… c’est de la subversion, et rien de tout cela n’est le fruit du hasard. C’est un scénario bien rodé qui consiste à utiliser les institutions démocratiques d’un État jouissant d’une grande confiance pour détruire une civilisation. − El Gato Malo sur Substack
Par James Howard Kunstler – Le 7 août 2026 – Source Clusterfuck Nation

D’une manière ou d’une autre, on va vous retrouver, on va vous avoir, on va vous avoir, on va vous avoir…
Les journées sont peut-être encore longues, mais c’est une période sombre pour la politique de notre pays. Tout le monde est nerveux et beaucoup sont furieux, et pourtant toute cette émotion ne mène nulle part, elle ne fait que vous ronger pendant que vous observez et attendez des signes indiquant que de l’aide est en route. À quoi ressemblerait d’ailleurs cette aide ? Peut-être à un effort concerté pour chasser d’un coup toute une série de mauvaises idées de la vie américaine et les remplacer par de meilleures idées, autour desquelles il vaut la peine de construire une vie.
Des deux partis politiques qui se disputaient autrefois les intérêts du capital et ceux du travail, il ne reste presque plus rien — rien de cohérent, en tout cas. M. Trump et ses acolytes se tiennent toujours en marge d’un establishment républicain impuissant qui ne sait dire que « non ». C’est déjà grave en soi, lorsqu’il s’agit de questions vitales comme la réforme électorale et une politique budgétaire saine. Mais le président les sape méthodiquement à l’aide de contournements tactiques, comme cette semaine lorsqu’il a utilisé le contrôle des visas du Département d’État pour empêcher les visiteurs étrangers de venir ici dans le seul but de faire naître des citoyens de droit.
La situation deviendra extrêmement grave lorsque le président devra gérer la faillite fonctionnelle du gouvernement, l’effondrement du marché obligataire sous le poids de notre dette insurmontable, et toutes les répercussions qui en découleront. Cela va inévitablement arriver et exigera une réorganisation rigoureuse des finances américaines, voire de notre monnaie elle-même. Ce sera le moment où la nation comprendra ce que signifie réellement le leadership, et non pas seulement une succession sans fin de tromperies et de simulacres.
À ce propos, il y a l’autre parti, les Démocrates. Les Démocrates, déconnectés des intérêts du monde du travail (pour ce qu’il en reste), ne sont désormais plus que le parti des mauvaises idées et de la criminalité. Le parti est également, à ce tournant de l’histoire, pris dans un terrible étau à quatre volets qui pourrait facilement le mener à l’extinction. Passons-les en revue.
Tout d’abord, il y a l’ensemble des idées qui constituent le programme du parti, facilement identifiable depuis quelques années déjà comme le catalogue « woke ». Pratiquement toutes sont des idées que la majorité du public rejette comme étant insensées. Une frontière grande ouverte. Nous avons essayé cela pendant quatre ans sous le faux président « Joe Biden ». Ça n’a pas très bien marché. Cela a ajouté plusieurs millions de personnes à l’aide sociale « tout gratuit » que les véritables citoyens doivent payer à contrecœur. Cela a privé ces mêmes citoyens d’emplois. Cela a entraîné le meurtre et le viol d’un grand nombre de femmes (pour la plupart). Cela a laissé entrer Dieu sait combien de terroristes étrangers.
Le « wokisme » inclut également les produits DEI issus d’une haine raciale fabriquée de toutes pièces et d’une confusion des genres, en particulier tels qu’ils sont appliqués à l’école, de la maternelle jusqu’au doctorat. Outre la haine pure et l’idiotie que ces choses ont engendrées, elles ont également conduit à l’abandon du mérite et de l’excellence en tant que principes organisateurs de la civilisation. Les Américains rejettent de plus en plus tout cela.
Le deuxième point de tension est le bilan criminel du Parti démocrate. L’opération Covid-19 était essentiellement de leur fait. Elle a tué et blessé des millions de personnes, détruit l’intégrité de la médecine et entraîné la perversion délibérée de notre procédure électorale. Elle nous a valu le faux président « Biden » et la bande de l’« autopen » qui le manipulait. En cours de route, le parti s’est servi de la loi comme d’une arme et a multiplié les canulars : le « RussiaGate », la procédure de destitution, le 6 janvier, les procès de Trump en 2024 — trahison, sédition, privation de droits sous le couvert de la loi, obstruction à la justice et bien d’autres encore. Ces crimes constituent un fardeau énorme pour le parti ; ils font actuellement l’objet de poursuites judiciaires, et bon nombre des héros du parti finiront en prison.
Le troisième point de tension concerne l’opération de racket généralisée et atroce menée par le parti. Le processus visant à la mettre au jour est en cours depuis le 20 janvier 2025, mais il reste encore un long chemin à parcourir sur le plan judiciaire. Le « Somali Learing Center » dans le Minnesota, des centaines de faux centres de soins palliatifs en Californie, des fraudes à Medicaid dans un État après l’autre. Les autorités étatiques ont généralement laissé ces pratiques se poursuivre. Nous attendons les inculpations éventuelles du gouverneur Tim Walz, de Gavin Newsom, de JB Pritzker, de Janet Mills et de nombreux autres responsables politiques Démocrates.
L’appareil de racket du Parti démocrate comprenait également un système de blanchiment d’argent qui réinjectait des millions de dollars provenant d’un réseau d’ONG qui détournaient l’argent des contribuables vers les caisses du parti. L’USAID en était un mécanisme majeur, et a été en grande partie démantelée, mais des milliers d’ONG existent toujours et servent de centres d’emploi pour de jeunes « militants » du parti qui, sans cela, devraient travailler derrière des machines à expresso. Une grande partie de cet activisme dépend du financement provenant de personnalités telles que George Soros, la Fondation Tides, Bill Gates, Neville Roy Singham et d’autres organisations philanthropiques aux activités teintées de criminalité. La justice vient désormais les rattraper, eux aussi.
Ce qui nous ramène directement au quatrième point de tension : la montée du communisme et du djihad comme nouveaux cris de ralliement du Parti, tandis que les trois autres facteurs de pression œuvrent à mettre l’ancienne garde du Parti hors jeu.
Le communisme est la mode du moment parmi la jeunesse du Parti démocrate, car la surproduction d’élites (c’est-à-dire les diplômés de l’enseignement supérieur) se voit de plus en plus exclue des emplois confortables au sein du réseau assiégé des ONG, est encore davantage menacée par l’avènement de l’intelligence artificielle, et a été formée par les corps professeurs d’université d’extrême gauche à tomber amoureuse des remèdes utopiques de Karl Marx.
Le communisme est le dernier recours du Parti, et la plupart des Américains n’y adhéreront pas, quelle que soit la sincérité apparente de la faction des jeunes ces jours-ci. Les Américains croient aux droits de propriété. Ils veulent posséder des biens. Ils n’apprécient guère d’être malmenés par des commissaires. Ils veulent conserver Thanksgiving et Noël.
Quant au djihad, il est difficile d’imaginer une voie moins susceptible de conquérir les cœurs et les esprits des Américains. Peu importe à quel point vous en voulez à Israël, le djihad n’est pas la réponse aux problèmes de l’Amérique. Non, Dorothy, le Kansas ne rejoindra pas la Oumma. Vous n’aurez pas à enfiler la burqa. La charia ne remplacera pas la common law anglaise. C’est une cause pour laquelle quelqu’un va mourir, et en Amérique, ce ne seront pas les Américains.
Personnellement, je ne vois pas comment le Parti démocrate, tel qu’il est actuellement configuré, pourrait survivre à ce carcan à quatre volets. Si le président Trump parvient à amorcer la réindustrialisation du pays — même en tenant compte de l’intelligence artificielle et des robots —, il y aura toujours besoin de main-d’œuvre humaine, et cette main-d’œuvre cherchera une forme de représentation politique. Peut-être trouvera-t-elle cette représentation dans la coquille vide de ce qui était autrefois le Parti démocrate. Sinon, tant pis. Le parti est cuit.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
