Message – en chanson – pour mes amis d’Amérique latine


Par The Saker − Le 18 novembre 2019 − Source thesaker.is

2015-09-15_13h17_31-150x112Chers amis,

Je dois admettre que je suis absolument navré des nouvelles en provenance d’Amérique latine. Brésil, Venezuela, Cuba, Colombie, Nicaragua, Équateur, Argentine, Chili, Mexique, Bolivie – partout dans le monde, les peuples luttent contre ce que l’on appelle «l’impérialisme yankee» depuis des décennies.

Le pendule de l’histoire a souvent oscillé en Amérique latine. Je me souviens de la guerre civile en Argentine juste avant le coup d’État de 1976, j’étais encore un enfant, mais je me souviens de tout. Puis le coup d’État, la «sale guerre» méchante et laide, le désastre de la guerre – juste ! – pour les Malouines, puis les années de «démocratie». Des fleuves de sang, et malgré cela, la nouvelle ère de liberté et de paix, que tout le monde espérait n’est pas venue. Aujourd’hui, quatre ou cinq décennies plus tard, les peuples d’Amérique latine continuent de mourir et souffrir sous le joug d’une classe de compradores, installée et contrôlée par la CIA, qui vendraient volontiers leurs mères et leurs filles à l’oncle Shmuel pour quelques dollars.

Et pourtant.

Et pourtant, 40 ou 50 ans, c’est peu de chose du point de vue de l’histoire, d’autres luttes ont duré beaucoup plus longtemps. Alors, pour rappeler de façon poignante que nous ne perdrons jamais espoir et n’accepterons jamais l’oppression, voici une chanson de Pedro Aznar dont les belles paroles seront comprises de tous, de la Patagonie à la frontière nord du Mexique – y compris par mes amis brésiliens lusophones – et qui exprime l’espoir commun à tous !

Venceremos !

Transcription des parolesSource espagnole

La rosée luit sur les champs de blé
Les matins de raisin et de vin rappellent les temps de paix
La morsure du froid à l’aube, le pain tiédi au soleil
Je pense au froid qui habite maintenant mon cœur
Il y a dans les yeux des gens la même tristesse immense
parce que des chaînes d’acier nous entravent
Mais ce qu’ils ne savent pas, ce qu’ils ne sauront jamais
c’est qu’ici, sur notre terre, de la montagne à la mer,
Souffle une brise légère qui deviendra ouragan.
Ah, mais ils ne savent pas qu’un jour ce sera un ouragan.
Ami garde ton esprit vif et attentif à la tromperie
car l’heure juste et précise sonnera tôt ou tard
Fais savoir à tes jeunes enfants que ce voyage sera long et difficile,
Et qu’aucune douleur, aucun joug, ni le temps, ne soumette jamais un cœur sauvage

The Saker

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

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