Questions et réponses


Je suis le candidat qui regarde autour de lui. Pour comprendre pourquoi je grimpe en flèche dans les sondages, il suffit de regarder autour de soi… − Spencer Pratt


Par James Howard Kunstler – Le 5 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Les Démocrates ont été envoyé par Dieu.
Pourquoi ? Il était en manque de sauterelles ?

Regardez simplement avec émerveillement et nausée les bulletins de vote par correspondance de Californie arriver au compte-gouttes, offrant une démonstration en temps réel du parti « Notre Démocratie » crachant à nouveau au visage du pays, puisque tout le monde sait exactement ce qui se passe. Pendant ce temps, le Sénat a rejeté une nouvelle fois cette semaine le SAVE Act par 52 voix contre 48 pour… des raisons. Mais bon, courage, c’est le Mois de la Fierté. Au moment même où la Californie « queerisait » sa propre « primaire de la jungle », une troupe de drag queens se pavanait et virevoltait dans la salle du Conseil municipal de New York lors de ce qu’on a appelé un « Pride Ball » (en réalité plus un spectacle qu’un bal).

Et ce que cela a vraiment montré, c’est que le parti qui dirige New York n’a aucune honte. Comment, exactement, la maladie mentale recoupe-t-elle l’intérêt public, pourriez-vous demander ? Les historiens du futur, en train de rôtir des tatous à moitié décortiqués sur leurs feux de camp, le comprendront probablement. Pour l’instant, vous devez faire comme si cette question n’existait même pas. Ne vous donnez pas la peine de la poser. Suivez simplement le mouvement.

Voici une scène qui pourrait vous plaire : comme vous le savez désormais, le président a nommé le procureur général par intérim Todd Blanche au poste de procureur général à part entière, confirmé par le Sénat. Mais le sénateur Thom Tillis (R-NC) affirme qu’il exigerait de M. Blanche qu’il déclare que l’émeute du Capitole du 6 janvier 2021 était « une insurrection ». Ne serait-il pas amusant d’entendre M. Blanche répondre : « Je ne peux pas faire cela, monsieur, car le ministère de la Justice mène actuellement une enquête impliquant des dizaines d’agents fédéraux de plusieurs agences qui auraient fomenté les événements de ce jour-là en collusion avec des membres du Congrès et de l’armée américaine, et, eh bien, je ne peux en dire plus à ce sujet pour l’instant… »

De même, la fraude électorale. Il y a quelques jours à peine, M. Trump a déclaré à Miranda Divine du New York Post : « Nous avons eu une élection truquée [en 2020], nous ne pouvons pas avoir d’élections truquées. Nous savons qui a truqué l’élection. Nous savons tout maintenant… nous disposons d’informations que personne ne croyait possibles… Voyons ce qui va se passer. »

Hmmmm… Cela ne vous amènerait-il pas à soupçonner que le ministère de la Justice a une affaire, voire plusieurs, concernant la fraude électorale de 2020 en cours d’instruction ? Rappelez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, le FBI a saisi 700 cartons de preuves au centre électoral du comté de Fulton à Union City, en Géorgie. Et une autre cargaison provenant du comté de Maricopa, en Arizona. Pensez-vous qu’ils vont découvrir des, euh, irrégularités dans tout cela ? Peut-être des irrégularités flagrantes à en avoir les larmes aux yeux ?

Ne serait-il pas alors urgent de demander la mise en accusation de personnes réelles, si cela s’avère justifié, bien avant novembre, afin que des mesures puissent être prises pour empêcher davantage de fraudes et de tricheries lors des élections de mi-mandat — des mesures telles que… l’adoption du SAVE Act ! Comment le leader de la majorité John Thune pourrait-il expliquer son intransigeance sur la question face à tout cela ? Ou, à l’instar du Conseil municipal de New York, n’a-t-il donc aucune honte ?

Autre événement marquant de cette semaine : la nouvelle direction de CBS News a limogé Scott Pelley, la star de 60 Minutes, pour comportement apparemment insubordonné lors d’une discussion avec le nouveau producteur exécutif de l’émission, Nick Bilton, et la supérieure de M. Bilton, la rédactrice en chef Bari Weiss. Ils avaient déjà renvoyé la querelleuse Sharyn Alfonsi une semaine plus tôt. Bien sûr, 60 Minutes, avec son immense audience après les matchs de la NFL, était l’un des principaux rouages de l’appareil de manipulation mentale de l’État profond, et M. Pelley y a brillé de mille feux pendant des années, déversant un flot de mensonges les uns après les autres, du canular de la collusion avec la Russie à la fraude électorale de 2020 en passant par la fausse « insurrection » du 6 janvier, avec la même arrogance polie qu’il a affichée envers ses nouveaux patrons. Ils sont partis maintenant… au revoir. Les prochains sur la liste : Lesley Stahl (« Monsieur !!! Monsieur !!! ») et ce crétin prétentieux de Bill Whitaker. Virez-les tous !

Si vous cherchez à comprendre pourquoi le public américain est si profondément berné, c’est en grande partie à cause de l’échec total du secteur de l’information. On peut en retracer l’origine à deux changements de politique marquants. L’un fut l’abrogation en 1987 de la « Fairness Doctrine » de la FCC, qui exigeait des chaînes de télévision titulaires d’une licence fédérale qu’elles couvrent les questions publiques controversées de manière « juste et équilibrée ». L’autre a été la « modernisation » (sous Barack Obama) en 2013 de la loi Smith-Mundt (1948), qui interdisait au gouvernement américain de faire de la « propagande » auprès de ses propres citoyens — et qui, après cette « modernisation », est devenue floue sur ce point.

La commission Church de 1975-1976 (sénateur Frank) — la commission spéciale du Sénat chargée d’étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement — a établi que la CIA entretenait depuis longtemps des relations secrètes avec des dizaines de journalistes américains. On parle communément de « l’opération Mockingbird ». Depuis le Comité Church, la situation n’a fait qu’empirer, alors que l’État profond s’efforce de dissimuler les couches successives de crimes qu’il continue de commettre. Les journaux télévisés du soir ne sont plus qu’une succession de présentateurs et de « panélistes » qui parlent à tort et à travers. L’actualité elle-même est pour l’essentiel passée sous silence. Une des principales raisons est que les journaux télévisés n’emploient pratiquement plus aucun correspondant sur le terrain. Personne n’est sur le terrain pour rendre compte des événements. Ils ne veulent pas dépenser d’argent. Ainsi, l’actualité tourne en rond, principalement au service de mensonges fabriqués de toutes pièces.

La semaine dernière également, Paul Krugman, célèbre chroniqueur du New York Times et faux lauréat du prix Nobel d’économie, a publié une vidéo appelant à la « purge » du mouvement MAGA et de tout ce qui s’y rapporte de la vie américaine — lorsque son équipe (le parti de « Notre Démocratie ») reviendra au pouvoir, comme il se doit. Il n’a pas précisé si ce processus impliquerait des camps d’internement et des crématoires, mais on pouvait le déduire de son ton. Ça donne une petite idée de ce qu’ils ont en tête.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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