Le cadeau empoisonné de Hong Kong


Par Godfree Roberts − Le 2 juillet 2019 − Source The Unz Review

Dans nos conversations à propos de Hong Kong et de la Chine, nous étions tous d’accord sur un point: si tu veux progresser dans ta carrière, tu as le choix entre aller aux États-Unis ou rentrer en Chine, mais il n’y a aucun futur à Hong Kong. Ces dernières années, la rapidité du déclin de Hong Kong nous a sidérés. Lors de la rétrocession de 1997, le PIB par habitant de Hong Kong était le double de celui de Macao. Le PNB de Hong Kong représentait 18% de celui de la Chine; en 2013 il ne représentait plus que 3%. Aujourd’hui le PNB par habitant de Macao est le triple de celui de Hong Kong. En 1997, ni Beijing, Shanghai ou Guangzhou n’avaient de PNB s’approchant de celui de Hong Kong. Aujourd’hui ils l’ont tous dépassé, comme celui de Shenzhen et de Tianjin. Hong Kong, oublie-moi s’il te plait.

Le bon vieux temps

Sous la colonisation britannique, le public de Hong Kong n’avait pas son mot à dire dans les affaires politiques comme les nominations du personnel politique ou le choix du Gouverneur, qui était également le Commandant des forces armées, et avait tous pouvoirs à part celui de prononcer des condamnations à mort. Les écoutes téléphoniques ne nécessitaient pas de mandat; lorsque la police interdisait des manifestations, la seule chose que pouvaient faire les tribunaux était de vérifier la légalité de la procédure; le Parlement ne servait qu’a entériner les décisions de l’Exécutif et aucune opposition politique n’était tolérée. Aujourd’hui, sous la soi-disante « oppression communiste » que subit Hong Kong, les tribunaux vérifient que les décisions de police sont justifiées, les citoyens élisent leurs députés, il existe une réelle opposition politique au gouvernement, et le Chief Executive ne peut ni déclarer la Loi martiale ni convoquer l’armée. Cela dit, certaines choses n’ont pas changé: il est toujours illégal à Hong Kong de devenir membre du Parti communiste chinois.

Éléments manquants

Ci-dessous figurent certains aspects du Hong Kong contemporain qui ne sont jamais mentionnés dans les reportages de nos médias:

  1. Aussi longtemps qu’elle contrôlait l’accès à l’immense marché chinois, Hong Kong a prospéré. Le capitalisme, la démocratie ou le système judiciaire britannique n’ont rien à avoir avec cette prospérité.
  2. Si Hong Kong avait rejoint la Chine [sans son statut distinct de Région administrative spéciale, NdT] en 1997, sa prospérité aurait été assurée.
  3. Le Royaume-Uni a offert à Hong Kong, juste avant la rétrocession à la Chine, le cadeau empoisonné de la démocratie électorale, qui a annihilé tout espoir de développement continu.
  4. Lorsque la Crise financière asiatique (1997) a ravagé les marchés de l’immobilier, le Chief Executive de Hong Kong,  M. Tong Chee-Hwa a lancé le « Projet des 85000 logements sociaux » pour construire des logements abordables, diversifié l’économie en créant le Parc scientifique de Hong Kong et augmenté l’investissement dans les domaines du commerce, de l’éducation, de l’industrie et du tourisme.
  5. Une fois que les logements sociaux sont arrivés sur le marché, la bourgeoisie s’y est opposée car ils ont influencé à la baisse les prix de l’immobilier, la législation fut amendée dans leur sens, et la jeunesse manifesta pour que ces projets de logements sociaux soient maintenus. Tong Chee-Hwa fut critiqué et démis de ses fonctions.
  6. Après qu’ils eurent causé la mort de 224 personnes lors d’émeutes qui suivirent les événements de Tiananmen en 1989, les services secrets français, britanniques et américains organisèrent la fuite de 600 agitateurs chinois vers les pays occidentaux. La Chine arrêta trois activistes pro-occidentaux à Hong Kong, mais les libéra après intervention du gouvernement de Hong Kong.
  7. Lorsque la Chine eut rejoint l’OMC en 2001, le commerce entre la Chine et le reste du monde commença à contourner Hong Kong, dont l’économie commença à stagner, et certains des meilleurs étudiants de Hong Kong durent chercher des emplois à Taiwan. 1
  8. Le profil socio-économique de Hong Kong ressemble aujourd’hui à celui de la Grande-Bretagne: 23% de ses enfants vivent dans la pauvreté, alors qu’en Chine ce taux est de 1%.
  9. Le taux de possession de sa résidence (un pré-requis pour se marier à Hong Kong) a chuté de 53% en 2010 à 49% en 2018; en Chine populaire ce taux est de 78%.
  10. Hong Kong est en troisième place derrière Londres et New York en terme de concentration d’individus dont les avoirs dépassent 30 millions de dollars.
  11. Les dix citoyens les plus fortunés de Hong Kong génèrent 35% du PNB de la ville.
  12. Le coefficient GINI des ménages de Hong Kong est de 0,539, celui de Singapour de 0,458 in 2016, celui des États-Unis de 0,394 et celui du Royaume-Uni de 0,358. [0= égalité parfaite, 1=inégalité totale, NdT].
  13. Le loyer pour un « appartement-cercueil » (moins de 10m2) à Hong Kong est de HK$2,000/mois (environ 300 euros).

Les malheurs de Hong Kong illustrent les défauts habituels du capitalisme: l’accumulation des richesses a largement dépassé le développement des forces productives, et la grande majorité des citoyens n’a aucune opportunité de tirer des profits de cette manne. Une classe importante de rentiers possède la majorité des ressources sociales de la ville, ce qui représente la même contradiction à laquelle nous avons à faire aux États-Unis, entre l’accumulation du capital dans les mains de quelques privilégiés, et le désir de la société de vivre dignement.

De quoi ont vraiment besoin les Hongkongais? De croissance économique, d’opportunités d’emploi et de meilleurs logements, trois missions que la Chine continentale a accompli pour sa population. S’ils tiennent à un avenir radieux, les Hongkongais doivent travailler plus ensemble [au lieu de se laisser manipuler vers la division de la société en deux camps, NdT] et amener leurs standards éducatifs au niveau de ceux de la Chine continentale. La jeunesse de Hong Kong doit développer une compréhension claire de qui sont ses vrais amis et ennemis.

Mystérieuses manifestations

Les manifestations sont intéressantes à plusieurs égards:

  • Elles sont tournées contre Beijing, qui n’a pas d’accord d’extradition avec Hong Kong, et n’en a jamais demandé un.
  • Elles sont programmées [probablement par le National Endowment for Democracy, une succursale de la CIA basée à Washington et associée aux manifestations précédentes qui ont agité Hong Kong à plusieurs reprises depuis la rétrocession, NdT] pour coïncider avec le 22ème anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.
  • Elles semblent ignorer le fait que les institutions financières et la classe dominante compradore sont à l’origine du blocage de toute réforme législative.
  • Les médias occidentaux couvrent ces manifestations d’un ton très complaisant, à la limite de l’hystérie, tout en faisant la sourde oreille au sujet de manifestations similaires à Gaza, au Honduras, au Soudan, au Yémen et au Brésil.
  • Les médias britanniques, qui justifient à longueur d’articles que leur gouvernement persécute, torture et embastille Julian Assange pour des crimes non-politiques, militent aujourd’hui pour qu’il soit extradé aux États-Unis, tout en tremblant à l’idée que la Chine puisse utiliser le prétexte de « crimes non-politiques pour poursuivre ceux qui critiquent le gouvernement chinois ».
  • Le gouvernement du Royaume-Uni a refusé de vendre du matériel anti-émeutes à la police de Hong Kong [alors qu’il vend des armes à l’Arabie saoudite pour le génocide qu’elle est en train de perpétrer au Yémen, NdT].
  • Imaginez comment la police de New York réagirait si un de ses officiers était attaqué de cette façon:

  • Ou si les manifestants agissaient ainsi:

  

  • La police de Hong Kong a déclaré avoir tiré 150 grenades lacrymogènes, plusieurs balles en caoutchouc et vingt projectiles en sachet durant une journée de manifestations particulièrement violentes, causant 72 blessures, dont aucune n’a nécessité d’hospitalisation, et procédé à trente arrestations.
  • La police française a, à titre de comparaison, tiré 19 000 balles en caoutchouc l’an dernier et 5 400 grenades de des-encerclement, causant 850 blessures graves, trente mutilations et des douzaines de fractures du visage et du crâne. Douze manifestants français ont perdu un œil. Si l’on inclut ceux blessés par les gaz lacrymogènes, les canons à eau et les matraques, le nombre de blessés approcherait les six chiffres, soit un niveau de répression jamais vu depuis l’Occupation allemande.
  • La police française a arrêté 9 000 manifestants dans la journée du 24 mars, dont la moitié ont reçu des peines de prison ferme, et ceci avant même que la police reçoive des ordres de procéder à des arrestations rapides.
  • Le silence presque total des médias occidentaux sur les chiffres de la répression du mouvement des Gilets jaunes n’a d’égal que la propagande continuelle consistant à présenter les manifestants comme un groupe de casseurs et de voyous.

La NED se prend pour Dieu

La construction par la Chine du pont reliant Hong Kong à Macao et Zhuhai, comme celle de la ligne de train à grande vitesse reliant Hong Kong aux grandes villes de Chine continentale, concomitante au déclin continu du vote « démocratique » 2 à Hong Kong accélèrent le retrait inélégant des puissances occidentales de l’Asie qui ne les a jamais invitées. Cette loi d’extradition sapera un peu plus l’influence occidentale et accélérera l’intégration politique et économique de Hong Kong à la Chine. Voici quelques exemples des efforts de désintégration américains de la relation entre la Chine et Hong Kong:

  • 37 00 ONG sont présentes à Hong Kong (comparé aux 13 000 de Shanghai, qui est une ville quatre fois plus importante) dont un grand nombre sont financées par les États-Unis et l’Europe.
  • En mars 1997, le National Endowment for Democracy (NED) 3 a envoyé sa première mission d’évaluation pour comprendre l’environnement politique et identifier des possibilités d’infiltration des programmes du NED dans la société hongkongaise.
  • Quatorze de ces missions du NED de reconnaissance et d’identification d’opportunités de pénétration ont été effectuées entre 1997 et 2012.
  • En 2004, le NED a conclu qu’il y avait un très faible intérêt pour l’engagement politique chez les étudiants en université à Hong Kong.
  • Entre 1995 et 2013, le HKHRM a reçu plus de 1,9 millions de dollars de subventions de la part du NED.
  • Par le biais de ses sous-traitants locaux, le NDI et le SC, le NED entretient des relations étroites avec d’autres groupes à Hong Kong. Au cours des sept dernières années, le SC a octroyé des subventions de 540 000 dollars à la Confédération des syndicats de commerçants de Hong Kong.
  • Les messages actuellement diffusés par les manifestants et les groupes qui agissent en coulisses jettent le doute sur la nature « spontanée » du mouvement:
    • Certains de ces groupes reçoivent des donations substantielles de la part du NED.
    • Les ministères des affaires étrangères canadien et britannique se sont publiquement prononcés en faveur des manifestants.
    • Les manifestants s’adressent aux spectateurs occidentaux, communiquant en anglais et utilisant le mot-dièse #AntiExtraditionLaw.
    • Le groupe ci-dessous agite des drapeaux hérités de la période coloniale anglaise, tout en accusant la Chine de colonialisme.
  • Maintenir séparés la Chine et Hong Kong fut une des priorités des États-Unis durant des décennies. Un ancien agent de la CIA a même admis que « Hong Kong était notre poste d’écoute de la Chine ».
  • Soixante-dix ONG internationales ont soutenu une lettre ouverte exigeant que l’amendement de la loi soit annulé, mais cette lettre fut uniquement signée par Amnesty International, Human Rights Watch, et le Hong Kong Human Rights Monitor (HKHRM), toutes des couvertures des services américains.
  • En 2018, le NED a octroyé 155 000 dollars de subventions au SC, 200 000 au NDI pour leurs actions à Hong Kong, et 90 000 au HKHRM, qui n’est techniquement pas une organisation dépendant du NED, mais un de ses partenaires à Hong Kong.
  • La coalition citée par les médias de Hong Kong (y compris le South China Morning Post et le Hong Kong Free Press) nomme la Civil Human Rights Front comme organisateur des manifestations. Le site internet de cette organisation nomme le HKHRM (financé par le NED), la Confédération des syndicats de commerçants de Hong Kong, l’Association des journalistes de Hong Kong, le Parti civil (Civic Party), le Parti travailliste, et le Parti démocratique comme des membres de cette coalition.
  • Etant donné que Beijing avait révélé publiquement l’influence du NED lors des manifestations Occupy Central de 2014, il est inconcevable que les organisateurs des manifestations actuelles ne soient pas au fait des liens qu’entretient le NED avec les meneurs des manifestations. Un des dirigeants du NED, Louisa Greve, a expliqué au micro de la radio Voice of America que « les activistes connaissent les risques qu’ils prennent à travailler avec les partenaires du NED » à Hong Kong.
  • La Président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi a déclaré que le Congrés des Etats-Unis « n’a d’autre alternative que de re-évaluer si Hong Kong est suffisamment autonome sous le cadre « Un pays, deux systèmes ».
  • Le ministère américain des Affaires étrangères a déclaré que l’amendement d’extradition « pourrait saper l’autonomie de Hong Kong et influencer négativement la longue tradition de protection des droits de l’homme, les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques » du territoire.
  • Martin Lee, le fondateur du Parti démocratique de Hong Kong, une organisation membre du Front civil pour les droits de l’homme, a rencontré le Ministre américain des affaires étrangères, Mike Pompeo, qui a publiquement soutenu les manifestations.
  • Pourquoi ces manifestations sont-elles soutenues par un état étranger qui est en même temps en train de fomenter un coup d’Etat au Vénézuéla, de menacer la République populaire de Corée du Nord, et d’essayer de déclencher une guerre avec l’Iran ?

L’amendement dans le détail

L’amendement « permettrait à Hong Kong de remettre au cas par cas des fugitifs à des juridictions qui n’ont pas d’accords d’extradition de long terme avec la ville », dont la Chine et Taiwan.  Cet amendement fut présenté lorsque les autorités découvrirent qu’un citoyen de Hong Kong recherché pour le meurtre de sa petite amie enceinte ne pouvait être extradé vers Taiwan pour y être jugé. Dans le cadre actuel de la loi, les criminels d’autres régions de Chine peuvent échapper aux poursuites en se réfugiant à Hong Kong (imaginez si la Louisiane, sous le code napoléonien, refusait d’extrader des fugitifs au Texas ou en Californie pour des crimes commis dans ces états). Selon les termes de l’amendement proposé, les crimes suivants seraient passibles d’extradition:

  • Aider, être complice de, conseiller ou faciliter le suicide.
  • Blesser intentionnellement, handicaper, infliger des dommages physiques graves, toute agression occasionnant des blessures physiques, proférer des menaces de mort, mise en danger de la vie intentionnelle ou pas, par utilisation d’armes, de substances dangereuses ou autres moyens, et autres infractions occasionnant des blessures.
  • Infractions de type sexuel, incluant le viol, les agressions sexuelles, l’attentat à la pudeur, les actes sexuels sur enfants et le détournement de mineurs.
  • Acte indécent envers un enfant, une personne présentant un handicap mental ou une personne inconsciente.
  • Kidnapping; enlèvement; emprisonnement illégal; isolement illégal; la vente ou le trafic d’esclaves ou toutes autres personnes, la prise d’otages.
  • Intimidation de nature criminelle.
  • Infractions à la loi en rapport avec les drogues dangereuses tels les stupéfiants, les substances psychotropes, les produits chimiques utilisés dans la fabrication illégale de stupéfiants et substances psychotropes, et les infractions liées au recyclage de l’argent du trafic de drogue.
  • Obtenir une propriété privée ou un avantage pécuniaire par tromperie, vol, cambriolage (incluant l’entrée forcée), détournement de fonds; le chantage; l’extorsion; la mauvaise gestion ou réception d’un titre de propriété, la manipulation comptable, et toute autre infraction liée à la fraude relative à un bien immobilier ou à des questions fiscales, et toute infraction liée à l’appropriation illégale d’une propriété.
  • Infractions à la loi sur les faillites et l’insolvabilité.
  • Infractions aux lois relatives aux sociétés, incluant les infractions commises par les responsables, directeurs et promoteurs.
  • Infractions en relation avec des opérations d’achat ou vente de titres et sur les contrats à terme.
  • Infractions relatives à la contrefaçon; infractions aux lois relatives au faux ou à l’émission de faux.
  • Infractions aux lois relatives à la protection de la propriété intellectuelle, les droits d’auteurs, les brevets et les marques déposées.
  • Infractions relatives à la tentative de corruption, la corruption, les rétro-commissions et l’abus de confiance.
  • Le faux témoignage et la corruption par faux témoignage.
  • Infractions relatives au travestissement ou à l’obstruction de la justice.
  • Incendies criminels, dégâts criminels ou malversations incluant celles relatives au données informatiques.
  • Infractions contre la loi relative aux armes à feu.
  • Infractions contre la loi relative aux explosifs.
  • Infractions relatives à la pollution environnementale ou à la protection de la santé publique.
  • Mutinerie ou tout acte séditieux commis à bord d’un navire en mer.
  • Acte de piraterie impliquant des bateaux ou des avions.
  • La prise de commande illégale d’un avion ou tout autre mode de transport.
  • Le génocide ou l’incitation directe et publique à commettre un génocide.
  • Faciliter ou permettre l’évasion d’une personne en détention.
  • Infractions contre la loi relative au contrôle de l’exportation ou l’importation de biens de toute nature, ou du transfert de fonds international.
  • La contrebande, l’import et l’export de biens interdits, incluant les biens historiques et archéologiques.
  • Infractions à l’immigration incluant l’acquisition frauduleuse d’un passeport ou d’un visa.
  • Arranger ou faciliter l’entrée illégale de personnes dans une juridiction en contrepartie d’un gain financier.
  • Infractions relatives aux jeux d’argent et aux loteries.
  • Infractions relatives à l’avortement illégal.
  • Voler, abandonner, exhiber ou détenir un enfant illégalement; toute autre infraction relative à l’exploitation d’enfants.
  • Infractions relatives à la prostitution et aux locaux utilisés à des fin de prostitution.
  • Infractions impliquant l’utilisation illégale d’ordinateurs.
  • Infractions relatives aux questions fiscales, la taxation ou les droits de douane.
  • Les infractions relatives à l’évasion ou la mutinerie en prison.
  • La bigamie.
  • Infractions relatives aux femmes et aux filles.
  • Infractions contre la loi relative aux descriptions commerciales fausses ou trompeuses.
  • Les infractions relatives à la possession ou au blanchissage de profits obtenus de commissions ou toute autre infraction décrite dans cet inventaire.
  • Entraver l’arrestation ou les poursuites judiciaires d’une personne qui a, ou qui est soupçonnée d’avoir commis une infraction décrite dans cet inventaire.
  • Infractions pour lesquelles des personnes sont susceptibles d’être extradées dans le cadre de conventions internationales multilatérales; infractions créées par le résultat de décisions prises par des organisations internationales.
  • Conspiration dans le but de commettre des actes frauduleux ou d’escroquer.
  • Conspiration dans le but de commettre, ou tout type d’association dont le but est de commettre toute infraction décrite dans cet inventaire.
  • Aider, être complice de, conseiller ou perpétrer, inciter à, être un agent de avant ou après un fait, ou tenter de commettre une infraction décrite dans cet inventaire.

L’inflation actuelle des conflits initiés par les Etats-Unis, les menaces de guerre, les embargos et les menaces de sanctions, les coups d’Etats et menaces de coups d’Etat, la censure tous azimuts et la propagande massive, s’ils sont certes impressionnants dans leur étendue, semblent manquer de cohérence stratégique, d’utilité tactique, de crédibilité et d’efficacité.

Godfree Roberts

Traduit par Laurent Schiaparelli, édité par Wayan, relu par San pour Le Saker Francophone

Laurent Schiaparelli anime aussi la rubrique Thé d’Orient chez nos amis d’Antipresse

Notes

  1. Taipei a récemment infligé une amende à 30 de ses citoyens pour avoir accepté un emploi en Chine continentale.
  2. Le tribunal de Hong Kong a décrété que Howard Lam, le fondateur quadragénaire du Parti démocratique de Hong Kong, qui prétendait avoir été enlevé le 10 août 2017 par des agents de Chine continentale, a menti au sujet de son enlèvement et au sujet de la torture que lui auraient infligé ces agents au moyen d’une agrafeuse.
  3. Le National Endowment for Democracy (NED) a quatre antennes principales, dont au moins deux sont très actives à Hong Kong: le Centre de solidarité (SC) et l’Institut démocratique national (NDI).
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