Les « mangeurs de merde » : la France nous donne une leçon sur la classe des pillards


Par Brandon Smith − Le 21 octobre 2026 − Source Alt-Market

Au fil des ans, j’ai souvent écrit sur ce que j’appelle la « classe des pillards » et la « classe des producteurs », dans le but d’explorer les raisons pour lesquelles certaines personnes, certains groupes et certaines cultures semblent toujours se tourner vers le pillage et la destruction plutôt que de construire eux-mêmes quelque chose qui ait de la valeur.

C’est une menace à laquelle l’Occident est confronté depuis des milliers d’années : nous concevons, créons et planifions l’avenir, et au lieu de faire de même, la classe des pillards décide qu’il est plus facile de s’emparer de ce que nous possédons. Parfois, ils agissent subtilement, à la manière d’un parasite, et parfois, ils sont moins discrets, à l’image d’un essaim de sauterelles.

Il existe de nombreuses théories pour expliquer ce phénomène. Certains pensent qu’il trouve son origine dans la génétique, d’autres dans un faible QI, d’autres encore y voient un phénomène purement culturel, tandis que certains soutiennent qu’il s’agit simplement d’une réaction face à la pauvreté. Je soupçonne qu’il s’agit d’une combinaison de tous ces facteurs. Au fond, cependant, il semble que certains groupes naissent tout simplement avec l’instinct de pillard ; une frange de la population perpétuellement enlisée dans un limbe de charognards.

Une bonne comparaison pour comprendre ce phénomène est le dilemme classique du « gagnant de loterie ». Les données indiquent qu’environ 70 % de tous les gagnants de loterie perdent jusqu’au dernier centime de leur gain en cinq ans ou moins. Peu importe qu’il s’agisse de milliers ou de millions de dollars : ils semblent incapables de conserver leur fortune.

Ils passent si rapidement d’une manne financière à la faillite et à l’échec financier que gagner à la loterie est souvent considéré comme une malédiction plutôt que comme un coup de chance. Cela s’explique par leur incapacité à planifier l’avenir. Leur cerveau est apparemment atrophié, et ils ne peuvent penser qu’en termes de moment présent. Ils sont condamnés à vivre dans la pauvreté car ils sont incapables de s’élever au-delà de leurs désirs les plus primaires.

La classe des pillards est très similaire. Vous pouvez les sortir des ghettos du monde entier, les accueillir chez vous et leur offrir toutes les opportunités imaginables pour améliorer leur situation, et pourtant, ils choisiront toujours le vol et la barbarie à la place. La seule chose qui pourrait changer, c’est la complexité de leurs crimes.

La fraude somalienne dans les crèches et le secteur médical aux États-Unis en est un excellent exemple. Les faux diplômes universitaires et le vol d’emplois américains par le biais des visas H-1B par des escrocs indiens en sont un autre. Le « djihad silencieux » musulman – une stratégie d’invasion par une fausse intégration – constitue également une menace pressante.

Ces personnes ne sont pas reconnaissantes des opportunités qui leur sont offertes. Elles estiment y avoir droit. Dans tous les cas, ils affirment que ce sont les Américains qui devraient être reconnaissants envers les migrants présents sur notre sol, car ce sont eux qui ont « bâti notre pays » (l’immigration en provenance du tiers-monde vers les États-Unis était très restreinte jusqu’au milieu des années 1960, cette affirmation est donc absurde). Ils se moquent que leurs invasions finissent par tuer la poule aux œufs d’or. Certains d’entre eux VEULENT tuer la poule aux œufs d’or.

En France, en ce moment même, les émeutiers migrants affirment qu’ils pillent et incendient parce qu’ils en veulent davantage. Un meilleur accès à l’éducation. Un meilleur niveau de vie. Plus d’influence au sein du gouvernement. Tout cela n’est qu’un mensonge ; ce qu’ils veulent vraiment, c’est un prétexte pour voler tout ce qui n’est pas cloué au sol, puis mettre le reste à sac. Mais il est intéressant de noter que leur argument moral pour saccager Paris est qu’on leur doit plus d’avantages gratuits dans un pays qui les a déjà accueillis. Cela nous en dit long sur eux.

Au-delà de la tendance du pillard moyen à convoiter ce que possède l’Occident, il existe un élément de complot qui alimente l’afflux multiculturel. Dans mon article « Pilleurs contre producteurs : il n’y a que deux façons de sauver le monde occidental », j’examine plus particulièrement l’alliance entre les cultures du tiers-monde et l’activisme marxiste. Cette alliance est la source des boues radioactives qui provoquent le cancer de l’Occident. C’est ce partenariat qui alimente la montée des incursions de migrants dans le monde occidental.

Ceux d’entre nous qui tentent de lutter contre la démolition organisée de notre société ne sont certainement pas les premiers à voir le danger venir. Je suis récemment tombé sur un livre que je ne peux qualifier que de prophétique – un livre qui décrit presque tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, et qui a été publié dès 1973.

« Le Camp des Saints », de l’auteur français Jean Raspail, a été interdit dans de nombreuses bibliothèques à travers le monde, tandis que l’écrivain a été accusé de « racisme » et de « xénophobie » pour sa représentation fictive d’un afflux massif de migrants en Europe, commençant en France et conduisant à la chute de l’Occident. L’histoire se déroule dans un futur proche et se lit comme une chronologie des événements actuels.

Le postulat de base du Camp des Saints est qu’il existe un partenariat démoniaque entre la gauche libérale et les pillards du tiers-monde. Les progressistes nihilistes, se délectant de l’athéisme, du marxisme et du globalisme, sont représentés par le personnage de « Ballan », un philosophe de gauche arrogant et impie, très similaire au marxiste français Jean-Paul Sartre.

Ballan se rend dans la misère de l’Inde dans le cadre d’une « mission humanitaire » visant à envoyer des dizaines de milliers d’enfants migrants pour qu’ils soient adoptés en Europe. Le groupe est finalement accusé d’avoir des motivations néfastes, consistant à utiliser la pitié et la culpabilité pour saper l’Occident. Ballan admet en substance ce plan et hurle à ses accusateurs que les frontières, les nations et les cultures sont des « ordures » qui doivent être détruites.

Dans sa fureur, Ballan descend dans les rues de Calcutta et tombe par hasard sur un Indien surnommé le « Mangeur de merde » ; un spécimen humain absolument pathétique. Le « Mangeur de merde » appartient à la « caste des intouchables » en Inde et travaille comme « rouleur de bouse » ; c’est-à-dire une personne qui ramasse les excréments humains dans les rues et les roule en briques destinées à servir de combustible pour les feux. Il est également connu pour manger ces briques en période de famine (tout cela s’inspire malheureusement de pratiques bien réelles de l’histoire récente de l’Inde).

Le « mangeur de merde » est un homme corpulent chargé de s’occuper de son fils difforme, qu’il porte souvent sur son dos. L’enfant ne peut pas parler et n’émet que des sons incompréhensibles. (Jusqu’à la dernière décennie, les mariages consanguins ou entre parents proches représentaient en Inde environ 23 % de l’ensemble des mariages du pays. Ce taux serait désormais tombé à 11 %, mais reste un problème persistant dans les zones rurales).

Ballan considère cette rencontre comme un miracle, un moment profond. Il estime que cet homme et son enfant ont connu le summum de la souffrance et qu’ils possèdent donc la connaissance ultime de l’humanité (il s’agit là d’une illusion courante chez les gauchistes : l’idée que les « classes opprimées » possèdent une connaissance supérieure de la vie et devraient donc être traitées comme précieuses, voire vénérées).

Le « Mangeur de merde » rêve de partir vers l’Ouest, et Ballan cherche à l’aider. Ce faisant, Ballan transforme le « Mangeur de merde » en démagogue, en chef de file des masses migrantes. Le philosophe murmure à l’oreille de l’homme une rhétorique sinistre, que celui-ci répète ensuite, mêlant concepts religieux orientaux et chrétiens en un charabia théosophique selon lequel l’Orient viendrait sauver l’Occident chrétien. Son enfant difforme devient un symbole messianique du mouvement, une « source d’inspiration » pour l’immigration de masse.

Là encore, c’est brillamment prophétique. Aujourd’hui, la gauche politique fournit sans cesse des arguments aux ressortissants du tiers-monde, leur apprenant à faire appel à nos principes chrétiens et constitutionnels. Combien de fois, aux États-Unis, avons-nous entendu des représentants de migrants évoquer le Premier Amendement, la liberté de religion, l’Amérique en tant que « creuset » et le « devoir chrétien » des conservateurs d’aider ceux qui sont dans le besoin ?

Il s’agit là de manipulations soigneusement orchestrées, conçues pour utiliser nos propres idéaux afin de nous détruire. Comme je l’ai expliqué dans des articles précédents, ces affirmations reposent sur des versions fausses et déformées des enseignements bibliques et sur des interprétations erronées des intentions des Pères fondateurs. À aucun moment l’héritage occidental ne nous a appelés à assumer la responsabilité de la classe des pillards.

En fin de compte, le personnage de Ballan est victime de sa propre création. Une immense armée de migrants se met en route sous le commandement du « Mangeur de merde » pour rejoindre la France à bord d’une armada de coques de noix, et Ballan cherche à se joindre à eux. Au lieu de cela, ils le battent et le noient dans le Gange, un fleuve sale et répugnant, simplement parce qu’il est blanc.

Pendant ce temps, les politiciens et militants de gauche en Europe accueillent l’invasion migratoire à bras ouverts au nom de l’empathie et de l’humanitarisme. Cela conduit à un afflux croissant de flottilles et de caravanes envahissant l’Occident. Finalement, les Occidentaux sont culturellement remplacés, devenant les victimes d’un génocide. Ceux qui tentent de riposter sont accusés de racisme et leurs efforts sont sapés par l’absence d’un leadership fort.

Les gauchistes considèrent la destruction de l’Occident comme justifiée et applaudissent ce remplacement, pour finir par être eux-mêmes remplacés. Cette histoire traite de l’auto-sabotage idéologique de l’Occident par le biais du libéralisme. C’est un avertissement datant d’il y a 50 ans qui se réalise aujourd’hui.

La seule chose qui manque dans Le Camp des Saints, c’est la réalité d’un agenda sous-jacent et malveillant : l’influence globaliste, le financement des ONG, le soutien de l’ONU, tous les éléments du pouvoir qui manœuvrent et contribuent à ce que le remplacement par le tiers-monde se produise. Ils ne créent pas la classe des pillards, celle-ci existe déjà et a toujours existé. Les globalistes ont plutôt identifié cette classe comme une arme utile et dirigent la horde barbare vers les États-Unis et l’Europe afin de concrétiser la vision marxiste d’un empire socialiste homogène et sans frontières.

Il s’agit là d’un acte juste selon les progressistes, en raison du passé colonial de l’Occident. Dans leur esprit, les Occidentaux SONT les pillards. Comme l’a dit un jour le marxiste Jean-Paul Sartre :

Mais pour devenir tout à fait des indigènes, notre sol doit être occupé par un peuple anciennement colonisé et nous devons mourir de faim…

Vous serez convaincus qu’il vaudrait mieux pour vous d’être un indigène au plus profond de sa misère que d’être un ancien colon.

La diabolisation de la colonisation occidentale repose sur une ignorance de l’histoire et une image idéalisée des « peuples autochtones ». L’Occident a apporté la technologie, les infrastructures et une alternative à la sauvagerie du monde antique. Il existe de nombreux récits troublants sur ces cultures archaïques, rédigés par des explorateurs, des missionnaires et des témoins autochtones. Ils se lisent comme les histoires d’horreur les plus grotesques que l’on puisse imaginer.

Esclavage brutal, torture, massacres, sacrifices d’enfants, rivières de sang, odeur de mort imprégnant l’air : tout cela aux mains de tribus plus puissantes asservissant des tribus plus petites. L’ancien monde était un enfer païen sur Terre. Le gauchiste moyen, qui a grandi dans la sécurité et la raison sans précédent de l’Occident moderne, ne peut pas comprendre les cauchemars qui existaient avant que les colons n’arrivent sur les côtes de l’Afrique, de l’Asie et des Amériques.

Lorsque nous avons quitté certains de ces endroits au nom de la « justice sociale », nous avons laissé derrière nous des infrastructures époustouflantes. Des milliards et des milliards de dollars investis dans des systèmes et des industries de pointe, l’eau potable, la gestion des déchets, les soins de santé et les transports.

Les autochtones ont fini par tout démanteler par cupidité ou ont laissé tout cela se dégrader par paresse. De nombreux pays ont régressé sur les plans économique et technologique. Même des nations comme l’Inde, qui entretiennent encore des liens commerciaux et politiques profonds avec l’Occident, ne sont par ailleurs que d’énormes tas de fumier, avec des montagnes d’ordures et d’excréments dans les rues. Elles sont tout simplement incapables de gérer correctement leurs civilisations, et c’est pourquoi elles veulent toutes émigrer vers l’Occident.

Il est temps de mettre un terme à la haine de soi et au nihilisme occidentaux prônés par la gauche politique. Nous devons accepter le fait que notre culture est supérieure dans sa conception, ou du moins qu’elle l’était jusqu’à ce que les progressistes s’en emparent. Et, en fin de compte, nous devons adopter une philosophie fondée sur la sélectivité, le mérite et le refus de tout compromis. Si cela implique d’expulser en grand nombre les ressortissants du tiers-monde, qu’il en soit ainsi. Si cela implique de chasser les militants de gauche et de les envoyer sur une île quelque part, qu’il en soit ainsi.

Ce sont eux qui nous ont déclaré la guerre les premiers. Aucune règle ne nous oblige à les laisser gagner. Comme le note Jean Raspail dans Le Camp des Saints :

Dans l’étrange guerre qui s’annonçait, la victoire reviendrait à ceux qui s’aimaient le plus…

Le roman décrit la mort de l’Occident comme un suicide par empathie ; une condamnation de la tendance libérale à considérer la lie du monde comme notre responsabilité morale. Mais ce n’est pas à l’Occident qu’il incombe de sauver le monde. Si nous devions le sauver, la seule méthode viable serait le colonialisme.

Amener l’Occident dans le tiers-monde est le seul moyen de les sortir du gouffre. Amener le tiers-monde en Occident est un moyen sûr de nous entraîner tous dans le gouffre. Après une décennie d’invasion des classes de pillards aux États-Unis et en Europe, après la récente infestation de l’enclave espagnole de Ceuta, après les émeutes et les pillages auxquels nous assistons cette semaine en France, le terrible résultat final est prévisible et indéniable.

La vérité, c’est que si le déclin de notre civilisation se poursuit, c’est uniquement parce que nous l’avons laissé se produire.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

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