Par Brandon Smith − Le 23 juillet 2026 − Source Alt-Market

Nous avons tous entendu cet argument pendant la majeure partie de notre vie : « La culture blanche n’existe pas. » C’est sans doute le refrain racial le plus courant, car c’est celui qu’il est le plus socialement acceptable de répéter. Si quelqu’un disait « La culture noire n’existe pas, car les Noirs sont tous issus de tribus différentes… », cette personne serait traitée de raciste par la foule « woke ». En revanche, lorsqu’il s’agit de la culture blanche, de telles affirmations sont applaudies.
La question est la suivante : pourquoi est-il acceptable de minimiser ou de dénigrer la culture blanche tout en vénérant toutes les autres cultures ? De plus, si la culture blanche n’existe pas, pourquoi les groupes minoritaires « woke » tentent-ils constamment de s’approprier l’histoire et les réalisations des Blancs ?
Je souhaite approfondir un peu plus cette question, principalement en raison des attaques incessantes contre la civilisation occidentale par le biais de la déconstruction, menée par la gauche, de nos figures et mythologies les plus populaires. Cette fois-ci, les élites hollywoodiennes ont choisi comme victime l’Odyssée d’Homère, un classique de la Grèce antique profondément ancré dans l’histoire occidentale (l’histoire blanche).
Hollywood a mis TOUT en œuvre pour ce film et je soupçonne que c’est parce qu’ils sont désespérés. Ils cherchent désespérément une victoire « woke ». Ils ont essuyé des centaines d’échecs tant au cinéma qu’à la télévision ces dernières années et il commence à sembler que « Get Woke, Go Broke » (Deviens « woke », fais faillite) soit en train de devenir la norme dans le discours populaire. Les gauchistes ne le supportent pas.
En réponse, Hollywood a truqué le jeu : ils ont fait appel à Christopher Nolan, l’un des rares réalisateurs encore en activité dans l’industrie à disposer d’un public fidèle de fans inconditionnels qui iront voir ses films quelle que soit leur qualité. Les distributeurs se sont concentrés sur les ventes de billets IMAX destinées à une clientèle plus aisée, gonflant artificiellement le chiffre d’affaires global au box-office.
Les médias n’ont cessé de faire de la propagande, en assurant une promotion massive du film plusieurs mois à l’avance. Des éléments indiquent également que Rotten Tomatoes manipule une nouvelle fois la note du public pour ce film en rejetant la plupart des critiques négatives (ils l’ont fait avec de nombreux films phares « woke » au fil des ans).
Le plus drôle, c’est que les journalistes déclarent déjà que l‘Odyssée est la « preuve » que « Get Woke, Go Broke » est un sophisme. Au moment où j’écris ces lignes, le film n’a encore généré aucun bénéfice. Ce que je trouve toutefois le plus intéressant, c’est que ces journalistes militants utilisent bel et bien l’expression « Get Woke, Go Broke » dans leur vocabulaire courant. C’est un aveu indirect de leur agenda.
Ils désignent spécifiquement notre mouvement comme leur ennemi et nous déclarent « vaincus » parce que l’Odyssée devrait rapporter de l’argent. Par défaut, ils admettent que nous représentons une menace pour eux, et que l’Odyssée est un projet « woke » conçu pour « nous réduire au silence ». Mais en quoi cela importe-t-il ?
Il est important de comprendre que les gauchistes pensent comme des enfants. Ils croient qu’avoir la « majorité » revient à avoir raison ; pour eux, détenir la majorité équivaut à détenir le pouvoir. Si l’Odyssée est un succès au box-office, ils pensent que cela prouve qu’ils constituent le mouvement politique dominant.
Peu leur importe que leur soi-disant majorité soit en réalité artificielle ; s’ils parviennent à faire croire au public que la gauche politique dispose d’un mandat social, cela leur permettra de prendre le contrôle de la culture. En d’autres termes, ils tentent de fabriquer un consensus.
Le film l’Odyssée est une salve claire visant directement les conservateurs et l’histoire occidentale. C’est une parodie multiculturelle, un film ridicule truffé d’inexactitudes historiques et basé sur une interprétation déconstructionniste rédigée par une universitaire féministe d’Oxford (Emily Wilson). Le film sape explicitement l’héroïsme du récit et fait d’Ulysse un homme brisé, souffrant d’un « traumatisme » et d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) liés à ses regrets concernant la guerre et à son comportement « colonialiste ».
Mais ces ajouts fallacieux à la mythologie m’intéressent moins que les raisons pour lesquelles ils ont été inclus.
La déconstruction d’Ulysse me rappelle ce que Kathleen Kennedy et ses acolytes chez Disney ont fait subir à Luke Skywalker dans « Les Derniers Jedi ». Ils ont pris un homme brillant, courageux et intègre pour en faire une petite salope brisée, aigrie et nihiliste – l’exact opposé de son personnage d’origine. Ce n’était pas une erreur, c’était tout à fait délibéré.
Les Blancs n’ont pas le droit d’avoir des héros audacieux, sages et sûrs d’eux. Nous sommes censés regretter notre histoire et nos accomplissements. Nous ne sommes pas censés célébrer de telles choses, car cela pourrait nous inspirer à être audacieux, sages et sûrs de nous aujourd’hui.
La distribution de l’Odyssée, où les rôles ont été réattribués à des acteurs noirs, hispaniques, asiatiques et d’autres origines (y compris une Ellen Page transgenre incarnant un guerrier grec masculin) – des personnes qui n’auraient jamais peuplé l’époque d’Homère –, constitue l’angle d’attaque habituel d’un Hollywood « woke », mais ce n’est pas la seule attaque. Si un protagoniste principal est blanc, comme c’est le cas dans le film de Nolan, il doit être démoli et affaibli. Il doit être dépeint comme humilié et en quête désespérée de rédemption, qu’il n’obtiendra bien sûr qu’en adoptant les idéaux progressistes.
La dernière chose que Hollywood souhaite, c’est de mettre en scène un héros blanc qui n’éprouve aucun remords pour ses actes et ses valeurs.
C’est là le message « woke » sous-jacent qui empoisonne véritablement le débat autour de l’Odyssée. Les acteurs issus des minorités servent avant tout de bouclier contre les critiques. Si quelqu’un se plaint de la présence d’acteurs africains, hispaniques ou asiatiques dans une épopée grecque, les médias peuvent jouer la carte du « racisme » et balayer d’un revers de main la question. Ils affirment que nous détestons simplement voir des minorités au cinéma.
Mais ce ne sont pas les minorités au cinéma qui nous posent problème ; c’est l’injection de propagande « woke ». Voilà le véritable crime. Si Christopher Nolan réalisait un film inspiré de l’« Épopée de Liyongo », un récit africain du IXe siècle, et qu’il remplaçait les personnages swahilis par des acteurs blancs dans le but de s’approprier l’histoire africaine, la gauche perdrait complètement la tête et crierait à l’« appropriation culturelle ». Le deux poids, deux mesures est flagrant.
L’Odyssée sera-t-elle rentable ? Peut-être. Le film a connu un excellent premier week-end, mais, une fois l’inflation prise en compte, il n’a même pas réussi à se hisser dans le top 50 du classement des meilleurs résultats au box-office pour un premier week-end. Le film doit rapporter environ 700 millions de dollars pour atteindre le seuil de rentabilité, sans compter les 20 % des recettes brutes qui reviennent à Christopher Nolan conformément à son contrat.
Je doute que le studio gagne beaucoup d’argent avec ce film, mais Hollywood le présentera quand même comme une victoire. D’une part, parce qu’aucun film « woke » n’a connu un tel élan depuis des années. Et d’autre part, parce que la gauche politique est à l’agonie et qu’elle a besoin d’une victoire très médiatisée pour justifier son habitude de doubler la mise sur l’échec.
Toute personne sensée et intelligente ferait remarquer qu’un seul film « à succès » ne compense pas le cimetière rempli de désastres « woke » au box-office. Cela n’a aucune importance pour la foule militante. Elle pense qu’une seule victoire effacera toutes ses pertes précédentes.
De plus, l’Odyssée est censée s’inscrire dans la longue marche marxiste vers un Occident multiculturel et la fin de l’histoire blanche telle que nous la connaissons.
Le poème épique d’Homère a été composé il y a environ 2 800 ans et constitue l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’histoire de l’humanité qui nous soient parvenues. Il témoigne des incroyables accomplissements du monde occidental ; il fait partie de la source d’où a jailli l’Occident moderne.
À l’époque de la création de l’Odyssée, la Méditerranée était majoritairement caucasienne selon les données génétiques. Cela inclut l’Afrique du Nord, qui était majoritairement caucasienne et largement « blanche » selon les normes modernes. Il convient de noter que les Africains subsahariens n’étaient pas présents en nombre notable en Afrique du Nord ni en Méditerranée avant plusieurs siècles plus tard, car la traversée des déserts d’Afrique centrale a empêché leur migration vers le nord pendant des milliers d’années.
Les Arabes étaient également peu nombreux et n’ont occupé la région en grand nombre qu’à partir de l’invasion des hordes musulmanes, bien après l’époque d’Homère.
De nombreuses représentations des Grecs et des Macédoniens de l’Antiquité, notamment sur des poteries, des fresques murales et d’autres œuvres d’art qui nous sont parvenues, montrent des personnes à la peau claire, souvent aux yeux bleus, et dans certains cas aux cheveux blonds, etc. En d’autres termes, elles étaient blanches – de nuances de blanc variées, mais toujours blanches.
Le simple fait de souligner ce fait historique et scientifique déclenchera immédiatement la fureur de la foule « woke » et de ses alliés universitaires. Vous serez submergé par une avalanche d’exceptions et de raisonnements alambiqués visant à expliquer pourquoi les peuples de ces civilisations anciennes n’étaient pas vraiment « blancs ». N’oubliez pas : « la culture blanche n’existe pas », seules d’autres cultures existent.
Beaucoup trop de détracteurs et de fanatiques des théories du complot historique pensent réellement que la composition démographique de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée à l’époque d’Homère était la même que celle de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée d’aujourd’hui. Ils ne savent rien des grands mouvements migratoires du Moyen Âge ni de l’invasion musulmane. Il est impossible d’avoir une discussion constructive avec ces personnes, car leur point de référence repose sur une ignorance totale.
Au-delà de cela, il existe une autre catégorie de personnes malhonnêtes (les gauchistes « woke ») qui considèrent comme leur devoir de discréditer l’histoire blanche et de la réécrire comme si elle n’avait jamais existé. Elles flattent souvent les complexes d’infériorité des groupes minoritaires en affirmant que l’histoire blanche est en réalité LEUR histoire. Les Blancs auraient simplement « volé » les réalisations d’autres civilisations et les auraient remplacées au fil du temps.
Cela fait partie du discours qui alimente la polémique autour de la lamentable adaptation cinématographique de l’Odyssée par Christopher Nolan. Il s’agit d’un traité « woke », d’un talisman magique conçu pour « brunir » et féminiser un énième élément du patrimoine occidental. Cela s’inscrit dans un programme plus vaste visant à faire oublier aux Blancs qui nous sommes, ou tout au moins à nous faire honte de notre identité.
Le but ultime ? Comme je l’ai dit, il s’agit de la mainmise multiculturelle sur le monde occidental. Tout découle de ce complot. Les remakes « woke » d’Hollywood y trouvent leur origine. Les politiques d’immigration massive menées par les gouvernements de gauche font avancer ce programme. La déconstruction de notre histoire dans les écoles et les universités publiques vise à endoctriner les enfants afin qu’ils n’apprennent jamais la vérité.
Jusqu’au jour où, en levant les yeux, nous constaterons que tout ce qui fait de nous ce que nous sommes a disparu : de la méritocratie au républicanisme, du christianisme à la pensée critique, de l’innovation à l’esprit d’entreprise, de la liberté individuelle au libre marché, de la propriété à la responsabilité, et oui, du colonialisme (c’est-à-dire le fait d’améliorer les enfers du tiers-monde où les gens sont incapables d’améliorer leur propre environnement, afin qu’ils ne se transforment pas en pillards cherchant à envahir nos pays).
Tout cela remplacé par un purgatoire socialiste dans lequel tout le monde est tout aussi pathétique, désespéré et inutile.
Toute cette conspiration est devenue assez transparente et d’un ennui mortel. Heureusement, un film de pacotille ne va pas inverser la tendance écrasante, à savoir le déclin lent mais constant de la folie gauchiste. Rien de ce qu’ils font ne nous échappe. Nous voyons tout, et à long terme, ils vont perdre. C’est inévitable.
Brandon Smith
Traduit par Hervé pour le Saker Francophone