L’USS Liberty et l’Opération Cyanide


Par Paul Matthews – Le 16 juin 2015

Ancienne journaliste, Alison Weir est directrice exécutive d’un institut de recherche et de diffusion d’information Si les Américains savaient et l’auteur du livre Against Our Better Judgement – the Hidden History of how the US was used to create Israel (L’histoire secrète des États-Unis – comment on les a utilisés pour créer Israël).

Son site arbore l’affidavit du Capitaine Ward Boston du 8 janvier 2004. Avocat en chef à la Commission d’enquête de la marine américaine censé s’informer sur les événements du 8 juin 1967, le spécialiste juridique a personnellement conclu que l’attaque meurtrière israélienne contre l’USS Liberty était délibérée. Ce navire d’écoute électronique (AGTR-5) naviguait alors dans les eaux internationales à 25 milles nautiques au nord-ouest d’El Arish sur le Sinaï. L’assaut a été donné par des avions de combat Dassault du type Mirage III et Mystère IV – sans marquages – et par des vedette-torpilleurs de la marine israélienne. Sur un effectif total de 291 membres d’équipage 34 ont été tués et 173 blessés.

Les survivants américains ont témoigné que le drapeau américain du vaisseau était nettement visible, le temps étant clair et venteux. Selon les interceptions des communications israéliennes et le témoignage d’un pilote israélien refusant d’attaquer un navire clairement identifié mis aux arrêts, les Israéliens savaient que leur proie était américaine.

En violation des preuves et témoignages la commission d’enquête alors menée sous la direction de l’amiral John Sidney McCain II, commandant en chef des forces navales américaines en Europe, avalera sans problème la version israélienne qui parle d’une erreur d’identification totalement improbable. Ainsi un lien unique a été forgé entre la famille McCain et Israël, de telle sorte que le fils de cet officier supérieur américain, John Sidney McCain III, le sénateur républicain de l’Arizona, est l’un des sayanim favoris d’Israël.

Un documentaire inédit de la BBC, Dead in the Water (2002), expose la tentative d’étouffer l’affaire. Il suggère qu’il s’agissait d’une attaque sous fausse bannière (Operation Cyanide), par laquelle les Israéliens devaient simuler une agression égyptienne pour forcer l’entrée en guerre des USA aux côtés d’Israël et qui aurait donné lieu en 1969 à un accord secret entre les deux pays, les USA autorisant Israël à posséder l’arme nucléaire. Ce qui expliquerait l’acharnement à couler la navire et à ne laisser aucun survivant.

Soucieux de camoufler la collusion et la traîtrise israélo-américaine qui ont permis le quasi-anéantissement des forces arabes et les massacres de nombreux prisonniers de guerre égyptiens, deux auteurs israéliens Isabella Ginor et Gideon Remez, ont caractérisé la Guerre des six jours comme le résultat d’une conspiration soviétique visant la destruction du programme nucléaire israélien.

Célèbre pour son rôle dans l’affaire de Mordechai Vanunu, le journaliste britannique Peter Hounam a eu l’occasion d’avoir maille à partir avec les autorités israéliennes. En 2002, il a interviewé Moe Schafer, un technicien en communications à bord de l’USS Liberty. Il survécut  à l’attaque à la torpille qui a tué 25 de ses camarades dans la partie du navire où il était stationné. Voici ce qu’il racontait concernant le commandant de la sixième flotte, le vice-amiral William I. Martin :

«Non seulement l’amiral Martin m’a dit que quatre jets étaient en route vers l’USS Liberty avec des armes conventionnelles [et ont été rappelés, NDLR] ; il a aussi déclaré que quatre jets, chargé d’armes nucléaires, se dirigeaient vers le Caire. Il expliquait qu’ils étaient à trois minutes de les bombarder [les Égyptiens, NDLR]. Il a également déclaré que les jets ne pouvaient pas atterrir sur le porte-avions avec leurs armes nucléaires et ils avaient dû se rendre à Athènes. Il a déclaré cela au chevet de mon lit sur l’USS Little Rock [croiseur-léger et navire-amiral qui fut le deuxième ou le troisième bâtiment américain arrivant sur les lieux du drame NDLR], après l’attaque.»

Dès le début de l’engagement, le pont avait subi de lourds dommages. Blessé, le capitaine William Loren McGonagle, y est resté pour diriger la défense du navire, refusant de quitter son poste pour recevoir des soins médicaux. Alors que les Israéliens poursuivaient leur attaque, il manœuvrait l’USS Liberty, supervisant le contrôle des inondations, des incendies et le suivi des blessés. Il essayait de contacter les assaillants. Sans succès. Les antennes du bateau détruites, 4 des 5 fréquences radio, y compris celle de détresse internationale, ont été brouillées. Seul un appel à l’aide a pu être envoyé à la sixième flotte qui croisait à 400 milles marins au large de la Crète.

Envoyé à la dernière minute, ce message avait été capté par suffisamment de tierces personnes pour gêner la mise à mort du navire de collecte de renseignements de la NSA. Gravement endommagé, par miracle, l’USS Liberty a survécu au napalm, aux roquettes, aux torpilles, aux mitraillages et pilonnages. Ses radeaux de sauvetage ont été détruits par les tirs israéliens – ce qui constituerait un crime de guerre en soi – et le vaisseau – avec un trou large de 12 mètres sur la ligne de flottaison – avait été survolé par deux hélicoptères d’assaut israéliens du type SA-321 Super Frelon. Ils transportaient des troupes lourdement armées qui – à ce qu’il paraît – avaient vraisemblablement pour tâche d’achever les rescapés. Inattendu, le SOS de l’USS Liberty aurait interrompu le déroulement de l’Opération Cyanide pour sauver la capitale égyptienne d’une éventuelle frappe nucléaire américaine. Il s’avère que quelques temps avant l’attaque contre le navire espion, des bombardiers B52 de l’escadre aérienne stratégique à Beale Air Force Base en Californie et ceux d’autres unités stationnées à Guam, dans le Pacifique, en Grande Bretagne et en Espagne furent mis en alerte rouge. Un tel ordre ne pouvait que provenir du commandant suprême des forces armées – en l’occurrence le président des États-Unis lui-même.

Les principaux membres de l’administration Lyndon Johnson conviennent depuis longtemps que cette attaque n’était pas un accident. Un très franc critique est l’ancien président des chefs d’état-major interarmées, l’amiral Thomas Moorer: «Je ne pourrai jamais accepter la prétention que ce fut une attaque dirigée par erreur», disait-il. D’autres lui emboîtent le pas : hauts dirigeants de la CIA, de la NSA – dont leur employé civil Allen M Blue a été tué a bord de l’USS Liberty quand la torpille israélienne, de fabrication allemande, frappait la coque à tribord –, du Conseil national de sécurité et des conseillers présidentiels : Clark Clifford, Joseph Califano et Lucius Battle.

Dans les entretiens accordés aux média, un ancien secrétaire d’État n’a pas mâché ses mots non plus, Dean Rusk a qualifié l’attaque israélienne d’action délibérée. Il dira : «Pour autant que je suis concerné, l’affaire de l’USS Liberty sera une flétrissure permanente dans les relations entre Israël et les États-Unis. […] Moi-même je n’ai jamais accepté l’explication donnée par Israël. […] Des accidents ne se produisent pas avec des attaques répétées par navires de surface et aéronefs. S’agissait de toute évidence de forces combinées, il a été question d’une décision prise à haut niveau en Israël. Le navire battait pavillon américain. Même s’il avait été non identifié, d’un point de vue israélien, c’était irresponsable de faire une chose pareille. Imaginez s’ils avaient eu affaire à un vaisseau soviétique.»

Au moins un bâtiment russe n’était pas loin. En effet le destroyer lance-missiles soviétique DDG 626/4, de la classe Kildin, figure dans les annales et dans les propos d’un membre du Congrès. Paul Findley, d’Illinois, raconte l’héroïsme singulier des hommes de l’AGTR-5 face à une hiérarchie ignominieuse qui les abandonne à leur sort. L’attaque israélienne, qui commence à 14h05, durera deux heures. A 16h42 les dernières unités israéliennes quittent les lieux, leurs offres d’assistance repoussées par le navire sinistré. Voici ce que dit Paul Findley: «L’équipage devra affronter quinze heures de lutte solitaire pour garder en vie les blessés et le navire à flot. Il a fallu attendre l’aube du jour suivant pour voir arriver le premier avion ou navire américain. La seule visite amicale a été celle d’un petit navire de guerre soviétique. Son offre d’aide a été refusée, mais les Soviétiques ont affirmé qu’ils resteraient dans les environs en cas de besoin.»

Également dans les parages et à faible profondeur d’immersion, l’USS Amberjack (SS522). Que faisait là ce sous-marin d’attaque conventionnel de la classe Tench à propulsion diesel ? Qu’est-ce qui est arrivé aux vidéos et prises de vue effectuées à bord ?

Appuyé à fond par son secrétaire à la Défense, Robert McNamara, Lyndon Baines Johnson (LBJ) aurait-il envoyé des avions avec des charges nucléaires pour bombarder Le Caire? Lesquels auraient été rappelés environ trois minutes avant le déclenchement d’une Troisième Guerre mondiale? Si oui, pourquoi? L’initiative, était-elle d’origine américaine et les Israéliens les simples exécutants des basses œuvres, c’est-a-dire les bourreaux volontaires ? A qui faut-il accorder les lauriers du rôle subalterne? Il est établi que LBJ s’est entouré de sayanim – autrement dit des agents du Mossad – et avait des rapports intimes avec le docteur Mathilde Krim, ancienne collaboratrice de l’organisation terroriste d’Irgoun et fille d’un protestant suisse et d’une catholique italienne qui s’est convertie au judaïsme. Comme son mari, Arthur B. Krim, elle avait des liens forts avec l’Institut Weizmann de Rehovat au sud de Tel Aviv, dont la recherche médicale et scientifique a des retombées autant militaires que civiles, tout comme avec l’installation voisine, l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, où sont développées les armes biologiques et chimiques israéliennes. Membre des conseils d’administration de l’Institut Weizmann, de l’Occidental Petroleum Corp., de l’United Nations Association of the United States of America, du Lyndon Baines Johnson Library and Museum, de la John F. Kennedy Library et de l’Arms Control Association, Arthur B Krim a également été une figure clé du Parti démocrate américain, au sein duquel il avait été successivement trésorier (1966-1968) et conseiller auprès des élus (1973-1976). L’un des nombreux conseillers juifs des présidents Kennedy et Johnson, dans l’industrie cinématographique, il a été président d’Eagle-Lion Films (1946-1949), de United Artists (1951-1978) et d’Orion Pictures (1978-1992).

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L’United Artists fait partie des majors qui sont les plus gros studios de production américains, dont le nombre varie selon les périodes et surtout leurs actionnaires. Avec MGM il est un distributeur notoire des films de guerre et de propagande sioniste, comme Exodus (1960) d’Otto Preminger et Dalton Trumbo, avec Paul Newman qui incarne le personnage d’Ari Ben Canaan. Comme le roman de Leon Uris qui l’inspire, le scenario prend de grandes libertés avec l’histoire vraie du conflit au Moyen-Orient. Comme l’attestent, d’une manière ou d’une autre, les ouvrages de quelques auteurs et critiques de cinéma – Tino Balio, Yosefa Loshitzky, Peter Medding, Jean- Michel Frodon, Allôn Gal, Omer Barlov, Roland Boer, et notamment Edward Said (Propaganda and War) – la présentation romanesque de la guerre et des événements associés à la fondation de l’État hébraïque n’est pas innocente. Si, pendant des années, Hollywood a joué un rôle déterminant dans le formatage de la culture politique et intellectuelle quasi-universelle, Exodus en particulier a eu une influence nette sur l’opinion publique occidentale à l’égard du développement d’une politique identitaire juive et du soutien à Israël.

«Maintenant, je veux parler officiellement ; vous ne devez jamais, jamais répéter, ni en discuter avec personne, pas même vos épouses. Si vous le faites, vous irez en cour martiale et finirez votre vie en prison ou pire.» Le contre-amiral Isaac Campbell Kidd Jr., 1967

Prononcées en juin à Malte, les paroles de ce gradé militaire, dont le père a été tué sur le pont de l’USS Arizona pendant l’attaque de Pearl Harbor par l’armée japonaise, ont suffi pour faire taire les officiers et hommes américains jusqu’à ce que James Marquis Ennes, Jr – en juin 1967, un lieutenant sur le pont de l’USS Liberty – ait pu faire publier son livre mémorable Assault on the Liberty en 1979. Livre qui a valu à son auteur d’innombrables attaques et bâtons dans les roues, y compris des accusations d’antisémitisme.

Sous la menace de poursuites judiciaires, de réclusion à perpétuité ou pire, les 205 marins et marines survivants ont été séparés les uns des autres et dispatchés vers des unités navales aux quatre coins du monde. Les plus hautes autorités aux USA – le Président Johnson et le Secrétaire à la défense McNamara – sont directement intervenues pour caviarder et détourner les conclusions d’un rapport d’enquête officiel et, surtout, pour étouffer la parole des témoins oculaires directs de l’attaque israélienne sur l’AGTR-5.

Quand la mondaine Clare Boothe Luce a demandé à LBJ pourquoi il avait accepté le poste de vice-président, nettement moins stratégique que celui de chef de la majorité au Sénat qu’il occupait avant sa nomination, il a répondu, de manière fort prémonitoire :

«Un président sur quatre est mort pendant son mandat. Je suis un joueur, chérie, et c’est la seule chance que j’ai…»

L’anecdote est racontée par Laurent Guyénot dans l’une de ses analyses sur l’assassinat de JFK, comme événement avec lequel l’État profond (Deep State) a pu asseoir totalement son autorité. Il discerne trois pistes concernant les véritables coupables du putsch du 22 novembre 1963 à Dallas, JFK – soutenu par son frère Robert – ayant réussi à se mettre à dos pas mal de monde. Laurent Guyénot identifie trois entités a priori distinctes, mais surement interconnectées. Primo : Allen Dulles et la CIA, depuis le fiasco de la Baie des Cochons et la politique de détente entamée avec Nikita Khrouchtchev. Secundo : LBJ, un menteur pathologique assoiffé de pouvoir et qui, malgré l’appui de J. Edgar Hoover du FBI, a été sur le point d’être démis de ses fonctions à cause des scandales de corruption.

Tertio : Israël. Sujet tabou et innommable. Comme nous le montrent les ouvrages d’Avner Cohen, Pierre Péan et surtout  Michael Collins Piper, John Fitzgerlad Kennedy croisait le fer avec David Ben Gourion sur la centrale de Dimona et sentait, sans doute, qu’il jouait avec le feu autant avec Tel Aviv qu’avec Moscou. Surtout avec un James J. Angleton, russophobe et éventuel asset militaire du Mossad. Prolongement d’une politique expansionniste européenne quasi-millénaire, au centre d’un complexe militaro-industriel aujourd’hui mondialisé, les USA sont nés sous le signe de la violence judéo-chrétienne. Cette nation prendra son essor industriel dès la guerre civile (1861-1865) et l’extermination systématique des bisons dans les années 1860 et 1870. Ce qui sonnera le glas de la culture des peuples indigènes qui occupaient les Grandes Plaines : Apaches, Arapos, Comanches, Cheyennes, Kiowas, Pawnees, Sioux etc.

De coup tordu en conquête militaire, la suite des agressions qui caractérisent la politique étrangère des Etats-Unis est grandement facilitée par des attaques sous fausse bannière – La Maine, Le Golfe du Tonkin, L’USS Liberty, 9/11 – ou par des complots et événements historiques amenés par la poursuite de tant d’aventures guerrières – Lusitania, Pearl Harbour, ou la menace nucléaire iranienne imaginaire par laquelle Israël obtient à présent la livraison d’armes de destruction massive par les États-Unis et l’Allemagne. La conspiration du silence subséquente au 8 juin 1967 a permis de camoufler le grand revirement pro-israélien qu’a eu dès lors la diplomatie des USA.

Opération Texas était une opération clandestine pour aider les juifs européens à s’évader de l’Allemagne nazie. En 1938, Lyndon Baines Johnson, alors un membre du Congrès, a travaillé secrètement pour établir un refuge au Texas pour ces personnes et a aidé des centaines d’entre eux à entrer au Texas via l’île de Cuba, le Mexique et l’Amérique du Sud. La religion de LBJ était l’Église chrétienne des disciples du Christ de tendance calviniste. Originaire du Texas, l’État de l’étoile solitaire, il a été endoctriné, habité dès son plus jeune âge par le mythique esprit conquérant de la frontière éternelle. Le futur 36e président des USA fut influencé dans son attitude positive envers les juifs et Israël par les croyances religieuses de sa famille. Le baptisme est un courant évangélique issu d’un réveil suscité par le pasteur anglais John Smyth en Hollande en 1609. Le grand-père de LBJ était Samuel Ealy Johnson, Sr (1838-1915), bouvier et soldat très croyant qui partageait avec son petit fils ses connaissances bibliques. D’où le verset préféré d’un président en exercice, qui vient de la version King James de la Bible et du livre d’Isaïe 01:18, «Venez et discutons – dit le Seigneur…»

L’Opération Cyanide a été conçue pour assurer la victoire d’Israël au Moyen-Orient. L’attribution de la destruction d’un navire américain au monde arabe aurait justifié des représailles à grande échelle. Le 8 juin 1967 a engendré une tentative de camouflage inouïe et, à ce jour, cette tuerie de citoyens américains reste le seul incident maritime du genre qui n’a pas été étudié par le Congrès. LBJ et ses amis israéliens ont voulu remettre le couvercle sur la boîte de Pandore ouverte par l’assassinat de JFK. Pour ceux et celles qui doutent de la véracité de ce récit, il suffit de penser que le Pentagone et Harry S Truman n’ont pas hésité à atomiser Hiroshima et Nagasaki.

Paul Matthews

Bibliographie

Photo : LBJ en 1915 âgé de 7 ans dans la maison familiale de Texas Hill Country près de Stonewall et Johnson City

 

 

The USS Liberty Timeline http://www.ifamericansknew.org/us_ints/ul-ameu.html.

USS Liberty Veterans Association https://www.usslibertyveterans.org/.

USS Liberty Dead in the Water (Full Movie) Americans Murdered by Israel. Documentaire produced and directed by Christopher Mitchell, research by Peter Hounam © 2002 BBC http://topdocumentaryfilms.com/uss-liberty-dead-in-the-water/

USS Liberty – Israeli Pilot Speaks up 14 July 2003 http://www.rense.com/general39/pilot.htm.

“USS Liberty: Dead in the Water” now available in VHS and DVD 20 November 2002

http://electronicintifada.net/content/uss-liberty-dead-water-now-available-vhs-and-dvd/4228.

USS Liberty Cover Up Full Movie The Loss Of Liberty US Navy Army Marines Military

https://www.youtube.com/watch?v=kBD6Gm6VoDM

Final Judgement : The Missing Link in the JFK Assassination Conspiracy Sixth Edition (Soft cover Second Printing – 2005) by the American Free Press – An ebook by Michael Collins Piper https://wikispooks.com/w/images/f/f6/Final_Judgment.pdf.

Kennedy, le lobby et la bombe par Laurent Guyénot 24 avril 2013 http://www.voltairenet.org/article178265.html.

Avner Cohen Israel and the bomb. New York: Columbia University Press. 1998. ISBN 0-231-10482-0.

Les Deux Bombes : ou comment la guerre du Golfe a commencé le 18 novembre 1975 Pierre Péan

éditions Fayard, Paris, 1991, XIV-198 p., (ISBN 2-213-02744-7). – Nouvelle édition de l’ouvrage paru en 1982.

Ennes, James, Assault on the Liberty, (1980), 2002 edition. Available from AMEU, $25.00 Ennes was the lieutenant on watch at the time the Israelis first attacked the Liberty. A full chapter is devoted to Israel’s motives for knowingly attacking the ship.

Operation Cyanide : How the Bombing of the USS Liberty Nearly Caused World War Three ©2003 Peter Hounam Vision Paperbacks.

Declaration of Ward Boston, Jr.,Captain, JAGC, USN (Ret.) http://www.ifamericansknew.org/us_ints/ul-boston.html. Son témoignage oral ici : Captain Ward Boston’s  Testimony Regarding USS Liberty Cover-Up https://www.youtube.com/watch?v=ytHtFh_MPpU. Cf. aussi http://www.upi.com/Business_News/Security-Industry/2003/10/24/New-charges-vs-Israel-in-67-ship-attack/36731067021958/.

Traduction intégrale ici : http://annedebalam.free.fr/uss_liberty_ward_boston.html#Déclaration_de_Ward_Boston_Jr.

Captain Ward Boston’s Testimony Regarding USS Liberty Cover-Up 2 Apr 2014 https://www.youtube.com/watch?v=ytHtFh_MPpU.

L’attaque israélienne contre l’USS Liberty le 8 juin 1967 http://annedebalam.free.fr/uss_liberty_ward_boston.html.

Cf. aussi ce témoignage : The Attack on the USS Liberty and its Cover-up By Ambassador James Akins The Center for Policy

Analysis on Palestine Annual Distinguished Lecture September 1999 http://www.ifamericansknew.org/us_ints/ul-akins.html.

JFK, 11 septembre : 50 ans de manipulations (2014) Laurent Guyénot Editions Blanche. JFK et l’État profond : Laurent Guyénothttp://www.dailymotion.com/video/x1w78d0_jfk-et-l-etat-profond-entretien-avec-laurent-guyenot_webcam. Du meme auteur :Kennedy : CIA, LBJ, or the Truly “Unspeakable” ? 17 November 2013 http://www.veteransnewsnow.com/2013/11/17/230147who-killed-kennedy-cia-lbj-or-the-truly-unspeakable/ and http://mycatbirdseat.com/2013/11/killed-kennedy-cia-lbj-truly-unspeakable/.

Gideon’s Spies : The Secret History of the Mossad By Gordon Thomas, St. Martin’s Press, New York, ©1999, 354 pp. Reviewed by Richard H. Curtiss http://www.wrmea.org/1999-april-may/gideons*-spies-the-secret-history-of-the-mossad.html.

The Kennedy Assassination and the Press | B’Man’s Revolt 15 November 2013

https://buelahman.wordpress.com/2013/11/15/the-kennedy-assassination-and-the-press/.

«Johnson of course saw things differently : to Clare Boothe Luce, who asked him why he had accepted a post clearly less strategic than Majority Leader in the Senate which he held prior to his nomination, he replied : “One out of every four presidents has died in office. I’m a gamblin’ man, darlin’, and this is the only chance I got…”…». Original Source : Richard Mahoney, The Kennedy Brothers: The Rise and Fall of Jack and Bobby, ©2011 Arcade Publishing page 64. Quoted By Laurent Guyénot in Who killed

Kennedy : CIA, LBJ, or the Truly “Unspeakable” ? 17 November 2013 http://www.veteransnewsnow.com/2013/11/17/230147who-killed-kennedy-cia-lbj-or-the-truly-unspeakable/ and http://mycatbirdseat.com/2013/11/killed-kennedy-cia-lbj-truly-unspeakable/.

Nouvelles révélations sur l’attaque de l’USS Liberty Qui donc a peur du lobby israélien ? Presque tout le monde : les Républicains, les Démocrates et les Libéraux. On peut dire que l’indice de la peur n’est pas une question de parti et cette peur est palpable. Ray McGovern, (officier retraité CIA) vendredi 12 octobre 2007 http://www.france-palestine.org/Nouvelles-revelations-sur-l.

Une recherche épidémiologique américaine auprès de personnes présentant une dépendance à l’alcool (alcoolisme) révèle cinq sous-types de la maladie, dont le sous-type fonctionnel :  a savoir 19.5% des alcooliques. Typiquement d’âge moyen, avec un emploi stable et une famille, Bob Morrow applique cette analyse quasi-médicale au personnage de LBJ et l’affaire de l’USS Liberty et la suite en substituant la folie (madness) – en tant que dérèglement de la santé mentale –  à l’alcool. January 11, 2013 Lyndon Johnson and his rôle in the USS Liberty attack 1967 Robert Morrow http://forum.jfkmurdersolved.com/viewtopic.php?p=39237.

Psychomédia : http://www.psychomedia.qc.ca/toxicomanies/2007-06-29/des-chercheurs-identifient-5-types-d-alcooliques.

Finally : Barry Chamish concedes Israel’s involvement in 9/11 – Zionist Extremist Chamish Admits Bollyn is Right, Zionists did 9/11 !! Kevin Barrett http://www.veteranstoday.com/2012/08/15/zionist-extremist-chamish-admits-bollyn-is-right-zionists-did-911/.

Bamford, James, Body of Secrets, 2001 edition. Available from AMEU, $19.95. Bamford offers several important pieces of information previous classified. On page 226, e.g., he tells of President Johnson’s reaction. Texte disponible on the US Liberty Timeline url : http://www.ifamericansknew.org/us_ints/ul-ameu.htm.

« Fifteen hours of lonely struggle to keep the wounded alive and the vessel afloat were ahead for the Liberty and its ravaged crew. Not until dawn of the next day would the Liberty see a U.S. plane or ship. The only friendly visit was from a small Soviet warship. Its offer of help was declined, but the Soviets said they would stand by in case need should arise … ». They dare to speak out by Paul Findlley Ex-US Congressman, Illinois Chapter 7 : ‘The assault on assault’ http://www.ussliberty.org/findleybook.htm.

Paul Findley speaking on 45th anniversary of Israel’s deliberate attack on the USS Liberty May 26, 2013

http://mycatbirdseat.com/2013/05/paul-findley-speaking-on-45th-anniversary-of-israels-deliberate-attack-on-the-uss-liberty/.

Uploaded on 20 Aug 2007 Mr. Paul Findley, who served as a Republican congressman from Illinois for 22 years, is the author of ‘They Dare to Speak Out’ and a member of the American Educational Trust’s Foreign Relations Committee. This is a partial piece of a symposium on IS ISRAEL SET UP FOR DESTRUCTION https://www.youtube.com/watch?v=95xJzHooY5c.

Paul Findley speaking on 45th anniversary of Israel’s deliberate attack on the USS Liberty May 26, 2013