Le printemps des RINO


Ce genre de dérangement est une psychopathologie inédite chez l’espèce humaine… une synthèse entre un embrouillage cérébral féminisé de bas niveau intellectuel et une folie névrotique. − JD Haltigan sur X


Par James Howard Kunstler – Le 30 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Je suis allé samedi aux rassemblements « No Kings » dans ma ville et dans la ville voisine. Des malades mentaux à perte de vue. Des personnes âgées aussi, à perte de vue, principalement de sexe féminin : les grands-mères dévorantes. Le Parti démocrate a fait de la maladie mentale sa principale stratégie de campagne, et ces derniers temps il remporte de grands succès à travers le pays, la maladie mentale devenant l’option de prédilection pour les vestiges déchirés de la génération du baby-boom.

Ils croient à des choses manifestement insensées, par exemple la dernière proposition de la députée Pramila Jayapal (D-WA) selon laquelle les immigrants illégaux mériteraient des réparations au motif qu’ils ont été « traumatisés » par les mesures d’application de la loi sur l’immigration aux États-Unis. Si vous avez l’impression que le Parti démocrate est en guerre contre notre pays, vous n’hallucinez pas. C’est tout autant un jihad que celui que les partisans du « Mort à l’Amérique » en Iran prônent explicitement depuis 1979.

Le président ne reçoit aucune aide de son propre parti, comme vous pouvez le constater dans les manigances honteuses autour de la question urgente de la réforme électorale. Vous savez exactement comment le scénario électoral a été écrit : laisser entrer illégalement x millions d’étrangers dans le pays, leur donner (illégalement) des numéros de sécurité sociale, des permis de conduire, des inscriptions automatiques sur les listes électorales, des adresses, des bulletins de vote par correspondance… et voilà ! Ils n’ont même pas besoin d’envoyer eux-mêmes leurs bulletins de vote par correspondance. Le ninja du « lawfare » Marc Elias organisera un service de collecte des bulletins. Et la cerise sur le gâteau, c’est que le recensement doit compter tous les étrangers en situation irrégulière afin d’ajouter de nouvelles circonscriptions électorales pour obtenir des sièges supplémentaires au Congrès.

Face à cela, le leader de la majorité républicaine, John Thune, n’a pas réussi à rassembler suffisamment de voix pour sauver le SAVE Act. Du moins, c’est ce qu’il a dit. On dirait plutôt un manque de volonté. Un manque de volonté inquiétant. Lors de leurs passages sur les chaînes d’information en continu, les malheureux sénateurs Républicains, lorsqu’on leur a posé la question, n’ont pas voulu nommer leurs collègues opposés au SAVE Act. Mais vous savez qui ils sont. Mitch McConnell, Murkowski, Tillis, Collins, Capito.

Le leader Thune n’a même pas réussi à obtenir le financement de la Sécurité intérieure alors que des cellules dormantes iraniennes menacent de se réveiller à travers le pays. Il a simplement jeté l’éponge vendredi à trois heures du matin et renvoyé toute l’équipe chez elle pour fêter Pâques. Chuck Schumer a fait la danse de la victoire. La déchéance de notre vie politique ne pourrait être plus flagrante. Alors que les choses se précisent en ce printemps éprouvant, M. Trump pourrait bien devoir faire comme Abraham Lincoln avec ces gens-là. C’est-à-dire déclarer une sorte d’état d’urgence national pour sauver l’élection et le pays.

Bien sûr, la nation est plus que légèrement distraite en ce moment par les événements en Iran.

Les partisans de « No Kings » espèrent sans vergogne que tout va mal tourner là-bas, et bon nombre de conservateurs sur la scène publique s’efforcent de conjurer une victoire iranienne dans leurs délires pessimistes. Beaucoup prétendent qu’ils « n’ont aucune idée » de ce que nous faisons là-bas — est-ce si difficile à comprendre ? — ou bien ils s’indignent avec virulence de notre alliance avec Israël dans cette opération. Vous savez comment ça se passe. C’est là qu’intervient Tucker. Il va vous expliquer.

La vérité, c’est que nous envoyons ces clercs chiites sauvages et leurs sbires de la Garde révolutionnaire au paradis éternel où les soixante-douze vierges les attendent. Ce qui reste du gouvernement légitime iranien négocie en secret pour trouver une issue. Le Pakistan sert de médiateur. Les parties sont assises dans des pièces différentes et échangent des notes par l’intermédiaire des médiateurs dans une troisième pièce. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, prétend qu’il ne négociera pas avec les émissaires de M. Trump, Witkoff et Kushner, tous deux juifs, quelle horreur ! Mais ce n’est que pure comédie.

Pour éviter l’humiliation dans ce processus, l’Iran continue de lancer des missiles et des drones aux alentours des Émirats, de l’Arabie saoudite et d’Israël, et il continuera probablement à le faire jusqu’au moment même de la capitulation. Quoi qu’il en soit, dans moins d’une semaine, M. Trump éteindra les lumières partout en Iran, et ils se retrouveront alors au XIIe siècle… pas de communication de commandement, pas d’électricité pour quoi que ce soit, pas d’argent, pas de nourriture, pas d’eau, rien… et une population de plus en plus désespérée de voir tout cela disparaître… de revenir à un vague souvenir de ce qu’était autrefois la vie normale dans un Iran non gouverné par des sectaires psychotiques voués à la mort.

Tout le monde est très inquiet face à la perturbation de l’approvisionnement en pétrole du golfe Persique via Ormuz. La finance mondiale était déjà bien fragile avant que la guerre ouverte ne commence, et la queue de ce chien économique ne remuait pas joyeusement. Aux États-Unis, BlackRock, Morgan Stanley, Apollo Global et Blue Owl Capital ont récemment « gelé » les rachats — ce qui signifie que les investisseurs ne peuvent pas récupérer tout ou partie de leur argent dans des opérations qui s’effondrent à cause de la dépréciation des garanties. Ce fiasco du capital-investissement présente un potentiel de contagion important. Le choc pétrolier soudain aggrave cent fois la situation, et la douleur se fait déjà sentir, en particulier en Extrême-Orient et en Australie/Nouvelle-Zélande.

Mais considérez que le « blocus » d’Ormuz est aussi un peu une bravade de capitulation de dernier recours. La crise pourrait être plus courte que ne l’imaginent les alarmistes. Nous voyons tout ce dont dispose l’Iran depuis les hauteurs du ciel : les bateaux d’attaque qui restent… les signatures thermiques des roquettes qui partent… les baies d’où émergent les drones. M. Trump pourrait ordonner l’envoi de troupes pour stabiliser les ports et plus d’une île. Ou peut-être pas. Je doute que nous le sachions avant que les lumières iraniennes ne s’éteignent. Si les hostilités prennent fin, il ne restera plus qu’à relancer le système d’assurance maritime, avec ou sans Lloyd’s of London. Ensuite, les pétroliers recommenceront à circuler.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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