Scandale derrière la fausse approbation du vaccin Pfizer par la Food and Drug Administration


Par William Engdahl – Le 30 août 2021 –  Source New Eastern Outlook

L’autorité gouvernementale américaine chargée de la réglementation des médicaments, la Food and Drug Administration [FDA dans la suite du texte,NdT], vient d’annoncer qu’elle avait approuvé le vaccin génétique à ARNm de Pfizer et BioNTech. Mais dans quelles conditions ?

Ce supposé nouveau statut est utilisé par l’administration Biden et de nombreux États et entreprises pour imposer la vaccination obligatoire. Le conseiller Covid de Biden, Tony Fauci du NIAID, en conflit d’intérêts notoire, s’appuie sur cette décision pour pousser à une vaccination nationale obligatoire dans tout le pays. Ce qui n’est pas révélé, c’est le cloaque de corruption et de conflits d’intérêts entre la FDA et les grandes entreprises pharmaceutiques, dont Pfizer, qui sont à l’origine de cette approbation précipitée. Et il ne s’agit pas d’une approbation complète pour le vaccin de Pfizer, mais seulement pour le vaccin juridiquement différent de BioNTech.

« …le cachet final d’approbation » ?

Le 23 août, la FDA annonçait l’approbation totale de la substance génétiquement modifiée qu’est l’ARNm de Pfizer. Mais en réalité pas tout à fait, lorsque l’on étudie les documents complets de la FDA. M. Fauci, dont le NIAID a des intérêts financiers dans le vaccin, a qualifié la décision de la FDA de « cachet final d’approbation ». Or, elle est tout sauf finale ou issue d’une évaluation médicale impartiale, scientifique et rigoureuse. Il s’agit plutôt d’une décision à motivation politique prise par une FDA dont la corruption dépasse l’imagination.

Revenant sur sa déclaration de 2020 selon laquelle elle tiendrait des audiences normales du comité consultatif de la FDA, avec des experts indépendants pour discuter de la demande d’approbation complète de Pfizer, la FDA a maintenant déclaré au British Medical Journal (BMJ) qu’elle pensait qu’une réunion n’était pas nécessaire avant d’accorder l’approbation complète d’un des vaccins le plus controversé de l’histoire moderne. Le BMJ cite Kim Witczak, un défenseur de la sureté des médicaments qui représente les consommateurs au sein du comité consultatif de la FDA sur les médicaments psychopharmacologiques : « Ces réunions publiques [de la FDA] sont impératives pour instaurer la confiance, en particulier lorsque les vaccins ont été commercialisés à la vitesse de l’éclair dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence. »

Witczak poursuit avec une note alarmante : « Il est déjà inquiétant que l’approbation complète soit basée sur des données prises sur une période de seulement six mois alors que les essais cliniques ont été conçus pour être étendus sur deux ans. Il n’y a plus eu de groupe de contrôle après que Pfizer ait offert le vaccin aux participants du groupe placebo, avant la fin des essais. » Relisez ça, lentement. Pendant les essais, Pfizer a détruit le propre groupe de contrôle à mi-parcours ! Et l’utilisation de ce vaccin à ARNm depuis six mois dans le monde entier a entraîné des effets secondaires catastrophiques qui ont été officiellement totalement ignorés. Est-ce de la « science », Dr Fauci ?

Le refus de la FDA et de sa directrice par intérim, Janet Woodcock, de convoquer son comité consultatif sur les médicaments pour discuter des décisions de Pfizer et de BioNTech est d’autant plus choquant qu’en juin, trois membres de ce même comité ont démissionné en signe de protestation pour avoir été ignorés au cours d’une autre approbation de médicament. La radio NPR a rapporté : « Trois experts ont maintenant démissionné d’un comité consultatif de la Food and Drug Administration après que l’agence a approuvé un médicament contre la maladie d’Alzheimer appelé Aduhelm, contre les souhaits de presque tous les membres du panel. » L’un des trois, le Dr. Aaron Kesselheim, dans sa lettre de démission du comité consultatif de la FDA (10 juin 2021), écrivait :  » Tant pour l’eteplirsen que pour l’aducanumab, les décisions des administrateurs de la FDA d’ignorer les recommandations claires du comité consultatif ont conduit à l’approbation de deux médicaments hautement problématiques qui offrent peu de preuves qu’ils seraient significativement bénéfiques pour les patients… Avec l’eteplirsen, l’AdComm (comité consultatif) et le propre personnel scientifique de la FDA ont signalé qu’il n’y avait pas de preuves convaincantes que le médicament fonctionnait ; ces deux groupes n’ont pas été écoutés par les dirigeants de la FDA…  »

Le refus de la FDA de convoquer son comité consultatif pour la décision de Pfizer est d’autant plus étonnant que les Centres gouvernementaux de contrôle des maladies (CDC), dans leur banque de données officielle VAERS pour l’enregistrement des effets négatifs des vaccins, ont enregistré 8 508 rapports de décès suite à l’injection du vaccin à ARNm de Pfizer au cours des sept derniers mois, un nombre supérieur à celui de tous les vaccins combinés au cours des 30 dernières années.  En refusant une audition publique, la FDA a évité toute discussion sur ces chiffres alarmants de décès, sans parler des dizaines de milliers d’effets secondaires graves, dont des crises cardiaques, des caillots sanguins, des fausses couches, des paralysies permanentes, provoqués par les injections de Pfizer-BioNTech. La déclaration publique de Fauci, avant l’approbation, selon laquelle il s’attendait à cette approbation, est également une influence contraire à l’éthique, mais c’est le moindre des crimes.

Approbation truquée

Il semble que la FDA ait usé d’une ruse astucieuse en rendant des décisions distinctes pour un vaccin Pfizer Inc. et BioNTech, largement utilisé aux États-Unis, et une autre décision pour le vaccin similaire du partenaire allemand de Pfizer et développeur de la plate-forme d’ARNm, BioNTech de Mayence. C’est seulement BioNTech qui a obtenu l’approbation de la FDA, mais sous réserve de la réalisation d’une série de tests supplémentaires sur des groupes sélectionnés, notamment des nourrissons, des femmes enceintes et des jeunes, d’ici 2027. Le vaccin américain, le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19, n’a obtenu qu’une extension de son autorisation d’utilisation d’urgence (EUA), et non une approbation complète !

Dans sa lettre séparée adressée à Pfizer, la FDA déclarait : « …Le 23 août 2021, ayant conclu que la révision de cette Autorisation d’Urgence est appropriée pour protéger la santé ou la sécurité publique en vertu de la section 564(g)(2) de la Loi, la FDA réédite la lettre d’autorisation (d’utilisation d’urgence) du 12 août 2021 dans son intégralité avec des révisions incorporées pour clarifier que l’autorisation restera en place pour le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour l’indication et les utilisations précédemment autorisées… » (c’est nous qui soulignons).

Dans une note de bas de page de la lettre, la FDA admet qu’il existe deux entités et deux vaccins juridiquement distincts : le vaccin Covid-19 de Pfizer-BioNTech et le vaccin Comrinaty de BioNTech GmbH de Mayence, qui a son propre nom commercial. La FDA écrit que « les produits sont légalement distincts avec certaines différences… ». Légalement distincts signifie deux vaccins séparés. Si vous trouvez cela déroutant, c’est normal. Ce n’est qu’en vertu d’une décision de l’Autorisation d’Urgence que Pfizer est actuellement exemptée de la responsabilité des vaccins. Certains avocats qualifient la ruse de la FDA de tactique classique du « j’attire et change le produit », une forme de fraude basée sur la tromperie.

Le Dr Robert Malone, vaccinologue américain et concepteur de la technique de l’ARNm, a accusé la FDA de jouer un « jeu de passe-passe bureaucratique » avec sa prétendue approbation précoce du vaccin Covid-19 de Pfizer. Il cite les deux lettres distinctes de la FDA : « Il y a une lettre pour Pfizer et une lettre pour BioNTech. Le New York Times et le Washington Post se sont trompés. L’autorisation n’est pas pour Pfizer. L’autorisation est pour BioNTech, et elle ne sera accordée qu’au moment où le produit BioNTech sera disponible… »

Ajoutant aux irrégularités bizarres, dans ses deux lettres séparées, l’une à BioNTech et l’autre à Pfizer, la FDA supprime à plusieurs reprises le lieu de fabrication du vaccin qu’elle approuve. Pourquoi cela ? Est-ce en Chine où BioNTech a un accord conjoint avec Fosun Pharma de Shanghai pour produire et commercialiser conjointement le vaccin Comirnaty pour le COVID-19 ? Pourquoi ont-ils besoin de cacher ces données de localisation au public ? Cela révélerait-il toute la fraude ?

Conflits d’intérêts entre la FDA et Pfizer

En 2019, Pfizer a procédé à une nomination très conflictuelle au sein de son conseil d’administration. Elle a en effet embauché Scott Gottlieb, qui venait de démissionner de la tête de la FDA trois mois plus tôt. Si cela donne l’apparence d’un énorme conflit d’intérêts, c’est que c’en est un. Aux côtés de Gottlieb au conseil d’administration de Pfizer siège le Dr Susan Desmond-Hellmann, qui a dirigé la Fondation Bill et Melinda Gates jusqu’en 2020. La Fondation Gates est à l’origine de chaque élément clé de la ruée vers le vaccin contre le covid et possède des actions de Pfizer par-dessus le marché.

Une autre personne qui fait le lien entre Pfizer et Gates est le professeur Holly Janes, experte en biostatistique à Seattle, ville natale de Gates, au centre de recherche sur le cancer Fred Huff. Janes est également membre du comité des vaccins de la FDA jusqu’en 2023. Elle a notamment co-conçu les essais controversés des vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna pour le NIAID de Fauci depuis son centre de Seattle, qui est également financé par la Fondation Gates.

Janes est professeur au centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, division des vaccins et des maladies infectieuses, connu sous le nom de Fred Hutch. Auparavant, elle avait reçu des fonds de recherche de la Fondation Gates pendant une période de six ans, lorsqu’elle a travaillé pour la Fondation Gates de 2006 à 2012 afin de développer « un soutien statistique et de conception d’étude pour des essais précliniques de performance des vaccins. » Le professeur Janes a également participé au développement du programme de suivi des données sur les vaccins à l’université John Hopkins.

La personne qui dirige la FDA en tant que « directrice par intérim » est Janet Woodcock. La qualifier de « sans tâches » serait un peu léger. Elle est à la FDA depuis 1986, presque aussi longtemps que Fauci au NIAID. Woodcock était le choix de Biden pour diriger la FDA, mais l’opposition massive de 28 groupes, dont des procureurs généraux d’État et des groupes de citoyens, a forcé à ce qu’elle soit nommer « intérimaire », ce qui ne nécessite pas d’examen par le Congrès.

Mme Woodcock fut directement responsable de l’approbation par la FDA d’opioïdes mortels, malgré les objections de ses propres scientifiques et autres conseillers. Il y a vingt ans, alors qu’elle dirigeait l’unité responsable de la FDA, Mme Woodcock a joué un rôle déterminant dans l’approbation d’un opioïde puissant, le Zohydro, bien que le propre comité consultatif scientifique de la FDA ait voté à 11 contre 2 pour que le médicament ne soit pas commercialisé parce qu’il n’était pas sûr. Le site en ligne Drugs.com publie : « L’hydrocodone (Zohydro) peut ralentir ou arrêter votre respiration. N’utilisez jamais le Zohydro ER en plus grande quantité ou pour une durée plus longue que celle prescrite. Avalez-le entièrement pour éviter d’être exposé à une dose potentiellement mortelle. L’hydrocodone peut créer une accoutumance, même à des doses régulières. » Woodcock a ensuite approuvé la vente d’une pilule narcotique très forte, l’OxyContin, comme étant « plus sûre et plus efficace que d’autres analgésiques », sur la base des fausses allégations du fabricant, aujourd’hui en faillite, Purdue Pharma. Depuis, quelque 500 000 Américains sont morts des suites d’une dépendance aux opioïdes.

Woodcock est clairement la personne clé de la FDA derrière la décision trompeuse du 23 août concernant Pfizer, veillant à ce qu’il n’y ait pas d’audiences consultatives publiques pour examiner les données pertinentes. Il serait pertinent de savoir quelles discussions ou communications ont eu lieu avec son ancien patron, maintenant directeur de Pfizer, Scott Gottlieb.

Pourquoi ?

De nombreuses questions restent sans réponse dans cette histoire tordue de corruption à la FDA et chez Pfizer. Ce théâtre a-t-il été monté à la hâte par l’administration Biden pour accélérer la vaccination forcée de millions d’Américains incertains ou sceptiques à l’idée de prendre un vaccin d’urgence ou expérimental ? Pourquoi les médias grand public et les politiciens exercent-ils une telle pression pour que chaque homme, femme et maintenant enfant des États-Unis soit vacciné ? Les vaccins sont-ils vraiment sûrs alors que les cas d’effets indésirables après avoir reçu le vaccin Pfizer sont si nombreux ? Pourquoi la FDA a-t-elle refusé de laisser son comité indépendant sur les vaccins s’exprimer ?

Il faut rajouter que, depuis le 14 août, Pfizer n’impose pas la vaccination de ses propres employés. De même, la Maison Blanche de Biden ne rend pas obligatoire la vaccination de son personnel. Ce sont toutes des questions sérieuses qui exigent des réponses sérieuses et honnêtes.

William Engdahl

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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