Antipresse. Le monde à livre ouvert


Par Slobodan Despot − Le 6 décembre 2018 − Source antipresse.net

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L’antipresse a 3 ans. Après la diffusion d’une interview, il y a 2 semaines, voici quelques morceaux choisi de leur abécédaire, certains libre d’accès d’autres non. Abonnez-vous et profitez chaque dimanche de votre tartine d’impertinence beurrée sur tranche de Culture.

A- Antipresse

Le dernier luxe qu’il nous reste

Le temps et l’espace sont les derniers luxes de l’homme moderne. Nous nous octroyons le luxe d’explorer exhaustivement nos sujets et de les placer dans une perspective culturelle aussi vaste que possible. C’est encore une exception distinctive de l’Antipresse vis-à-vis du cours principal de l’information médiatique. Réduite à des chroniques rapides et à des brèves, l’Antipresse ne serait qu’un bulletin de plus dans une offre pléthorique.

SD, «La philosophie d’Antipresse», AP27 | 5.6.2016

C – Complot

A-t-on besoin de complots?

Pour Zinoviev, les membres de la suprasociété n’ourdissent pas sciemment. Ils ne font que fonctionner autrement, de la même manière que la fourmi-soldat fonctionne autrement que la fourmi-ouvrière. La particularité de notre époque est que les «conteneurs humains» qu’administrent ces élites ne se dénombrent plus en milliers ou millions, mais en milliards d’individus. Dans les faits, les élites se posent en gardiens et dresseurs de la masse humaine. Il n’y a pas trace
de démocratie dans la société globalisée. Mais pas de complot non plus. Toutes les cartes sont sur la table.

SD, «Théorie du complot», AP18 | 3.4.2016

D – Dictature

Lettre ouverte à Georges Bernanos

Cher et vénéré Maître Georges, je me suis demandé à quel saint me vouer cette semaine et je n’ai trouvé que vous. J’ai vu la France s’essayer à la dictature comme les bourgeoises s’essaient à la prostitution: avec une burlesque maladresse et une laborieuse application.

SD, «La France, une dictature en marche», AP132 | 10/06/2018

E – Empire

Le Saker nous parle

On l’appelle simplement le «Saker» (faucon sacre). C’est un Suisse d’origine russe, polyglotte et cultivé, et son nom de plume se confond avec celui de son site. Il est le fondateur d’un des blogs les plus influents de ces dernières années: Vineyard of the Saker. Lancé à l’origine aux États-Unis comme le journal de bord d’un Européen expatrié, exaspéré par la propagande anti-russe, le Saker a acquis un lectorat fidèle et passionné depuis les événements d’Ukraine et de Syrie qui ont marqué une intensification des opérations de l’«Empire» contre les intérêts de la Russie. [Entretien avec Slobodan Despot]

«Le Saker: «A leur globalisation, nous opposons une résistance globale!»», AP52 | 27.11.2016

I – Italie

Florence, le berceau de la modernité

J’ai vu des pays où la croix est inconnue ou prohibée. J’ai passé des heures dans les jardins des medresas d’Istanbul. J’ai purifié mon corps dans le Gange en y regardant passer les vaches mortes, le ventre gonflé à éclater. J’ai arrosé le
lingam dans des temples hindous et laissé inscrire le troisième œil sur mon front. J’ai traversé Budapest et Sofia dans la grisaille de plomb du communisme. J’ai avalé des bibliothèques d’occultisme et vu des rites innommables. Mais me suis rarement senti aussi loin de Dieu que parmi les palais florentins.

SD, «Virée aux sources du monde moderne», AP58 | 8.1.2017

O – Occident

Le barrage de l’Atlantique

La mission des petits pays blonds sur le rivage est de l’Atlantique, de la Belgique au Cap Nord, est d’assurer une façade civilisatrice au système de prédation planétaire dont ils sont le cœur mais non la tête. Ils hébergent les parlements, les institutions scientifiques et culturelles, les ONG humanitaires et l’essentiel de l’appareil idéologique présentable. Ils entretiennent une social-démocratie de bon aloi, veillent à l’ouverture des frontières aux migrants du Sud tout en garantissant la fermeture aux cousins de l’Est.

SD, «Le Nobel à Dylan: dynamite ou pétard mouillé?», AP46 | 16.10.2016

V – Voyage

Au cœur du Régiment immortel

Mes  amis  avaient  donc  raison:  ce rassemblement  n’était  pas  une  affaire de guerre, mais une affaire de famille, d’identité et de ré-enracinement. Le Régiment immortel continuera donc de défiler de sa démarche flânante.  Il englobera d’autres conflits à Alep, on marche déjà avec les portraits des morts de la guerre contre l’État islamique et sans doute d’autres nations. Le souvenir des aïeux est un remède simple et puissant au collectivisme et à la dépersonnalisation de la guerre moderne, une guerre contre l’humanité en soi et qui ne se livre pas seulement sur les champs de bataille.

SD, «La  Grande  Armée  des  ancêtres», AP128 | 13/05/2018

Slobodan Despot et sa rédaction

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