’étaient mêlés à la foule pour provoquer l’intrusion à l’intérieur du bâtiment et les violences qui s’en sont suivies. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a orchestré la situation de manière à ce que la certification des listes de votes électoraux ne puisse pas être contestée, comme le permettait la procédure. Sédition et trahison.

La commission d’enquête du Congrès sur le 6 janvier était une supercherie à l’encontre du peuple américain, mise en place par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, pour dissimuler son implication dans les crimes à l’origine de l’émeute du 6 janvier au Capitole. Les membres impliqués bénéficient probablement de l’immunité parlementaire pour le spectacle lui-même, mais peut-être pas pour avoir détruit toutes les preuves recueillies au cours de l’enquête. Le président de la commission, Bennie G. Thompson, en était responsable.

La perquisition à Mar-a-Lago d’août 2022 a été autorisée par le ministre de la Justice Merrick Garland et menée par le directeur du FBI Wray, avec le directeur adjoint Steven D’Antuono. Trois mois plus tard, Garland a nommé Jack Smith conseiller spécial chargé de superviser l’affaire des documents de Mar-a-Lago, qu’il a bâclée, ce qui a entraîné son classement sans suite deux ans plus tard. La perquisition elle-même pouvait être considérée comme dépourvue de motif valable et reposait sur une définition inappropriée de la portée des preuves recherchées. Inculper Merrick Garland en vertu de l’article 18 U.S.C. § 241, pour complot contre les droits.

Les opérations de « guerre juridique » menées en 2023-2024 dans plusieurs juridictions ont abouti à des mises en accusation contre le candidat Donald Trump et d’autres personnes dans le comté de Fulton, en Géorgie, et à New York. L’affaire du comté de Fulton, menée sous la direction de la procureure Fani Willis (par la suite récusée pour « apparence d’irrégularité »), a bénéficié du soutien de la Maison Blanche de « Joe Biden », peut-être par l’intermédiaire des avocats Richard Sauber et Beth Mueller au sein du bureau du conseiller juridique de la Maison Blanche, ce qui lui a donné l’allure d’une poursuite purement politique. Dans l’affaire du paiement d’une somme pour acheter le silence de Stormy Daniels contre Donald Trump, engagée par le procureur de Manhattan Alvin Bragg, Matthew Colangelo, fonctionnaire du ministère de la Justice, a quitté son poste confortable de procureur général adjoint principal des États-Unis pour occuper un poste d’assistant du procureur Bragg au tribunal de New York. Colangelo a prononcé le réquisitoire lors du procès de 2024 et a joué un rôle central dans l’accusation. Le procès était présidé par le juge politisé Juan Merchan. Il y a quelques jours à peine, le *New York Times* a rapporté que la société de collecte de fonds du Parti démocrate, *Authentic Campaigns*, anciennement détenue par la fille du juge Merchan, Loren Merchan, faisait l’objet d’une enquête depuis un an. Quelqu’un sent-il l’odeur de la politique ? Poursuites abusives, conduite judiciaire inappropriée.

Bon nombre des personnalités politiques mentionnées ci-dessus, et probablement de nombreux acteurs moins connus, doivent être pris de panique alors que les vagues viennent s’écraser de manière menaçante sur la plage et que les jours d’été s’écoulent à grands pas vers les vents malsains de l’automne. Je suis persuadé que les lecteurs et les commentateurs peuvent ajouter quelques candidats à la liste des inculpations potentielles, ainsi que peut-être certaines manœuvres que j’aurais pu négliger. (Toute cette odieuse affaire du Covid-19 est en partie un sujet à part, mais elle est également entrée dans une nouvelle phase avec l’accord de plaidoyer de culpabilité annoncé il y a quelques jours par le conseiller en chef du Dr Fauci, le Dr David Morens.) Même l’ancien président Obama semble acculé. Il bénéficie d’une immunité pour les actions qu’il a menées en tant que président, mais cette immunité l’empêche de se retrancher derrière le cinquième amendement en tant que simple citoyen devant un tribunal. Les choses s’animent.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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