La subversion fonctionne en important un cadre moral inversé et en amenant la population cible à l’adopter comme sa propre conscience.− Yuri Bezmenov’s Ghost sur « X »
Par James Howard Kunstler – Le 6 février 2026 – Source Clusterfuck Nation

Les grands méchants lapins jouent avec le petit lapin
Même dans le froid glacial de l’hiver, les événements et les tensions s’intensifient, et l’Amérique attend… le Méchant Lapin ! Vous percevez qu’il y a un message dans le prochain concert de la mi-temps du Superbowl du chanteur portoricain au genre fluide, mais quel est ce message ? Un contrepoint à 180 degrés aux coups et aux chocs violents des géants sur le terrain ? L’annonce officielle de la Reconquista ? Un pied de nez au président Donald Trump et au cheval suprémaciste blanc sur lequel il est monté ?
Cette routine du pain et des jeux semble bien usée. Le pain, bien sûr, c’est la pizza, le Soleil Vert de cette fin des temps apparente, qui sous-tend la romance de la nation avec l’obésité morbide (et peut-être avec le sexe dégénéré). Les jeux — les Grammy Awards de la semaine dernière, les Jeux olympiques d’hiver ce soir, le Superbowl qui approche dimanche — dégagent une odeur d’épuisement culturel total. Que faudra-t-il finalement pour que la civilisation occidentale, et son avatar, les États-Unis, cessent de se ridiculiser devant Dieu et l’histoire, et trouvent mieux à faire ?
Vous avez sans doute suivi l’affaire Epstein. La sordidité se propage comme une infection à levures dans le corps politique, et pourtant, à ce jour, pratiquement aucun crime passible de poursuites ? Comment est-ce possible ? La publication la semaine dernière de la dernière série de documents Epstein a au moins permis de récolter des réputations. Les documents ont révélé que le milliardaire de Microsoft, Bill Gates, avait comploté avec feu (probablement) Jeffrey Epstein pour transformer les pandémies et les vaccins en une entreprise rentable, avec une série de discussions par e-mail plusieurs années avant que le Covid ne se propage dans le monde.
Puis, il se trouve que M. Gates a parrainé l’exercice pandémique Event 201 en octobre 2019 (avec l’Université Johns Hopkins et le Forum économique mondial), à peu près au moment où les premières épidémies de Covid-19 se sont déclarées à Wuhan, en Chine, lors des Jeux mondiaux militaires, une sorte d’Olympiades pour les soldats. De nombreux athlètes de différents pays (dont les États-Unis, la France, l’Allemagne et d’autres) ont contracté une infection respiratoire.
Naturellement, on se demande depuis combien de temps exactement le canular Covid était en préparation et entre qui ? Si M. Gates était impliqué dans la planification de l’Event 201 avec l’Université Johns Hopkins, ne pensez-vous pas qu’il était également en contact avec le NIAID américain, l’agence du Dr Anthony Fauci, et avec le Dr Fauci lui-même ? Le Dr Fauci avait un talent particulier pour augmenter le financement de ses activités par les contribuables avec des fonds provenant de sources extérieures au gouvernement, et Bill Gates en avait certainement beaucoup, en plus d’une obsession égale à celle du Dr Fauci pour les virus. Et 2019 était précisément l’année où les scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan faisaient des expériences sur des coronavirus associés aux chauves-souris. Oups.
Il se trouve que le représentant James Comer (R-KY), président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants qui enquête actuellement sur l’affaire Epstein, a indiqué cette semaine qu’il souhaitait appeler Bill Gates à témoigner sur ses activités avec Jeffrey Epstein. Ne serait-il pas intéressant d’entendre Bill parler de ses aventures dans le domaine de la virologie ? Bill Gates n’est d’ailleurs ni médecin ni chercheur médical agréé. La virologie est son hobby.
Comme une sorte de queue sur l’âne, un e-mail écrit par Jeffrey Epstein en 2013 a fait surface cette semaine, affirmant que Bill Gates avait déclaré avoir contracté une maladie sexuellement transmissible auprès de filles russes et avoir demandé l’aide d’Epstein pour obtenir des antibiotiques afin de les administrer secrètement à son épouse de l’époque, Melinda. Cela a fait exploser Internet, mais ne détectez-vous pas une odeur d’histoire farfelue (sans jeu de mots) ? Bill Gates avait certainement les moyens d’acheter un médecin et de lui faire prescrire tout ce qu’il voulait. Quoi qu’il en soit, la longue collaboration de Bill Gates avec Jeffrey Epstein a apparemment ruiné sa réputation de philanthrope médical. Il faut donc s’attendre à ce qu’il se trouve un autre passe-temps alors qu’il s’enfonce dans l’obscurité de l’ignominie.

Lord Peter Mandelson, baron de Foy, en slip, avec une « fille » d’Epstein
Il y a ensuite le cas, au Royaume-Uni, de Lord Peter Mandelson (baron Mandelson de Foy), ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, récemment démis de ses fonctions en raison de ses relations avec Jeffrey Epstein. Des photos ont été publiées montrant Lord M. à moitié nu avec d’autres membres de la troupe de Jeffrey Epstein, également à moitié nus. Dans le célèbre livre d’anniversaire de 2003, il a écrit qu’Epstein était « mon meilleur ami ».
Il a reçu des paiements de JE au fil des ans et, en échange, il semble que Mandelson, qui occupait alors un poste de ministre senior après la crise financière de 2008, aurait transmis à JE des courriels confidentiels du gouvernement britannique, des informations sensibles sur les marchés (par exemple, sur les plans de sauvetage de l’UE pour la Grèce, les taxes sur les bonus des banquiers et les notes de réunions avec des responsables américains en Grande-Bretagne à des fins d’investissement pour JE. Conclusion : Mandelson est ruiné. Son poste d’ambassadeur a pris fin. Il a démissionné de la Chambre des lords. Le roi Charles III envisagerait de lui retirer son titre (baron de Foy), le laissant simple roturier ruiné.
Prochaine étape (apparemment) : Bill et Hillary Clinton sont cités à comparaître devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants présidée par M. Comer les 26 et 27 février. Ils auront des explications à fournir sur la manière dont Jeffrey Epstein les a aidés à construire le fabuleux moteur de richesse connu sous le nom de Fondation Clinton et ses diverses ramifications telles que la Clinton Global Initiative, la Clinton Health Access Initiative, la Clinton Family Foundation et la Clinton Presidential Library.
Cela fait suite à une lutte de plusieurs mois pour obtenir des Clinton qu’ils se soumettent à des entretiens en personne sous serment à huis clos. Les Clinton voulaient simplement remettre quelques conneries écrites de leur cru et en rester là. Ils étaient sur le point d’être condamnés pour outrage au Congrès — comme l’ont été récemment d’autres personnalités politiques, Peter Navarro et Steve Bannon, avec des mois de prison à la clé — lorsqu’ils ont cédé. Hillary s’est montrée très agacée hier, exigeant que l’audience soit diffusée à la télévision afin qu’elle puisse se mettre en avant. Refusé. Curieusement, personne ne se précipite pour défendre les Clinton. On pourrait soupçonner que leurs nombreux amis et associés sentent l’odeur du sang dans l’eau et que personne ne veut se mouiller.
En parlant de choses mouillées et sanglantes, la dernière série de documents Epstein a ravivé les rumeurs d’un culte satanique ignoble d’abus d’enfants parmi les élus… toutes sortes d’activités horribles, telles que celles représentées dans la collection d’art de Tony Podesta. Même l’histoire farfelue du PizzaGate est de nouveau à l’ordre du jour. Je ne peux pas affirmer que j’y crois vraiment, mais les rumeurs sont assourdissantes, il est donc conseillé de rester à l’écoute et de voir ce qui va se passer.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
