Le Bitcoin, un outil de gestion monétaire.


Par globalintelhub – Le 20 décembre 2017 – Source Zero Hedge

D’un point de vue systémique, le bitcoin n’est rien de plus qu’une autre bulle touchant le domaine de l’électronique, bien qu’il ne soit pas un outil d’assouplissement monétaire (AM) explicitement utilisé par la Fed. Il a pourtant atteint le même objectif, mais bien plus rapidement.  Ce qui a pris des décennies et des années pour que l’AM se fasse sentir sur d’autres marchés, le bitcoin l’a fait en quelques mois.  Même s’il est exact que le bitcoin n’augmente que parce que le dollar US et d’autres devises fiduciaires achètent, l’effet en est une vitesse quasi infinie de la monnaie.  Un problème subtil que la Fed a traité peut-être plus que l’inflation, est la vélocité de la monnaie qui est en déclin constant depuis la crise bancaire.

Velocité du dollar US

Fondamentalement, la vélocité de l’argent est la vitesse à laquelle l’argent est « dépensé » et se déplace dans l’économie.  Les milliers de milliards d’argent dus à l’AM versé sur les bilans des banques ne sont pas utiles à l’économie.  La Fed le sait, mais sa créativité est limitée.  Fait intéressant, si vous regardez le graphique ci-dessus, la vélocité de l’argent était en forte baisse à peu près au moment où le bitcoin a été introduit.  Nous avons déjà montré comment nous croyons que des forces anonymes au sein du gouvernement américain, sinon le gouvernement entier, sont en quelque sorte responsables de la création du bitcoin, et qu’elles ont au moins participé à sa conception.  Ce n’est pas du complotisme, c’est de l’analyse macro économique. Qui est le groupe le plus compétent ayant les meilleurs cryptographes, mathématiciens et le meilleur budget au monde à disposition ? (La NSA).  Qui avait le besoin économique d’un Bitcoin pour résoudre le problème de vélocité de l’argent ? (La Fed).

Nous attirons votre attention sur ce point à cause des récents gros titres du Washington Post sur le « Fedcoin » :

« L’argent papier a l’avantage indéniable d’être anonyme. Vous pouvez mettre cet argent sous votre matelas ou dans un coffre-fort, et personne d’autre que vous ne le sait. Une monnaie électronique nationale rendrait beaucoup plus difficile pour les criminels de thésauriser de l’argent parce que toutes les transactions seraient consignées dans le grand livre du gouvernement. Si une transaction était jugée illégale, les parties ayant pris part à cette transaction pourraient être identifiées. C’est donc le cas pour le bitcoin, dont les données sont visibles par tous. En dépit d’une presse négative sur l’utilisation du bitcoin à cause des transactions illégales, le bitcoin n’est pas anonyme et les criminels qui l’utilisent ne réalisent pas que leurs transactions sont enregistrées. »

Il y a une autre raison pour laquelle les gouvernements aiment l’idée d’une monnaie électronique nationale : elle renforce le pouvoir sur la politique monétaire pour aider à gérer l’économie.

Nous avons publié ce point de vue dans de nombreux articles, il y a plusieurs mois, et dans notre livre « Splitting Bits : Understanding Bitcoin and the Blockchain ».

L’article du Washington Post est sûrement là pour préparer quelque chose, car ce journal est devenu le porte-parole de la CIA pour ses PsyOps, comme pour les autres agences du « Big Intel ».

Et voilà, maintenant allez dépenser vos bitcoins !

Globalintelhub

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

 

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