La guerre contre l’Iran. Bloquer un blocus mènera à une impasse


Par Moon of Alabama – Le 14 avril 2026

À la suite de l’attaque non provoquée d’Usraélienne fin février, la République islamique d’Iran a annoncé un blocus (virtuel) du détroit d’Hormuz. Le trafic dans le détroit est passé de quelque 130 navires par jour à moins de 5.

Le déficit de pétrole, de gaz et d’engrais traversant le détroit va provoquer une dépression mondiale.

Six semaines après que son attaque contre l’Iran ait causé le problème, le Commandement central américain a réagi en bloquant tous les navires à destination et en provenance des ports iraniens :

Plus de 10 000 marins, Marines et aviateurs américains ainsi que plus d’une douzaine de navires de guerre et des dizaines d’aéronefs exécutent la mission de blocus des navires entrant et sortant des ports iraniens. Au cours des premières 24 heures, aucun navire n’a franchi le blocus américain et 6 navires marchands se sont conformés aux instructions des forces américaines de faire demi-tour pour rentrer dans un port iranien du golfe d’Oman.

Le blocus est appliqué de manière impartiale contre les navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports iraniens et des zones côtières, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d’Oman. Les forces américaines accordent la liberté de navigation pour les navires transitant par le détroit d’Hormuz à destination et en provenance de ports non iraniens.

En réponse au blocus de ses propres ports, l’Iran a annoncé qu’il bloquerait tout trafic en provenance et à destination des ports de la région du golfe Persique.

Ainsi, la situation est (à nouveau) dans une impasse. Mais l’horloge tourne. L’économie iranienne est endurcie au combat. Elle peut endurer cette situation beaucoup plus longtemps que le reste du monde ne pourra supporter la fermeture du détroit d’Hormuz, le manque de marchandises qui en découle et les soulèvements sociaux qui en seront la conséquence.

Quelque chose – quelqu’un – devra céder. Il est peu probable (archivé) que ce soit l’Iran.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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