Par Moon of Alabama – Le 1er juin 2026
Le gouvernement israélien, poussé par ses Sionazis et avec le soutien de la Maison Blanche, a annoncé qu’il allait attaquer la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth. Dahiyeh est un quartier civil normal qui est censé avoir une majorité chiite ayant des sympathies pour le Hezbollah.
Israël dit qu’il va renouveler ses frappes contre le Hezbollah à Beyrouth après avoir fait pression pour obtenir le feu vert des États-Unis – Times of Israel
Israël a annoncé lundi matin qu’il renouvellerait ses frappes contre le bastion du Hezbollah dans le sud de Beyrouth, après avoir considérablement réduit les attaques contre la capitale libanaise pendant des semaines à la demande de l’administration du président américain Donald Trump, …
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont déclaré dans un communiqué conjoint qu’ils avaient ordonné aux Forces de défense israéliennes de frapper des cibles du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
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Des rapports avaient précédemment indiqué qu’Israël faisait pression sur les États-Unis pour qu’ils accordent la permission de reprendre des frappes massives sur le bastion du groupe terroriste, et qu’un responsable américain avait laissé entendre qu’un tel feu vert pourrait arriver.
Le Liban est une des causes de blocage d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a mis en garde contre les conséquences d’une violation aussi grave du cessez-le-feu :
Seyed Abbas Araghchi @araghchi – 11:04 UTC · 1 juin 2026
Pour une attention immédiate :
Le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis est sans équivoque un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban.
Sa violation sur un front est une violation du cessez-le-feu sur tous les fronts.
Les États-Unis et Israël sont responsables des conséquences de toute violation.
En réaction à l’annonce israélienne, l’Iran a interrompu toutes les négociations et menacé de répondre de la même manière.
Hamidreza Azizi @HamidRezaAz – 13: 28 UTC · 1 juin 2026
L’agence de presse Tasnim, affiliée au CGRI, rapporte que l’équipe de négociation iranienne suspend l’échange de textes et de messages avec les États-Unis par l’intermédiaire du médiateur pakistanais, citant les opérations militaires israéliennes en cours au #Liban.
Le motif invoqué par Téhéran est que le Liban est une condition préalable à tout accord de cessez-le-feu, et cette condition a maintenant été violée. Les négociateurs iraniens ont déclaré que les pourparlers ne reprendraient pas tant que les opérations israéliennes au Liban ne s’arrêteraient pas et que les forces israéliennes ne se retireraient pas du territoire libanais occupé.
L’annonce comporte également une menace : la fermeture complète du détroit d’Ormuz – après une certaine facilité de transit au cours des deux dernières semaines – et “l’activation du front Bab al-Mandab” en tant que mesures punitives contre Israël et ses alliés.
Le Liban compte pour l’Iran. Les dirigeants iraniens ne peuvent ignorer ce qui se passe là-bas.
Actuellement, environ 15% des approvisionnements mondiaux réguliers en pétrole sont bloqués dans le détroit d’Ormuz. Contournant ce blocus par son pipeline est-ouest, l’Arabie saoudite exporte actuellement quelque 4 à 5 millions de barils par jour via ses ports de la mer Rouge, Yanbu et Bab el-Mandab.

J’avais précédemment décrit comment la fermeture de Bab el Mandab nuirait au transport maritime et à l’approvisionnement en pétrole :
Maritime traffic montre un grand nombre de Très Gros transporteurs de brut (VLCC) près de Yanbu en attente d’être chargés. Avec la sortie de la mer Rouge vers le sud fermée à Bab al Mandeb (Porte des Larmes), ces transporteurs sont, comme je l’avais prédit il y a un mois, pris au piège. Ils sont trop gros pour s’échapper vers le nord par le canal de Suez.
Si l’Iran, avec l’aide d’Ansar Allah au Yémen, ordonnait la fermeture de Bab el Mandab, les approvisionnements mondiaux en pétrole diminueraient encore de 4 à 5%.
Jusqu’à présent, un tampon d’approvisionnement en pétrole stocké avait permis une consommation de pétrole au-delà des approvisionnements actuels. Même si les prix avaient augmenté, il n’y avait pas de pénurie. Exxon et d’autres compagnies pétrolières ont récemment averti que toutes les réserves disponibles sont vides.
Nous n’avons pas encore constaté la destruction de la demande nécessaire pour équilibrer l’offre et la consommation mondiales de pétrole. Le véritable resserrement du marché interviendra dans les prochaines semaines. Les prix du pétrole brut et de ses produits devraient augmenter fortement jusqu’à ce que la demande ait diminué de 15 à 20% et rattrapé l’offre.
Toute fermeture de Bab el Mandab entraînera des prix du pétrole encore plus élevés et une diminution des approvisionnements aux pompes à essence.
Il est grand temps que la Maison Blanche reconnaisse qu’il n’y a pas d’autre issue que de faire la paix avec l’Iran.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
