Le pays a l’air pathétique parce que trop de ses hommes sont d’abord devenus pathétiques, puis ont exigé que nous autres considérions cet effondrement comme un accomplissement moral. − LHGrey sur Substack
Par James Howard Kunstler – Le 25 septembre 2026 – Source Clusterfuck Nation
L’un des mystères persistants de ce quatrième tournant démentiel est de savoir comment il se fait que la prétendue élite intellectuelle américaine ait été la classe qui, sans aucune honte, ait perdu la tête collectivement, se soit ralliée à des idées allant de l’absurde au scandaleux — « Retirez les moyens financiers à la police », « des garçons dans les vestiaires des filles », « la carte d’électeur est injuste », « démantelez le capitalisme », « personne n’est en situation irrégulière », « des émeutes pour l’essentiel pacifiques », « l’obligation vaccinale contre la Covid », « la censure orchestrée par la CIA » — et a finalement décidé de défiler sous la bannière du communisme, le programme politique le plus flamboyamment ruineux de l’histoire.
La réponse est que les intellectuels sont à la solde de cette organisation mafieuse qu’est la bureaucratie permanente de Washington, étroitement liée au blanchiment par le Parti démocrate de l’argent des contribuables au profit de toutes les entreprises parasitaires que ce cartel alimente. Et plus les flux financiers sont réduits, plus les intellectuels craignent de perdre leurs salaires mirobolants et leur statut. En désespoir de cause, ils tentent désormais tout simplement de réduire les États-Unis en cendres.
Au moins, on n’entend plus chanter « Slava Ukraini », puisqu’il est plus qu’évident que l’UE utilise ce pays minable comme tremplin pour la Troisième Guerre mondiale, et manifestement, même les « progressistes » ont décidé que ce n’était pas une si bonne idée. (Les élites de l’UE sont peut-être encore plus folles que celles des États-Unis.)
L’Histoire, je vous le rappelle, est une farceuse. C’est également une ironie capitale de notre époque que le rôle de « champion gris » de ce Quatrième Tournant soit revenu à un certain Donald Trump. Il est à la fois caricatural dans ses discours, son apparence et ses penchants, tout en se montrant d’une efficacité stupéfiante, infatigable et intrépide dans sa fonction de président. Sa simple présence sur la scène politique plonge ses adversaires dans des accès de rancœur. Leur incapacité à l’éliminer, que ce soit par les balles ou par les manœuvres juridiques les plus fantaisistes et fallacieuses, a conduit leur parti politique favori à une rupture franche avec la réalité, frôlant peut-être le suicide.
Il y a eu une lueur d’espoir dans les manigances électorales grotesques de 2020 qui ont propulsé « Joe Biden » à la Maison Blanche et relégué M. Trump dans le désert politique. Après s’être fait naïvement bousculer par ses ennemis de l’État profond au cours de son premier mandat, il a eu une excellente occasion de prendre du recul et d’observer exactement comment ils opéraient une fois aux commandes du pouvoir, puis de cartographier le réseau, motivé par l’argent, des organisations néfastes qui nourrissaient ces ennemis. Et même tout en étant traîné devant les tribunaux dans une succession d’affaires montées de toutes pièces, et en esquivant les balles, M. Trump a pu élaborer de grands plans cohérents pour vaincre ces ennemis.
La réalité devient de plus en plus difficile à discerner pour une créature (l’être humain) qui dépend d’un consensus sur ce qui est réel, consensus dicté par le langage, moteur de l’entente. Lorsque l’on détruit le langage, on rend l’entente impossible, et la réalité se transforme en une boue grise. Les gauchistes ont bouleversé le langage à outrance, jusqu’à ce que chaque mot, chaque idée associée à chaque mot, devienne le contraire de ce que tout le monde pensait qu’il était. La stratégie s’est retournée contre eux de manière catastrophique, car ce sont les gauchistes qui ont ainsi détruit leur propre réalité, se rendant eux-mêmes fous et ridicules. Imaginez une candidate à la Cour suprême, une femme, comme par hasard, qui affirme sous serment qu’elle ne peut pas définir ce qu’est une femme.
Les gauchistes qui se sont laissés prendre à ce piège ont été formés de main de maître par leurs propres mentors gauchistes dans les universités, qui adhéraient tous à la « Bible » dépravée de Saul Alinsky sur les combats politiques déloyaux, Rules for Radicals, dont la règle numéro un est : accuser vos adversaires de faire exactement ce que vous faites vous-mêmes. Le fait que les femmes aient dépassé les hommes en nombre dans l’enseignement supérieur et dans les postes de direction vers lesquels elles se sont orientées après l’université a grandement servi leur cause. Les femmes, étant plus petites et moins fortes physiquement que les hommes, sont plus enclines à la lutte déloyale. Telle a été la triste histoire récente du Parti démocrate, qui patauge désormais dans un monde souterrain de maladie mentale.
Il était dans la nature des conservateurs de résister à toutes les tentatives de changements linguistiques imposés au pays. Ils ne croyaient généralement pas que les hommes pouvaient devenir des femmes par simple volonté, ni que la « diversité » apportée par 20 millions d’immigrés clandestins constituait « notre force », ni que les mères devaient être appelées « personnes qui donnent naissance ». Leur consensus sur la réalité n’était pas fracturé.
L’élite, autrefois puissante, ne supporte pas de ne plus détenir le pouvoir. Elle dispose encore de beaucoup d’argent, mais elle souhaite probablement conserver ce qu’il en reste ; or, maintenant que le blanchiment de l’argent des contribuables par le biais des ONG touche à sa fin, il lui sera de plus en plus difficile de financer sa soif de pouvoir avec l’argent d’autrui. Les élections de mi-mandat constituent pour elle un défi plus grand que ne le laissent entendre ses canaux d’information officiels, et la bouillie « woke » qui envahit Internet n’arrange pas les choses non plus.
À moins d’une « surprise d’octobre » traumatisante, je pense désormais qu’il est peu probable que le président invoque un décret de sécurité nationale pour imposer une pièce d’identité uniforme aux électeurs dans tout le pays. Il semble plutôt que plusieurs agences exécutives surveilleront les activités dans et autour des bureaux de vote. Le secrétaire MarkWayne Mullin, du ministère de la Sécurité intérieure, a déclaré que des agents de l’ICE pourraient être présents dans les bureaux de vote. Des actions en justice ont été intentées pour tenter de bloquer cette mesure. La procureure générale adjointe chargée des droits civils, Harmeet Dhillon, a déclaré que le ministère de la Justice avait l’intention d’envoyer 1 000 avocats et du personnel juridique qualifié dans certains districts. Le ministère de la Justice a également averti les responsables électoraux des États et des comtés que toute tentative de manipulation des bulletins de vote entraînerait cette fois-ci des sanctions sévères.
S’il y a des troubles cette année, ils auront plus de chances de se produire après l’élection, lorsque les Démocrates refuseront d’accepter les résultats. Les « ninjas du droit » Marc Elias et Norm Eisen passeront à la vitesse supérieure pour tenter de paralyser le pays à coups de poursuites judiciaires post-électorales. Quant aux émeutes, les ONG savent que le FBI surveille de près les flux financiers qui leur restent et qui sont destinés à des organisations telles que l’Antifa, ou ce qui reste de Black Lives Matter, ou encore le MEChA (Movimiento Estudiantil Chicanx de Aztlán), ou des groupes affiliés aux Frères musulmans, etc. Des milliardaires comme Neville Roy Singham seraient, semble-t-il, pris de panique. Soros déboursera environ 30 millions de dollars en espèces pour les candidats, mais je doute qu’il finance des affrontements de rue. Lui et son fils Alex, son successeur, marchent déjà sur des œufs.
Quoi qu’il en soit, l’élite intellectuelle s’est complètement discréditée. Les répercussions de la Covid-19, qui se poursuivent encore aujourd’hui, déclenchent un effondrement au ralenti d’experts discrédités, les uns après les autres. Le spectacle du Dr Fauci invoquant le cinquième amendement le mois dernier n’est pas la fin de cette affaire. Il est presque certain qu’il n’y aura aucune mise en examen des nombreux traîtres de l’État profond avant le 3 novembre — le président ne souhaite pas être accusé d’ingérence électorale. Mais après les élections de mi-mandat, ce sera le déluge.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
