C’est une chose que le peuple (iranien) soit dirigé par des autocrates redoutés dans le monde entier et armés jusqu’aux dents, mais c’en est une autre d’être gouverné par des incompétents et des bouffons humiliés et désormais impuissants. − VDH
Par James Howard Kunstler – Le 20 avril 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’USS Spruance dans la mer d’Oman
Mercredi, le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran expire. Ces deux dernières semaines ont été intéressantes. Les États-Unis en ont profité pour négocier la fin des hostilités, ravitailler nos navires dans la mer d’Oman, effectuer la maintenance de nos navires et de nos avions de combat, démanteler les circuits bancaires de l’Iran et bloquer le détroit d’Ormuz afin de couper les dernières sources de revenus du régime. Les Iraniens en ont profité pour sauter de joie et pousser des cris de joie. Ils ont également tenté de déblayer les entrées de leurs grottes et tunnels bombardés afin de mettre au jour ce qui reste de leurs lance-missiles cachés. Nos satellites ont surveillé tout ce qu’ils faisaient et ont cartographié les coordonnées.
Des négociations ? Jusqu’à présent, elles n’ont pas porté leurs fruits, si l’objectif est la cessation des hostilités et la remise de l’uranium iranien. Nous ne sommes même pas sûrs que les Iraniens avec lesquels nous négocions aient une réelle autorité pour conclure un accord. Le gouvernement iranien est à ce stade un méli-mélo de factions en conflit : le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI), qui est une vaste mafia djihadiste détenant la moitié de l’économie iranienne et contrôlant son arsenal avancé de missiles et de drones ; l’armée régulière (Artesh), qui serait théoriquement chargée de repousser une invasion terrestre, mais qui, pour le reste, se contente de rester en retrait ; et le gouvernement civil représenté par le président Masoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibef — dont aucun ne semble détenir un réel pouvoir de décision.
Les négociateurs américains, menés par le vice-président Vance ainsi que MM. Witkoff et Kushner, atterriront aujourd’hui (lundi 20 avril) à Islamabad, au Pakistan. Notre accord est toujours sur la table. Il est assez simple : l’uranium susmentionné plus un gel de vingt ans des activités nucléaires sans aucune voie vers l’arme ; la réouverture totale du détroit d’Ormuz ; la fin du soutien iranien au Hezbollah, au Hamas et aux Houthis ; la levée progressive des sanctions et l’accès aux avoirs gelés ; et la cessation des hostilités.
Les événements du week-end montrent que l’Iran n’a pas fini de jouer à des jeux stupides et de remporter des prix stupides. Dimanche, ils ont tenté de forcer le blocus d’Ormuz avec un cargo, le M/V Touska battant pavillon iranien. Le destroyer américain Spruance, un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke, a percé un trou dans sa salle des machines avant de saisir le navire. Sa cargaison reste pour l’instant inconnue.
L’Iran affirme avoir fermé le détroit d’Ormuz. Les États-Unis ont déclaré qu’il était déjà fermé par leur blocus (nous l’avons fermé encore plus hermétiquement). L’Iran ne peut plus faire sortir clandestinement du pétrole pour le vendre à la Chine ni acheminer des approvisionnements vers le pays. L’Iran perdra environ 500 millions de dollars par jour et la Chine perdra la majorité de ses importations de pétrole. La Chine va s’agiter et s’affoler à ce sujet, tandis que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) perdra sa dernière source de revenus, ce qui signifie qu’il n’y aura plus de salaire pour personne. Voyons si cela entraîne un changement d’attitude.
Si l’Iran ne peut pas acheminer son pétrole, il atteindra bientôt la limite de sa capacité de stockage, ce qui signifie qu’il devra fermer ses puits de pétrole. Si cela se produit, les conditions hydrologiques sont telles que l’infiltration d’eau dans les strates souterraines endommagera de manière irréversible les champs pétrolifères. L’Iran est pris entre le marteau et l’enclume.
Cela pourrait suffire à forcer un accord dans les heures à venir. Le président Trump a clairement fait savoir que le temps où l’Iran pouvait se moquer des États-Unis était révolu. On revient donc au scénario « Power Station and Bridge Day » (les faire sauter). Ce serait extrêmement regrettable pour le peuple iranien ordinaire. Il est désarmé et impuissant face aux maniaques du CGRI qui laisseraient le scénario « Power Station and Bridge Day » se produire, et qui, en réalité, se moquent bien du peuple iranien ordinaire.
Cependant, l’armée régulière iranienne, l’Artesh, dispose bien d’armes (c’est une armée, et les armées sont généralement armées). Peut-être les utilisera-t-elle pour mettre hors d’état de nuire le CGRI djihadiste et fou. Après tout, la mission de l’Artesh est la défense sur le terrain du territoire iranien, et à l’heure actuelle, la plus grande menace pour l’Iran est le CGRI. Je suppose qu’il faudra attendre et voir ce qu’il en est.
Pendant ce temps, des développements intéressants se produisent sur le front intérieur américain : tout à coup, les pièces bougent sur l’échiquier de la révolution de couleur en cours et de longue date que l’administration Trump tente d’arrêter. Par révolution de couleur, j’entends les efforts du Parti démocrate et des cadres de son État profond pour transformer notre pays en une matrice d’opérations de racket crypto-marxistes — et pour échapper à la responsabilité des dommages déjà causés depuis au moins 2016.
Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré explicitement dans l’émission d’information Sunday Morning de Maria Bartiromo que son agence avait amassé des preuves tangibles de fraude lors des élections de 2020 et qu’il fallait s’attendre à des arrestations d’ici peu. (Hmmmm, peut-être pas si « sans fondement » après tout.) Le procureur général par intérim Todd Blanche s’est préparé à faire sortir la prisonnière politique du Colorado, Tina Peters, de la prison d’État pour la placer sous protection dans un établissement fédéral. Selon certaines rumeurs, cette décision serait due à la transformation imminente de Mme Peters en témoin dans une affaire fédérale contre des responsables électoraux du Colorado.
Le procureur général Blanche a également engagé Joseph diGenova, ancien procureur fédéral du district de Washington, comme avocat adjoint du procureur fédéral Jason Reding Quiñones dans le district sud de la Floride, qui, comme vous le savez, dirige un grand jury là-bas. M. diGenova, âgé de 81 ans, a retracé les événements et les chronologies nécessaires pour monter un dossier solide de « grande conspiration » contre la célèbre bande de révolutionnaires de couleur qui a perpétré une série de canulars, de fraudes et de poursuites malveillantes contre notre pays et des milliers de citoyens innocents (y compris l’actuel occupant de la Maison Blanche, ses avocats et ses associés). Comme je l’ai dit, les choses deviennent de plus en plus intéressantes.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
