La guerre contre l’Iran. Netanyahou a bloqué l’accord en cours de négociations

Par Moon of Alabama – Le 25 mai 2026

La version courte de ce qui s’est passé ce week-end en ce qui concerne un éventuel accord avec l’Iran :

Trump: « NOUS NOUS SOMMES MIS ACCORD »

Netanyahu: « Non »

Trump: « Il n’y a pas d’accord »

La longue version :

La tentative de Trump, vendredi et samedi, de parvenir à un accord avec l’Iran a échoué.

Quelques heures après que Trump eut annoncé une résolution préliminaire du conflit, son patron, un certain Benjamin Netanyahu, l’a appelé et exigé des clauses destinées à empêcher un accord :

Le président Trump et moi avons convenu que tout accord final avec l’Iran devait éliminer le danger nucléaire. Cela signifie démanteler les sites d’enrichissement nucléaire de l’Iran et retirer ses matières nucléaires enrichies de son territoire.

Le président Trump a également réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre les menaces sur tous les fronts, y compris le Liban.

Le guide suprême iranien avait refusé de déplacer l’uranium enrichi du territoire iranien. Le droit de l’Iran à l’enrichissement nucléaire est un droit non négociable. L’inclusion d’un véritable cessez-le-feu au Liban est également une condition primordiale pour que l’Iran conclue tout accord.

Après l’appel, Trump a immédiatement changé de cap. L’accord qu’il avait hâte de conclure quelques heures plus tôt n’était soudainement plus urgent.

Trump a rapidement détourné l’attention en recourant à un nouveau stratagème mafieux.

Il a menacé (une fois de plus) de bombarder l’Iran. L’Iran, affirme-t-il, exercerait alors des représailles contre les mandataires arabes des États-Unis dans le Golfe. Pour éviter cela, dit Trump, ces États mandataires devraient immédiatement signer un accord de paix avec Israël :

« Les négociations avec la République islamique d’Iran se déroulent bien ! Ce ne sera qu’une bonne affaire pour tous ou, pas d’accord du tout — De retour au front et aux bombardements, mais plus grand et plus fort que jamais — Et personne ne le souhaite !

Lors de mes entretiens de samedi avec le Président Mohammed bin Salman Al Saud, d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, des Émirats arabes Unis, l’Émir Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani, le Premier Ministre Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim bin Jaber Al Thani et le Ministre Ali al-Thawadi, du Qatar, le maréchal Syed Asim Munir Ahmed Shah, du Pakistan, le Président Recep Tayyip Erdoğan, de Turquie, le Président Abdel Fattah El-Sisi, de Egypte, Roi Abdallah II, de Jordanie, et roi Hamad bin Isa Al Khalifa, de Bahreïn, j’ai déclaré que, après tout le travail accompli par les États-Unis pour tenter de résoudre ce casse-tête très complexe, il devrait être obligatoire que tous ces pays, au minimum et simultanément, signent les Accords d’Abraham.

S’ils ne le font pas, ils ne devraient pas faire partie de cet Accord car cela montre une mauvaise intention.

Par conséquent, je demande que tous les pays signent obligatoirement et immédiatement les Accords d’Abraham …

Bien sûr, aucun de ces pays n’a répondu à une telle absurdité.

Un accord avec l’Iran est (encore) sur la table. Pendant ce temps, les graves dommages causés par le conflit à l’économie mondiale et américaine s’accumulent de jour en jour.

Le temps n’est pas du côté de Trump. Il a un besoin urgent d’un accord. Mais pour y arriver, il doit retirer Netanyahou de ses pattes. Comment le faire est le réel problème.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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