La malédiction est lancée


Je n’ai rien à cacher. Je peux expliquer et justifier tout ce que j’ai fait. − Dr Anthony Fauci, interview télévisée enregistrée en 2022


Par James Howard Kunstler – Le 31 juillet 2026 – Source Clusterfuck Nation

Je n’ai jamais vu une description picturale plus précise

Quelle que soit la manière dont on analyse cette affaire Fauci, une chose que les Américains ont apprise, c’est à quel point cette chose appelée « la loi » est devenue insaisissable et perfide. Vous l’avez vu aussi dans les diverses poursuites contre Trump en 2024 — une merveilleuse démonstration de la manière de jouer à « cache-cache » avec la vérité sur tout et n’importe quoi. Vous l’avez vu dans l’incapacité systématique à statuer sur la fraude électorale de 2020. Vous l’avez vu dans les poursuites liées au 6 janvier et dans la mascarade de la commission parlementaire sur le 6 janvier qui a suivi. Et bien d’autres exemples encore.

Et s’il y a bien une chose à quoi cela sert, c’est de démoraliser au maximum l’ensemble de la population. Qui, dans ce pays, n’a pas été mortellement déprimé en regardant mercredi l’audition de Rand Paul au Sénat, avec le Dr Fauci en vedette ? (Une dernière fois, sous les feux de la rampe !) Nous sommes devenus une république procédurale, glissant vers une impuissance due à une auto-destruction légaliste, à l’image des personnes âgées qui sombrent dans la démence, un souvenir perdu à la fois. Là se trouve l’assassin de millions de personnes, dissimulé derrière la banalité de sa perversité — comme ce fut le cas à Nuremberg il y a quatre-vingts ans — et cette fois-ci, l’Amérique, il ne vous reste plus qu’à l’accepter. La loi ne peut absolument pas l’atteindre.

Le Dr Fauci dirigeait son propre fief d’une corruption titanesque depuis le complexe de la santé publique nationale. Un demi-million par an ne suffisait pas à — appelons-le par son nom — un haut fonctionnaire. Il a distribué des millions de subventions à des universités, des laboratoires pharmaceutiques et de prétendues organisations d’intérêt public, et a prélevé sa commission, soit environ un million de dollars de primes pendant l’épisode du Covid-19, sans compter sa part des redevances issues des brevets pharmaceutiques. Un modeste million. Il a dû se dire : qui s’en rendra compte… qui se soucierait de ce chiffre insignifiant alors que le Congrès, la Réserve fédérale et tout le monde croulent sous des chiffres comportant tant de zéros que le simple fait de jeter un œil au bilan leur donne la tachycardie.

De plus, les médias, d’une malhonnêteté notoire, s’affairaient à faire du Dr Fauci une rock star. Il avait tout, sauf les stades. Les grandes dames d’Hollywood en avaient l’eau à la bouche. « Julia Roberts m’a envoyé des fleurs aujourd’hui », a-t-il noté dans son agenda de service. Barbra Streisand l’a appelé au téléphone. « Je lui ai dit que je travaillais en écoutant ses chansons sur ALEXA », s’est-il exclamé avec enthousiasme. Son travail a entraîné la mort de millions de personnes et en a blessé des millions d’autres. Peu importe : il suivait attentivement et s’émerveillait de sa renommée grandissante :

Un grand article à ma sujet [sic] a fait la une du Washington Post, [écrivait le Dr Fauci]. Très flatteur. Ma notoriété nationale et internationale est explosive et vraiment inimaginable. Ce n’est pas une hyperbole [sic] de dire qu’aujourd’hui, je suis la personne la plus célèbre et la plus commentée du pays, et l’une des plus reconnaissables [sic] au monde.

Le Dr Fauci savait-il que le fruit de son travail, l’épisode du Covid-19 et les manœuvres qui l’entouraient, visaient à créer les conditions nécessaires pour chasser le président Trump de ses fonctions au profit de cet instrument docile et sans personnalité qu’était « Joe Biden » ? D’autres membres du groupe de travail sur le Covid de la Maison Blanche savaient-ils comment cela allait se passer ? Savaient-ils avec qui ou avec quoi ils s’associaient ?

Quoi qu’il en soit, cela ne s’est bien sûr pas déroulé aussi bien qu’ils l’avaient prévu. Les quatre années de « Joe Biden » n’ont fait que prouver à quel point cette coalition de membres de l’État profond, de globalistes et de racaille nationale détestait la vieille république américaine et sa Constitution, véritable casse-pieds. Mais lorsqu’ils ont échoué en 2024 — lorsque le vieux Joe de Scranton a finalement vendu la mèche sur cette scène de débat fatidique — et que le parti a dû faire passer son vice-président idiot en tête de liste, le Parti démocrate a franchi un horizon des événements pour se détacher totalement de la réalité, où il se trouve encore aujourd’hui.

Alors, d’où le Parti démocrate a-t-il tiré l’idée que se lancer à fond dans le bolchevisme-jacobinisme serait son salut après tout ce qu’il a déjà fait pour tenter de détruire notre pays ? Et par « bolchevisme-jacobinisme », j’entends le mariage entre l’envie meurtrière et la psychose civique. « La ligne est tracée ; la malédiction est lancée », prophétisait Dylan il y a un demi-siècle. Ils vous sautent désormais aux yeux. Il suffit de les écouter. Ils sont sérieux. Ils veulent tout ce que vous possédez et ils veulent votre mort. Ils veulent faire porter une robe de cocktail à vos fils. Ils veulent que des chiens errants venus de contrées sauvages bavent sur vos filles dans un fossé. La moitié des habitants de ce pays va-t-elle vraiment voter à nouveau pour cela ?

Pourtant, de grandes forces, invisibles pour l’instant, poussent la nation vers un règlement de comptes automnal, et l’enjeu principal est la survie des États-Unis en tant que république fonctionnelle, avec la crédibilité de la loi rétablie et les démons de la « guerre juridique » écrasés. La possibilité d’une réforme électorale par voie législative s’éloigne de jour en jour, c’est vrai. Mais, comprenez-le bien, ce président ne laissera pas la prochaine élection être réduite à néant. À tout le moins, nous allons assister à une intervention en vertu d’un décret présidentiel relatif à la sécurité nationale, au nom du devoir constitutionnel du président (et de son serment) de « veiller à ce que les lois soient fidèlement exécutées ».

La bataille qui s’ensuivra sera brève et décisive. Ces chiens enragés seront abattus, comme doivent l’être les chiens enragés. Nous allons reprendre notre pays. Vous pouvez compter là-dessus.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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