L’esprit féminin — en particulier dans les questions d’importance politique — a du mal à comprendre l’autorité et l’application des règles. − JD Haltigan sur X
Par James Howard Kunstler – Le 18 septembre 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’épreuve du père Isaac Jogue chez les Iroquois
Vous savez que les élections de mi-mandat sont une épreuve qui teste si notre pays veut être sensé ou fou. Bien sûr, cela soulève la question suivante : qu’y a-t-il de si génial à être fou ? À tout le moins, cela implique de prendre beaucoup de mauvaises décisions, ce qui entraîne toutes sortes de chagrins et de malheurs dans la vie. Alors, pourquoi tant de gens choisiraient-ils d’être fous ?
La réponse est probablement qu’ils ont été piégés, bernés, trompés, escroqués, ridiculisés, floués, séduits pour adopter un ensemble de pensées et d’émotions contraires à leur intérêt personnel et à leur bien-être. N’est-ce pas exactement ce que l’on observe dans le phénomène social consistant à faire « changer de genre » des enfants pubères ? Les inciter à se plier à un programme malveillant visant à les transformer en quelque chose qu’ils ne sont pas.
Tout un appareil a été mis en place pour dispenser des « soins d’affirmation de genre ». Remarquez à quel point le langage est positif. Il s’agit de « soins », administrés par des adultes – dont bon nombre sont des médecins et des psychologues cliniciens – qui feignent de se soucier d’eux. Et cela « affirme », c’est-à-dire que cela valide, que cela transforme une supposition en fait (ce qui n’est pas le cas). Il se trouve que ces adultes exercent une autorité sur les enfants. On présume qu’ils sont dignes de confiance.
Mais ils ne le sont pas. Ils persuadent des enfants désorientés par la puberté de se faire mutiler par la chirurgie et les hormones afin de jouer un rôle devant les adultes. Ce rôle s’appelle « Sans limites ». Cela n’affirme pas réellement le genre d’un enfant en prétendant le changer. Cela affirme la maladie mentale d’adultes indignes de confiance. Ils ont développé un trouble cognitif qui perturbe leur perception de la réalité. Ils ne savent pas où les choses commencent et où elles finissent.
D’où cela vient-il ? Cela ne va pas vous plaire. Cela vient du fait que des femmes ont pris la tête de nos institutions, en particulier dans le domaine de l’éducation. Au cours des deux siècles d’existence de l’enseignement public, il y a toujours eu beaucoup d’enseignantes. Mais elles étaient supervisées par des hommes dotés d’un sens des limites, qui faisaient respecter la distinction entre la pensée et le sentiment, entre le sensé et l’absurde. Vous voyez maintenant ce qui s’est passé une fois les hommes écartés de ce tableau. La pensée et le sens ont été effacés.
Les femmes sont principalement motivées par le désir de communion et de prise en charge (des enfants et du foyer). Si elles ne trouvent pas de partenaire, ne fondent pas de foyer et n’ont pas d’enfants, leurs pulsions peuvent être détournées. Il en va de même si leur foyer est brisé par un divorce et que leurs enfants en subissent les conséquences. Il est de plus en plus difficile pour les hommes et les femmes de fonder un foyer et d’élever leurs enfants avec succès, ou d’empêcher un foyer de se briser sous les pressions sociales et économiques de notre époque.
La politique est un autre ensemble d’institutions de plus en plus dominées par des femmes occupant des postes à responsabilité. Elles transforment tous les mécontentements sociaux liés à l’absence d’enfants et aux foyers brisés en lois, règles et politiques qui, sans surprise, témoignent d’un manque total de sens des limites et d’une pulsion déformée de communion et de bienveillance. C’est ainsi que le Parti démocrate — de plus en plus dirigé par et pour les femmes — s’est laissé berner jusqu’à ouvrir grand les frontières sous « Joe Biden », et c’est pourquoi il est devenu hystérique face à la prise en charge de ces millions de migrants en situation irrégulière désormais présents sur le territoire. Cette soif de bienveillance s’est transformée en une volonté folle et mégalomane de sauver le monde.
Les frontières nationales sont des limites strictes. Le Parti démocrate dénonce systématiquement l’existence des frontières nationales — à l’instar du « Squad » au Congrès, entre autres : « Personne n’est illégal. » Cette ouverture des frontières s’est avérée profondément destructrice et coûteuse pour la nation. Donald Trump a déclaré que les frontières nationales avaient leur importance et a fermé la frontière de manière efficace. Cela a non seulement fait de lui un ennemi juré pour bon nombre de ces femmes américaines qui ont du mal à respecter les limites, mais cela leur a également donné une occasion en or d’exercer leur soif de communion en organisant des rassemblements publics tels que les émeutes anti-ICE de l’hiver dernier et les marches « No Kings » du printemps.
M. Trump, avec son répertoire de maniérismes typiquement masculins, son sens de la fixation de limites et son penchant pour l’action décisive, plonge ces femmes politiques – qui se veulent sauveuses du monde, profondément bienveillantes et en quête de communion – dans des ravissements de rage et d’animosité. Il peut être instructif de vous rappeler que, dans l’histoire de ce continent, chez les Iroquois amérindiens (un peuple des plus civilisés), c’étaient les femmes à qui incombait la tâche principale de torturer leurs ennemis à mort. (Découvrez les épreuves du père Isaac Jogues dans l’ouvrage de Francis Parkman, *Les Jésuites en Amérique du Nord au XVIIe siècle*.) Plus récemment, une certaine Lindsay Clancy, de Duxbury, dans le Massachusetts, a démontré à quel point le non-respect des limites par les femmes peut prendre une tournure sauvage.
Cette pathocratie des femmes au sein du Parti démocrate explique le virage apparemment insensé vers le communisme. Mais « communion et bienveillance » ne font qu’un : la forme la plus extrême de solidarité idéologique démente, associée à la promesse de gratifications pour tout le monde (la bienveillance !) sans aucune limite. Pendant ce temps, dans le camp de M. Trump, on trouve une hiérarchie résolument dominée par les hommes, où les aspirations des femmes du mouvement MAGA à la « communion et à la bienveillance » sont réorientées, autant que possible de nos jours, vers le foyer et la crèche. Ajoutez à cela le « FAFO » (Fout le bordel et subis en les conséquences) comme attitude de base, et vous obtenez une autorité en laquelle on peut avoir confiance.
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
