J’espère vraiment me tromper, mais…

 


 

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Par le Saker – Le 3 juillet 2017 – Source The Saker

Le sujet de discussion de la semaine est la prochaine rencontre entre les présidents Trump et Poutine en marge des conférences du G20 ce vendredi. Quelques très bons articles ont déjà été écrits à ce propos, je recommande particulièrement celui d’Adam Garrie, 5 obstacles Donald Trump and Vladimir Putin will have to address in their meeting [5 obstacles que Donald Trump et Vladimir Poutine devront aborder lors de leur réunion] pour The Duran et What Would Putin Tell Trump ? [Que dirait Poutine à Trump ?] d’Israel Shamir pour The Unz Review.  Il est indéniable que le fait que ces deux hommes finissent par se rencontrer est un événement d’une portée et d’une importance immenses pour l’avenir non seulement des relations américano-russes mais également pour celui de l’humanité.

Est-ce vraiment le cas ?

Je dois être honnête ici et dire que mes attentes sont très proches de zéro. Oui, bien sûr, ils souriront, probablement beaucoup, et quelques questions mineures, comme la saisie de la résidence diplomatique russe aux États-Unis, seront résolues. Probablement. Il pourrait même y avoir quelque bruits sonores pour « réaffirmer les Accords de Minsk » ou « combattre ISIS en Syrie », mais comparé à la longue liste de questions vraiment vitales qui doivent être discutées et résolues urgemment, ce sera, j’en ai peur, aussi près de rien que possible. Pourquoi dis-je cela ?

Premièrement, nous devrions tous cesser de nous raconter des histoires, la Russie et les États-Unis n’ont pas de « désaccords ». La triste et terrifiante réalité est que nous sommes aujourd’hui plus proches de la guerre que pendant la crise des missiles cubains. Non seulement des militaires russes et américains sont actuellement déployés dans la même zone de guerre (les Américains de manière totalement illégale), mais contrairement à ce qui s’est passé pendant la crise des missiles cubains, nous avons un président des États-Unis qui manque définitivement de la volonté d’affronter les fous du côté américain, je parle des néocons, bien sûr. En fait, sous Kennedy, il n’y avait, pour commencer, pas de vrais néocons à combattre. Maintenant, ils dirigent la Maison Blanche pendant que Trump leur sert le café ou regarde la télévision dans une autre pièce (je plaisante, bien sûr, mais à peine). Dans ce contexte, se rencontrer « en marge » d’une conférence du G20 confine à la criminalité irresponsable. Ce dont le monde aurait besoin est que Trump et Poutine se rencontrent dans un format du genre « Camp David » pendant au moins trois à cinq jours avec tous leurs conseillers et responsables clés. Même si nous supposons qu’il y aura 100% de bonne volonté des deux côtés, se rencontrer « en marge » d’une conférence déjà grande ne permettra pas de faire quoique ce soit. Dans le meilleur des cas, Lavrov et Tillerson pourraient avoir fait la plus grande partie du travail difficile à l’écart du regard du public, mais la vérité est que les Russes disent que, jusqu’à présent, les deux parties n’ont même pas convenu d’un ordre du jour.

Deuxièmement, il est absolument clair que les siomédias et le Congrès américains présenteront tout résultat positif de la rencontre comme « Trump a cédé à Poutine » et essayeront d’obtenir une livre de chair politique de Trump pour cela. Donc pour Trump, tout succès extérieur signifiera un désastre intérieur. Et nous savons déjà que l’homme n’a pas ce qu’il faut pour affronter de telles attaques. Franchement, sa seule « tactique », pour ainsi dire, pour affronter les néocons a été de tenter de les apaiser. Donc a part celle de demander l’asile politique en Russie et d’y rejoindre Snowden, je ne vois pas Trump prendre la moindre décision indépendante.

Troisièmement, si nous regardons les gens autour de Trump, il est assez clair que la seule personne intelligente et rationnelle à la Maison Blanche est Rex Tillerson.  Les autres sont des fous, des maniaques et des imbéciles – les « actions » américaines actuelles (je ne peux les appeler une « politique ») à l’égard de la Syrie prouvent à l’évidence que la branche exécutive est complètement hors de contrôle. Maintenant, nous pouvons voir clairement que Mattis et McMaster ne sont pas les génies militaires que nous avaient présentés les siomédias, mais qu’en fait tous deux sont prodigieusement incompétents et que leurs opinions sur les conflits en Syrie et même en Afghanistan ne peuvent être qualifiées que comme manquant totalement de tout ce qui pourrait vaguement ressembler à une sorte de vision. Pourtant ces deux « génies » semblent aux commandes. Malgré toute son intelligence, Tillerson ne peut même pas prévaloir sur cette idiote de Nikki aux Nations unies. Nous devrions cesser de nous raconter des histoires et de faire semblant qu’il y a quelqu’un pour parler avec les Russes. Au mieux, ils ont affaire à une école maternelle. Au pire, ils affrontent une mauvaise école maternelle. Mais quoi qu’il en soit, il n’y a personne pour discuter du côté américain, et encore moins quelqu’un pour commencer à résoudre les nombreux problèmes qui doivent être résolus.

J’avoue que j’ai eu de grands espoirs en Trump et dans sa volonté apparente de s’asseoir et d’avoir une conversation adulte avec les Russes. J’ai été particulièrement inspiré par le rejet répété de Trump du récit des siomédias sur la Russie et par ce ce qui m’apparaissait comme une approche claire pour faire avancer les choses. J’ai écrit de nombreux articles pour ce blog disant qu’avoir des espoirs (pas des attentes !) en Trump était la bonne chose à faire. Et, franchement, je pense qu’à ce moment-là, c’était le cas. L’automne dernier, j’ai même écrit un chapitre entier sur ce thème dans le livre If I were King : Advice for President Trump [Si j’étais roi : conseil pour le président Trump].  La grande différence, c’est qu’avant son élection, nous ne pouvions le juger que sur ses paroles. Mais aujourd’hui nous pouvons le juger sur ses paroles et ses actes, et ces derniers nous montrent une constante servilité soumise aux néocons et à leurs revendications, de la trahison de son ami et conseiller important Flynn aux récentes menaces de bombarder la Syrie qui, prétendument, « se prépare » à utiliser des armes chimiques contre des civils.

Ce pourrait être sa « culture Las Vegas », pourrait-on dire – mais Trump privilégie la forme sur le fond et l’apparence sur les faits. Regardez seulement ses menaces franchement pathétiques (avec rien moins que trois porte-avions d’attaque) contre la RPDC ou son attaque de missiles à moitié ratée sur la base aérienne syrienne : tout cela est un grand show, rien de plus. Pas étonnant que l’homme aime « tweeter » – il semble penser en « sujets de réflexion » de 140 caractères…

Rien de tout cela ne serait trop grave si les États-Unis, et l’Occident en général, avaient des médias à peu près honnêtes et un pouvoir législatif digne de ce nom. Théoriquement, ils pourraient provoquer l’enfer et exiger que le président démissionne ou fasse son travail. Mais, bien sûr, ils ne le font pas, ni ne le feront. Ils haïssent Trump, bien sûr, mais ils le possèdent aussi. Il peut se moquer d’eux dans ses « tweets » pendant son temps libre, mais en matière de politique, il fait exactement ce qu’ils veulent. Et la dernière chose qu’ils veulent est une forme de « détente » avec la Russie. Au plus, ils destitueront Trump uniquement pour l’humilier, juste pour cela. Ils n’ont même pas besoin de jouer leur carte « Pence » – Trump est déjà leur « pute au cul défoncé » comme on dit familièrement dans les ghettos américains.

Depuis que la funeste « guerre mondiale contre le terrorisme » a plus ou moins tourné court, la Russie est devenue l’indispensable croquemitaine pour terrifier les foules et justifier des modèles de corruption de plusieurs milliards de dollars. Non seulement cela, mais une « Russie résurgente » est la justification fondamentale de la paranoïa anglosioniste sur le besoin de dépenser davantage pour l’état de guerre, l’État policier et, bien sûr, pour satisfaire la cupidité des entreprises. Les pouvoirs en place sont même en train de réchauffer les anciennes techniques de peur de l’époque de la Guerre froide.

L’Agence de renseignement de la Défense (DIA) a publié récemment un rapport intitulé Russian Military Power 2017 [rapport sur la puissance militaire russe en 2017]. Comme il est assez bien écrit, je vous recommande en effet de le télécharger et de le lire : c’est un mélange d’assez bonnes information sur les forces armées russes et d’absurdités diverses sur les pirates informatiques et leur cyber-menace pour les États-Unis et leurs alliés. Il suffit de mettre de côté le non-sens politique et vous avez un résumé plutôt bien fait de ce que sont les forces armées russes en ce moment.

Je dois remercier la DIA pour ce rapport : il m’a fait me sentir à nouveau comme dans les années 1980, lorsque tous les étudiants intéressés par la guerre et l’armée russe lisaient ces rapports sur la « puissance militaire soviétique » avec grand intérêt. Mais à part rajeunir certains d’entre nous, le vrai but de ce document est clair, et c’est le même que celui des séries sur la « puissance militaire soviétique » de l’époque de la Guerre froide : justifier une augmentation des dépenses pour la « défense » (c’est-à-dire pour l’« agression ») en montrant ce qu’étaient/sont ces terribles cocos/Russkofs.

Tout ceci serait plutôt drôle, et nostalgique d’une certaine manière, si cela ne montrait pas le manque total d’imagination des gens du Pentagone. Loin de proposer quelque chose de nouveau ou d’intéressant, ils ressortent des trucs qui ont pris la poussière dans la mémoire des combattants de la Guerre froide, aujourd’hui pour la plupart à la retraite. C’est plutôt pathétique, vraiment.

Au cours de ces trente dernières années, la Russie est passée de l’Union soviétique à un « enfer démocratique » du genre de la Somalie dans les années 1990, pour devenir une entité totalement nouvelle, une « nouvelle Russie », fondamentalement différente de l’Union soviétique des années 1980. En revanche, les États-Unis se sont complètement figés dans leurs anciens modèles, à part que cette fois ils sont « les mêmes, en pire encore ». S’ils n’avaient pas des armes nucléaires, ce serait presque pas mal (après tout, le monde peut laisser Oncle Sam perdre lentement sa cervelle sclérosée, qui s’en soucie ?), mais lorsqu’une puissance nucléaire agit comme un État voyou hors de contrôle, c’est très, très effrayant.

Mais revenons à notre réunion du G20. La première chose à dire est que Trump est faible, extrêmement faible : il y entre avec les siomédias et le Congrès qui le haïssent et avec une Maison Blanche clairement contrôlée par Pence, Kushner et les autres fous néocons. Pour aggraver encore les choses, Trump ne peut absolument rien offrir aux Russes de ce qu’ils voudraient ou dont ils auraient besoin.

S’il vous plaît, n’achetez pas ces sanctions bidons. Les dommages qu’elles pouvaient causer sont déjà faits. La simple vérité est que la Russie a déjà survécu aux sanctions et en est même sortie plus forte, cela est confirmé par des organisations internationales et par le secteur privé. En fait, lever les sanctions maintenant frapperait beaucoup plus l’économie russe, en particulier son secteur agricole, qui a grandement bénéficié des mesures protectionnistes de fait accordées à l’économie russe par ces sanctions. De même, l’industrie de la défense russe a réussi à s’adapter à la rupture totale de tous les contrats de défense avec la Russie par le régime ukronazi, et aujourd’hui, 100% des systèmes et des pièces militaires sont produits en Russie, moins chers et de meilleure qualité. D’ailleurs, depuis que le Congrès et Nikki ONU ont fait clairement savoir que les sanctions dureront jusqu’à ce que la Russie accepte de rendre la Crimée à l’Ukraine, rien ne changera jusqu’à ce que l’Ukraine actuelle se divise finalement en trois ou quatre parties.

Trump pourrait, en théorie, offrir aux Russes de cesser de saboter le processus de paix en Syrie, et les Russes accueilleraient sûrement cela avec plaisir. Mais comme la politique américaine d’attaques aériennes et balistiques illégales, jointes au déploiement de forces terrestres en Syrie échoue de toute façon, regardez ici et ici, les Russes vont obtenir ce qu’ils veulent, que les États-Unis soient d’accord ou non.

Quant à l’Ukraine, la situation là-bas est si mauvaise qu’un nombre croissant de spécialistes disent que même les États-Unis ont perdu le contrôle sur le Banderastan et que maintenant tout relèvera des jeux de pouvoir internes aux Ukies : la catastrophe sociale, politique, militaire, culturelle et économique a atteint ce que j’appellerais sa « vitesse de libération » lorsque les divers processus en cours sont fondamentalement chaotiques, imprévisibles et ingérables. Je doute personnellement beaucoup que les Américains aient quoi que ce soit à offrir aux Russes.

Et l’inverse ? Que pourraient offrir les Russes à Trump ?

De nouveau, j’ai peur que ce soit rien non plus.

Les politiques étrangères russes sont toutes centrées sur le développement d’un monde multipolaire et Poutine est maintenant très occupé à traiter quelques questions extrêmement importantes. Donc que peut offrir Poutine à Trump ? Une promesse de ne pas envahir la Lituanie ? Trump sait qu’une telle menace n’a jamais existé, pour commencer. Ce n’est pas comme si Poutine pouvait accepter de faire semblant de ne pas voir l’afflux permanent des forces et du matériel de l’OTAN en Europe de l’Est car cela constitue une menace grave pour la sécurité nationale russe. Les Russes pourraient-ils promettre qu’ils ne voleront pas au-dessus de la Baltique sans leurs transpondeurs ?  À peine, puisque les premiers à débrancher leurs transpondeurs étaient les Américains. Qu’en serait-il d’une promesse russe de ne pas intercepter l’avion civil du secrétaire à la Défense Mattis au-dessus des eaux internationales ? Mais attendez – c’était l’inverse, c’est l’OTAN (un F-16 polonais, en effet) qui a intercepté l’avion de Choïgou au-dessus de la mer Baltique lors d’un voyage officiel annoncé depuis longtemps, du continent russe à Kaliningrad (et qui s’est ensuite enfui dès qu’un SU-27 russe a montré les missiles qu’il portait sous ses ailes, ce qui signifie, par convention, « sortez de là ou je vous abats »). Donc ce n’est pas les Russes, mais les Américains qui doivent régner sur leur caniche aboyeur.

Aparté :
Je n’ai jamais été un grand admirateur des politiciens polonais, mais maintenant la Pologne atteint des niveaux vraiment historiques en termes de lâcheté, de déshonneur et de stupidité crasse ; de leur « guerre aux statues » à leur accusation idiote que le contrôle aérien russe a délibérément abattu un avion polonais officiel (résultant de leur incapacité totale d’accepter que leurs propres politiciens ont donné un ordre stupide à leurs pilotes), à la guerre du Premier ministre Kazinsky contre « les cyclistes et les végétariens » et à la résurrection du plan extrêmement dangereux des « Trois mers » – la Pologne est constamment  d’une stupidité assourdissante. Mais ensuite, qu’attendre d’un pays qui considère un personnage comme Pilsudksi comme un héros national ? Malheureusement, la Pologne répète sa pire erreur historique : celle d’essayer constamment de provoquer un conflit entre l’Ouest et la Russie (apparemment, l’histoire ne lui a rien appris). Donc maintenant, le minuscule caniche polonais aboie contre l’ours russe, convaincu qu’Oncle Sam et l’Occident le protégeront si l’ours vient le charger. Vraiment, la bêtise humaine est sans limite.

Je crois pouvoir deviner ce que veulent les Américains : une partition de la Syrie, sinon de de jure alors de facto.  Je ne pense pas que ça marchera. D’une part, les Américains occultent (de nouveau) le fait que le principal acteur en Syrie n’est pas la Russie mais l’Iran et que celui-ci n’a absolument aucune raison d’être d’accord avec cette partition. Les Russes non plus, bien sûr. Les seuls vraiment intéressés à une partition de la Syrie sont – qui d’autre – les Israéliens et depuis qu’ils sont de nouveau responsables de la Maison Blanche, ce sont eux qui poussent à cette « solution ». Mais c’est quelque chose que la Turquie et l’Iran ne peuvent pas accepter car cela ne ferait que créer un « Wahhabistan » en Syrie orientale, mais aussi une sorte de Kurdistan au nord – pas vraiment une recette pour la paix. Et, enfin, n’oublions pas les Syriens eux-mêmes. Ils comprennent parfaitement que toute partition de leur patrie les laisserait coincés entre Israël au sud-ouest et quelque sorte de prétendu califat de Daech au nord-est. Pourquoi accepteraient-ils un tel accord pourri et, inutile de le dire, non viable ?

Pour les Américains, bien sûr, c’est l’inverse : puisqu’ils n’ont pas obtenu que le drapeau noir de Daech flotte sur Damas, ils voient la partition de la Syrie comme le seul résultat acceptable. Ils s’opposeront par conséquent à tout processus de paix, en particulier élaboré par la Russie, l’Iran et la Turquie, avec tous les coups tordus qu’ils ont dans leur besace.

Donc la prochaine réunion ne produira-t-elle rien, rien du tout ?

Elle produira le fait que les deux dirigeants se seront parlés, en face à face. Ce n’est pas sans importance. J’ai aussi quelques espoirs pour quelque sorte d’accords de « désescalade » entre la Russie et les US/OTAN (remettre en marche leurs putains de transpondeurs !).  Si nous pouvons obtenir une reprise des discussions entre l’OTAN et la Russie, ce serait aussi une bonne chose, même si rien de plus concret n’est atteint avec ça. Je soupçonne que Trump aimerait abandonner l’Ukraine mais il ne peut le faire pour des raisons politiques. Si les Russes peuvent convaincre les Américains d’approuver, même verbalement, les pourparlers d’Astana sur la Syrie, ce serait bien parce que cela rendrait légèrement plus difficile au Pentagone et/ou à la CIA de perpétrer une attaque chimique sous fausse bannière ou toute autre absurdité.  Est-ce que j’oublie quelque chose ? Ouais, probablement des « échanges culturels » quelconques (c’est lorsque les diplomates sont vraiment désespérés et n’ont rien d’autre à offrir) ou un plan commun pour protéger les ours polaires (merci Dieu, quand même, pour les petites choses !).

Les Russes essayeront probablement d’obtenir que Trump accepte une nouvelle résolution des Nations unies sur la Syrie, mais comme nous savons tous que les États-Unis ignorent les résolutions de l’ONU de toute façon, ce ne sera pas une victoire, mais si cela sonnera bien pendant un moment.

J’espère me tromper, me tromper vraiment, et même totalement. Je regarderai la conférence de presse (conjointe, espérons-le) de Trump et Poutine vendredi, avec une minuscule étincelle paradoxale d’espoir que peut-être, peut-être, Trump a quelque chose de bien en lui. Mais je ne retiendrai pas ma respiration. On dit que l’espoir meurt en dernier. Peut-être. Je le verrai vendredi.

The Saker

L’article original est paru sur Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

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