La Célesto-politique au sujet de ce qui est important ou la richesse de la Société de l’Information


Par Andrey Devyatov − Le 4 avril 2020 − Source devyatov.su

Богатство информационного общества – коды
Académie de direction du développement. Institut de politique céleste

Adieu à la « vieille monnaie » de l’ancien monde monétaire

Le Livre des livres, La Bible, dans le troisième livre du prophète Moïse, le Lévitique (17: 11, 14) dit : « La vie/âme de la chair est dans le sang ». La science à la fin du XXe siècle a découvert que le sang avait différents « haplotypes«  (des ancêtres communs) cousus dans le génome – le code génétique des descendants de différentes tribus et peuples.


Le traité classique de l’Empereur Jaune, « Nei Ching », ou Canon de Médecine Interne, rapporte que l’âme d’une personne est double avec, d’une part, l’âme Po (魄) et, d’autre part, l’âme Hun’ (魂). Selon l’interprétation des politiciens célestes, l’âme Pô est ce qu’on appelle le génome (dans le sang du corps ou de la chair), tandis que l’âme Hun’ est ce qu’on appelle l’épi-génome (du grec épi, ce qui est en haut, et génos, origine) : l’essence du trésor du principe spirituel, le résonateur des sentiments, et le régulateur secret de la prédisposition à une ligne de comportement particulière.

L’épi-génome est le code culturel d’une population de personnes parlant et pensant dans la même langue, indépendamment des différents génomes. Il s’agit d’une possibilité innée d’obtenir des représentations provenant de l’atavisme onirique (梦) des générations anciennes, ou inconscient collectif. C’est la manifestation de l’essence invisible, dissimulée derrière le voile de la raison.

Dans la langue russe, le désir du repos de l’âme Po, après la mort du corps, a été préservé : « Et que la terre te soit légère ». En ce qui concerne l’âme Hun’, les chrétiens orthodoxes dans l’hymne à l’Esprit-Saint de Vérité et Donateur de vie (Shen en chinois) demandent: « Sauve nos âmes, Toi qui est bonté ».

Dans l’interprétation des politiciens célestes, l’éthique (ce que l’on doit, ce qui est possible et ce qui est interdit) est intégrée à la fois dans le génome et dans l’épi-génome, et forme par conséquent une base inconsciente de la foi en la réalisation de ce que l’on espère, et de la confiance dans la providence en termes de récompenses/punitions de la part du monde invisible.

D’où l’éthique orthodoxe, l’éthique protestante, l’éthique confucéenne, l’éthique du Judaïsme Orthodoxe, l’éthique de l’Islam, diverses éthiques sociales : marxiste, médicale, commerciale, etc…

En 2020, les progrès du génie génétique ont permis la rédaction du génome. Le droit des brevets a été étendu aux aliments et organismes génétiquement modifiés (y compris les virus) sous les auspices des Nations Unies. Des technologies ont émergé pour influencer l’épi-génome des populations : la population d’un code culturel donné, au sein de son habitat.

Les technologies d’influence sur l’épi-génome sont de trois types :

  • une onde de choc crée par une épidémie psychique de peur (effroi) ;
  • un raz de marée énergétique dynamique et joyeux ;
  • une vague d’apathie, d’inaction et de stupeur (engourdissement).

Au fondement de ces technologies incognito se trouve le principe de la résonance vibratoire des « fibres de l’âme » des personnes, en réponse au signal de demande « ami / ennemi ».

Avec cela, la vague déferlante de l’enthousiasme se transmet et se développe dans les contacts de sympathie et de soutien mutuel. Tandis que l’indifférence, l’équanimité, la passion et la peur découlent de la rupture des chaînes d’interaction, de la quantification des relations, de l’éloignement. Sans poignée de main, il n’y a pas de mise en contact des champs énergétiques. Sans repas commun, il n’y a pas de sympathie de l’amour fraternel, ni de participation à la volonté d’une cause commune.

Ainsi, l’influence de l’épi-génome permet de contrôler les désirs et les aspirations des gens, de former des besoins.

La traduction des spécificités du contrôle dynamique des personnes dans le langage de l’argent indique que, dans la société de l’information, la possession et le contrôle des clés des codes de l’épi-génome constitueront la richesse.

Celui qui possédera les clés du code de l’inconscient collectif sera au commandement du cortège de cette économie des impressions.

Maintenant, après cette fraîche et nouvelle interprétation des anciens termes du Canon de la Médecine Interne, ainsi que des termes spécifiques de la génétique, nous pouvons nous tourner vers la conception de l’essence de l’argent chez les politiciens célestes.

Comme le dit l’adage populaire: « Le nouveau, c’est de l’ancien oublié depuis belle lurette. »

Pour obtenir de l’aide, tournons-nous vers l’expérience de la civilisation chinoise des temps de la Grande Horde de la dynastie Yuan (sens 元: originel).

Ainsi, au XIIe siècle depuis la naissance du Christ, en Chine, le phénomène de l’argent fut divisé en deux aspects :

  1. une mesure de la valeur en circulation (échanges sur le marché) des produits d’alimentation, de l’artisanat, des services de transport, du zèle dans le service… et
  2. une unité de compte de l’activité entrepreneuriale dotée de l’unique fonction de l’enregistrement (dans le registre des comptes) des ressources matérielles et de la participation des travailleurs aux projets d’infrastructure de l’État.

Une telle séparation des fonctions de l’argent était possible grâce aux particularités de la fixation écrite des trois aspects des nombres et du temps.

Ainsi, c’est seulement dans la civilisation chinoise qu’existe l’unique possibilité d’enregistrer séparément la quantité, la séquence, et le caractère pair ou impair des choses, avec des signes différents.

La valeur et la durée linéaire sont fixées par des nombres :

㈠㈡㈢㈣㈤㈥㈦㈧㈨㈩, 零 zéro, 百 cent, 千 mille, 萬 dix mille.

La séquence (rotation/succession dans le cycle de développement) est fixée par des signes cycliques quelle que soit la valeur :

  • Verticale céleste, troncs – 甲 、 乙 、 丙 、 丁 、 戊 、 己 、 庚 、 辛 、 壬 、 癸.
  • Horizontale terrestre, branches – 子 、 丑 、 寅 、 卯 、 辰 、 巳 、 午 、 未 、 申 、酉 、 戌 、 亥.

Ainsi, les deux signes de « l’arbre de vie » enregistrent les années du cycle de 60 ans de rotation infinie du ciel du calendrier chinois.

Le caractère Pair / impair est fixé par les trigrammes des transformations : ☰☷☶☳☴☱☵☲

Comme la conscience chinoise est capable de séparer la séquence (une fois, deux fois) de la quantité (un, deux), il s’est avéré possible de diviser l’argent en deux aspects : l’argent en circulation (l’ordre de succession dans la séquence de l’échange), et hors de la circulation (uniquement comme unité de compte des quantités).

L’argent (chinois 錢 tsian) dans la circulation des biens et services est métallique depuis des siècles. Les pièces s’appelaient 幣 bi. Les lingots d’argent – « 元寶 yuanbao » en forme de bateau s’appelant, en unités de poids, « 两 lian ».

L’argent uniquement en tant qu’unité de compte, sans fonction de mesure de la valeur en circulation, fut inventé au XIIe siècle, sous forme papier, et s’appela 鈔 chao. La plus grande distribution d’argent « Chao » eut lieu dans l’État-Unifié de Gengis Khan de la dynastie Yuan.

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L’argent chinois : les pièces (bi), les lingots d’argent (lian), et les billets de crédit papier (chao)

Les instruments de crédit papier reflètent l’essence du despotisme oriental. Car contrairement aux métaux nobles, les bons de papiers n’ont aucune valeur réelle, mais se voient conférer une confiance (« credit » en anglais) par l’impression du sceau impérial rouge, comme symbole de la puissance du Ciel.

L’économie politique européenne dans son ensemble ne se contente que de décrire la fonction de la monnaie, comme mesure de la valeur en
circulation (« bi »). Les encyclopédies, dictionnaires et manuels de l’Occident éclairé restent humblement silencieux sur le système monétaire à double circuit du mode de production asiatique.

La méthode de production asiatique dans les États du despotisme oriental est caractérisée par la réunion forcée du travail d’un grand nombre de personnes dans la construction de systèmes d’irrigation à grande échelle, de barrages de protection, d’infrastructures de transport (canaux principaux, routes, ponts), de structures cultuelles (tombeaux) et défensives (Grande Muraille de Chine) ; où l’empereur – le Fils du Ciel – agissait en bon père attentionné de son peuple.

Il est fondamental de noter que le financement de la construction d’infrastructures à grande échelle pour le bien commun avec les bons de crédit papier « Chao » était en fait une unité de compte qui ne mesurait en aucun cas le coût d’une ressource, mais seulement le temps de vie des gens, employé aux travaux publics au nom du bien commun.

Prenons par exemple le creusement d’un canal et la construction d’un barrage. Les travaux consistent à extraire la terre du lit du futur canal et à la transférer à l’emplacement du futur barrage protecteur. La terre n’a aucune valeur, c’est la nature, et le propriétaire du territoire est l’Empereur. Le travail n’a pas non plus de valeur, car il s’effectue non pas contre un salaire, mais sur ordre.

Dans la construction, les gens dépensent le temps de leur vie, comptabilisé en jours ouvrés. Les jours ouvrés sont comptabilisés, et leur nombre est attesté par une quittance émise par l’État sous la forme d’un bon de crédit papier « chao ». Avec cela, l’État acceptait les Chao pour l’acquittement de l’impôt.

La conversion entre la monnaie métallique de la circulation monétaire commerciale et le papier-monnaie issu de la construction d’infrastructures avait lieu dans les bureaux de change gouvernementaux « bi »/ »chao », situés dans les bazars.

Pour couvrir les coûts du commerce et les besoins du gouvernement, un bénéfice fixe des échanges était défini.

Maintenant, si l’on admet que la nouvelle richesse de la société de l’information sera la technologie de l’incognito (influence sur l’épi-génome), qui permet de former ou d’inhiber inconsciemment certains besoins de la vie des gens, alors l’unité de compte de cette richesse sera une année de vie dans le cycle (circulation) de la reproduction du capital, considérée comme l’octroi du temps de vie des gens pour le bien commun (共享).

Ensuite, avec les clés de la gestion du code culturel (épi-génome) de la vie d’une génération d’une quelconque population (dans la chronologie des dates), la connaissance des fenêtres d’opportunité sera déterminée (la phase des « moments propices » – kairos) par la technologie incognito, qui interceptera le cycle de l’histoire, c’est-à-dire de la somme des vagues des flux et des reflux énergétiques de différentes périodes.

C’est-à-dire que ce qui est nouvellement important, ou capital, dans l’économie de la connaissance des codes culturels des populations de la société de l’information deviendra la capitalisation des phases du cycle de renouvellement des générations.

L’unité de compte de ce nouveau capital sera l’année de vie. Et l’accumulation du nouveau capital sera réalisée sous la forme immatérielle de la bonne volonté sous le nom de « goodwill », c’est-à-dire d’une capacité d’innover pour le bien commun. Ces capacités extraordinaires des personnes, en raison de leur caractère indissociable ou inaliénable vis à vis de leur détenteur, ne peuvent prendre la forme de droits transmissibles de propriété, ni être vendus. La bonne volonté ne peut qu’être une part apportée à l’œuvre commun dans le cycle des obligations.

Par conséquent, apparaîtra une nouvelle monnaie ayant la fonction de « chao ».

Il s’agira probablement de crypto-monnaies mondiales et gouvernementales (issues de l’expérience de la méthode de production asiatique avec un système monétaire à double circuit) : des unités de compte numériques codées, et liées par nature au poids de l’or, et utilisées dans le protocole des comptabilités (transactions) selon la technologie blockchain.

Quatrième partie du traité « La Politique Céleste sur ce qui est Important, ou capital » (Das Kapital – 资本 论)

Andrey Devyatov

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Traduit du Russe par Carpophoros, relu par Marcel pour le Saker Francophone

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