Ordre de bataille


L’histoire ne suit pas une ligne droite. Ce qui ressemble à de la stagnation peut être un prélude. Ne perdons pas espoir. − RVassil sur X


Par James Howard Kunstler – Le 13 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Ne paniquez pas à cause des mines dans le détroit d’Ormuz et de la flambée du prix du pétrole. L’Iran dispose de plusieurs milliers de mines, il faut bien que quelqu’un les dépose dans l’eau. L’Iran n’a plus de navires de guerre. Il ne dispose que de petits bateaux. Les États-Unis peuvent voir tout ce qui bouge en surface ou qui est amarré aux quais. Nous les détruisons méthodiquement. Les médias qui veulent que les États-Unis échouent dans cette opération (à cause de Trump) veulent vous faire croire que nous n’avions aucun plan pour faire face à ce problème. Ce n’est pas le cas.

Très peu de mines ont en réalité été posées jusqu’à présent. Les pétroliers ne traversent pas le détroit d’Ormuz parce que leurs capitaines sont inquiets. Leurs navires et leurs cargaisons valent des millions et l’assurance coûte des millions. Ils attendent donc sur place, en retrait. Les États-Unis ont encore du travail à faire pour détruire les défenses côtières iraniennes, notamment les sites de lancement de missiles et de drones. L’Iran tire tout ce qui lui reste. Chaque fois qu’ils lancent quelque chose, nous voyons la géolocalisation sur nos satellites et nos radars. Les lanceurs mobiles sont un peu plus délicats à contrer car, évidemment, ils tirent et se déplacent. Mais ils ne se déplacent pas toujours assez vite, et leur nombre n’est pas illimité.

La marine américaine a désarmé ses quatre dragueurs de mines de classe Avenger dans le golfe Persique en septembre 2025, mais les a remplacés par des navires de combat littoral (LCS) plus agiles, capables de contrer les sous-marins et de déminer. Deux navires LCS — l’USS Santa Barbara et l’USS Canberra — ont été déployés discrètement en mars 2025.

Un LCS utilise un système de détection de mines par laser aéroporté et un système de neutralisation de mines aéroporté via un hélicoptère. En mer, il utilise un sonar de détection de mines et le système de balayage par influence sans pilote — tous commandés depuis des navires de surface sans pilote. Le véhicule de balayage sans pilote déclenche les mines magnétiques, acoustiques ou combinées, tandis que le LCS se tient à distance de sécurité.

Les navires LCS sont équipés d’un lanceur SeaRAM à 11 cellules pour la défense ponctuelle, qui tire des missiles Rolling Airframe — des missiles rapides guidés par radar conçus pour abattre les missiles anti-navires et les drones à courte portée. Ils transportent également des missiles Longbow Hellfire dotés d’un logiciel et d’un matériel mis à jour spécifiquement pour contrer les drones. Le Longbow Hellfire utilise une technologie de guidage radar lui permettant d’engager des cibles à travers les interférences du champ de bataille, avec une portée pouvant atteindre huit kilomètres — ce qui donne au LCS la capacité d’engager les drones avant qu’ils ne s’approchent. Les navires LCS seront accompagnés de destroyers de classe Arleigh Burke équipés du système Aegis et de suites complètes de défense antimissile pour se protéger contre l’ensemble des menaces iraniennes.

Les marchés pétroliers sont extrêmement sensibles à tout changement dans l’environnement pétrolier, et la guerre induit les changements les plus extrêmes. Même en dehors de la guerre, des choses étranges se produisent. Le 20 avril 2020 a marqué l’apogée de la paranoïa liée au Covid-19, alors que la vie quotidienne s’arrêtait partout dans le monde occidental. Le prix des contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) — en particulier le contrat de mai 2020, qui expirait le lendemain — s’est effondré à un niveau historiquement bas de -37,63 dollars le baril.

Autrement dit, les vendeurs payaient littéralement les acheteurs pour qu’ils leur prennent leur pétrole. Le lendemain, le 21 avril, les prix avaient rebondi pour revenir en territoire positif, bien qu’ils restassent à des niveaux très bas, entre 10 et 15 dollars le baril.

La situation actuelle, avec le pétrole autour de 100 dollars, ne sera pas éphémère, mais elle ne durera pas éternellement non plus, alors respirez profondément et calmez-vous. Bien sûr, aux États-Unis actuellement, des médias séditieux saisiront toutes les occasions pour susciter une anxiété intense au sein du grand public afin de détourner l’attention de la stratégie que le président DJT met en œuvre pour 1) améliorer la position géopolitique et les relations des États-Unis, et 2) vaincre les forces tant externes qu’internes qui cherchent à détruire le pays.

C’est pourquoi vous verrez peut-être que la prochaine étape de cette stratégie de combat visera les saboteurs au sein de notre propre pays, notamment les personnalités politiques à l’origine du complot mené depuis une décennie pour saper le président, les rebelles administratifs qui dirigent la « résistance » au sein des agences gouvernementales, les ninjas du « Lawfare » qui faussent le système judiciaire, et les grosses fortunes qui financent les centaines d’ONG tentant de déclencher une révolution de couleur ici. J’ai des visions de défilés de suspects et d’actes d’accusation arrivant sur les zéphyrs du printemps.

Il semble pour l’instant que le leader de la majorité, John Thune et son troupeau de RINO, vont piétiner le SAVE Act (réforme électorale) jusqu’à l’échec. Mais considérez que le FBI de M. Trump a eu plus d’un mois pour analyser les preuves électorales du comté de Fulton, en Géorgie, issues de l’élection de 2020 (alors qu’il n’a saisi que la semaine dernière les archives du comté de Maricopa, en Arizona, et pour autant que nous le sachions, l’agence dispose également de preuves électorales de 2020 provenant de Pennsylvanie, du Michigan, du Wisconsin et du Nevada). Préparez-vous donc à ce que le public soit choqué et stupéfait par ce qui a été découvert, et attendez-vous à un changement radical d’attitude chez les sénateurs américains embarrassés, qui seront contraints de se rallier à la réforme électorale.

Au milieu de tout cela, on pourrait s’attendre à ce que Cuba s’effondre — un événement capital, en réalité, compte tenu des méfaits cumulés que le gouvernement cubain a provoqués dans tout l’hémisphère occidental depuis 1958. Nous n’avons même pas besoin de faire quoi que ce soit pour que cela se produise, il suffit de réagir après coup en fournissant une aide d’urgence en nourriture et en carburant, et peut-être en aidant à éviter le massacre vengeur de l’ancien réseau de gouvernance de Castro. Nous ne voulons pas d’un bain de sang là-bas.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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