Par Moon of Alabama – Le 16 mars 2026
La propagande de guerre ne change pas, peu importe avec qui se déroule le conflit :
- La Russie « est à court de missiles balistiques » – The Telegraph, 28 octobre 2022
- L’Iran « est à court de missiles » – The Telegraph, 4 mars 2026
Le succès est promu par un compte à rebours vers la victoire :
- TSAHAL a détruit 1/3 des lanceurs de missiles iraniens après les frappes de Tel Aviv – Jewish Chronicle, 16 juin 2025
- Plus de la moitié des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits – Jewish Chronicle, 20 juin 2025
Une guerre dont les pertes ennemies s’accroissent sans arrêt :
- Environ la moitié des lanceurs de missiles balistiques iraniens détruits lors de frappes, selon Israël – WSJ, 1er mars
- Israël dit avoir détruit environ 300 lanceurs de missiles iraniens – DPA, 5 mars 2026
- TSAHAL estime que plus de 60% des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits – Israël Hayom, 6 mars 2026
- Malgré le pic de sirènes anti-missiles samedi, TSAHAL affirme que 75% des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits – Jerusalem Post, 7 mars 2026
- Israël Dit Que 80% des Lanceurs de Missiles Iraniens Détruits, Les Israéliens Pourraient Bientôt Reprendre Une Vie Normale Alors Que l’Opération se Poursuit – Yeshiva World, 10 mars 2026
À un moment donné, cependant, le doute s’insinue :
- TSAHAL dit avoir détruit 70% des lanceurs de missiles iraniens alors que la guerre progresse « au-delà des prévisions » – YnetNews, 15 mars 2026
- La majorité des lanceurs de missiles du CGRI étant détruits, Israël reviendra bientôt à la routine, selon un responsable – Jerusalem Post, 10 mars 2026
- Les États-Unis « ne peuvent pas localiser les lanceurs de missiles iraniens » – The Telegraph, 11 mars 2026
- L’Arsenal Iranien De Lanceurs De Missiles Se Maintient Malgré Les Frappes – Bloomberg, 12 Mars 2026
Les gens commencent à poser des questions :
- Les États-Unis disent qu’ils ont détruit la capacité de missiles de l’Iran : Comment l’Iran peut-il encore tirer ? – Al Jazeera, le 16 mars 2026
Après que les plans initiaux de Trump n’aient pas survécu au contact avec l’ennemi, les médias préparent le public à une escalade vers une guerre terrestre :
- Entrant Dans La Troisième Semaine De La Guerre, Trump Fait Face à Des Choix Difficiles – (archivé) – NY Times
Alors que le conflit avec l’Iran s’étend et s’intensifie, les options du président Trump — poursuivre le combat ou se diriger vers une déclaration de victoire et un retrait — ont toutes deux des conséquences profondément problématiques.
- L’industrie Pétrolière avertit que la crise du carburant de l’Administration Trump va probablement s’aggraver (archivé) – WSJ
- La guerre en Iran pourrait être sur le point de s’intensifier – les États du Golfe pourraient se joindre au conflit (archivé) – The Economist
- Trump est piégé dans une logique des bottes de guerre sur le terrain qui pourrait devenir inévitable – Unherd
- Trump demande à « environ 7 » pays de rejoindre une coalition pour surveiller le détroit d’Ormuz en Iran – Politico
- Donald Trump avertit que l’Otan fait face à un « très mauvais avenir » si les alliés ne parviennent pas à nous aider en Iran – (archivé) – FT
- La Maison Blanche tente de constituer une Coalition sur l’Iran pour faire face à la crise énergétique (archivé) – WSJ
Le président Trump et ses principaux collaborateurs ont passé le week-end à présenter leur opération en Iran comme un succès militaire retentissant tout en implorant d’autres pays de se joindre à leurs efforts pour résoudre l’aggravation de la crise énergétique liée au détroit d’Ormuz.
L’administration Trump prévoit dès cette semaine d’annoncer que plusieurs pays ont accepté de former une coalition qui escortera les navires sur la voie navigable, qui longe la côte iranienne, ont annoncé des responsables américains. Les États-Unis et les pays potentiels de la coalition discutent toujours de la question de savoir si ces opérations commenceraient avant ou après la fin de la guerre.
À quoi sert d’escorter les navires à travers le détroit “après la fin de la guerre” ?
Jusqu’à présent, il n’y a pas de preneurs à l’appel de Trump. Je doute qu’il y en ait.
Les États-Unis devront faire cavalier seul. Pour prendre une bande de terre iranienne au nord du détroit d’Ormuz avec une profondeur et une largeur suffisantes pour protéger le détroit, il faudrait une force d’environ 100 000 soldats. Les États-Unis n’ont plus une telle force d’invasion ni les moyens de la débarquer.
Cela ne veut pas dire que Trump n’essaiera pas.
On peut espérer que les marchés des matières premières et financiers deviendront turbulents assez rapidement pour empêcher Trump de bombarder l’Iran « encore quelques fois juste pour le plaisir » et de s’enliser dans une guerre terrestre.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.