Le capitalisme – Une idée nouvelle


Par Jeff Thomas – Le 28 août 2017 – Source internationalman.com

Capitalism—A New Idea
Le capitalisme, qu’il soit loué ou ridiculisé, est un système économique et une idéologie basée sur la propriété privée des moyens de production et d’exploitation à but lucratif.

L’économie classique reconnaît le capitalisme comme le moyen le plus efficace par lequel une économie peut prospérer. Certes, en 1776, Adam Smith s’est fait l’un des meilleurs avocat du capitalisme dans son livre, Une enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations (connu plus communément comme La richesse des Nations). Mais le terme « capitalisme » a d’abord été utilisé pour ridiculiser l’idéologie, par Karl Marx et Friedrich Engels, dans Le Manifeste du Parti communiste, en 1848.


Bien sûr, que Monsieur Marx ait raison dans ses critiques ou non, il a vécu à une époque où capitalisme et marché libre étaient globalement identiques. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le système capitaliste a été attaqué pendant environ 100 ans, en particulier en Amérique du Nord et dans l’UE.

Un principe du capitalisme est que, s’il est laissé seul, il triomphera et servira correctement pratiquement tout le monde. À l’inverse, tous les efforts visant à rendre l’économie de marché moins libre diminuent l’existence même du capitalisme, ce qui le rend moins capable de fonctionner.

Aujourd’hui, on nous rappelle continuellement que nous vivons dans un système capitaliste et que cela n’a pas fonctionné. La classe moyenne disparaît, et le coût des marchandises est devenu trop élevé pour être abordable. Il y a beaucoup plus de perdants que de gagnants, et l’avidité des grandes entreprises détruit l’économie.

C’est ce que nous entendons sans arrêt de la part des personnes orientées à gauche et, en fait, elles ont raison. Ensuite, elles continuent en étiquetant ces problèmes comme sous-produits du capitalisme et utilisent cette hypothèse pour prétendre que le capitalisme devrait céder la place au socialisme.

En cela, elles ont tout faux. Ce sont les sous-produits d’un niveau croissant de collectivisme et de fascisme dans l’économie. En fait, peu, voir aucune, de ces personnes n’ont jamais vécu dans une société capitaliste (économie de marché), comme elle était légalement conçue dans l’ancien monde « libre » au cours du siècle dernier.

Donc, regardons les principaux points douloureux qui sont soulevés en suggérant que le collectivisme corrigera les « maux » du capitalisme.

Les prix sont fixés du haut vers le bas

C’est incontestablement le cas dans les pays susmentionnés, mais ce n’est pas le cas dans le capitalisme. Sous le capitalisme, chaque producteur essaie d’obtenir autant qu’il le peut pour son produit, mais, comme d’autres créent également le même produit, ceux qui ont le prix le plus bas sont ceux qui réussiront. Par conséquent, les consommateurs fixent effectivement les prix, en fonction de ce qu’ils sont prêts à payer.

Mais dans n’importe quel pays où le copinage existe entre les grandes entreprises et le gouvernement, les réglementations peuvent éjecter la concurrence, permettant un monopole pour un produit donné. La définition de ce mariage entre corporations et gouvernement se nomme « fascisme ». Le gouvernement rend de plus en plus difficile, par le biais de la réglementation, que le petit producteur soit en concurrence avec le grand producteur (qui donne des avantages en retour au gouvernement).

Le capitalisme ne profite qu’à ceux qui sont au sommet

Le capitalisme bénéficie à ceux qui produisent le plus, mais bénéficie également à tous les autres, car ils ont le libre choix d’acheter les produits qu’ils souhaitent, à un prix qu’ils sont prêts à payer. Si un producteur demande un prix trop élevé, les consommateurs achètent plutôt le produit de son concurrent, ce qui le met en faillite. Le consommateur est donc responsable du prix des marchandises. Un producteur ne monte au sommet que si il produit le produit le plus abordable (comme Henry Ford, il y a 100 ans, avec son modèle T. Grâce à l’économie de marché, il a abaissé son prix à plusieurs reprises et, ce faisant, mis l’Amérique sur les roues).

Le capitalisme appauvrit les masses

L’économie de marché offre plus de biens à plus de gens à des prix plus bas, ce qui enrichit la vie de tous les consommateurs, peu importe leur richesse ou leur pauvreté. Ce faisant, il élève les masses avec le temps, leur fournissant plus de biens, d’éducation, de soins de santé, etc., ce qui leur permet de sortir de la pauvreté. En revanche, la sur-régulation et les avantages sociaux asservissent ces mêmes personnes à la pauvreté.

Le capitalisme ne peut fonctionner que s’il est fortement réglementé

Toute l’idée de l’économie de marché est qu’elle est libre de l’ingérence des autres, surtout des gouvernements. Si on la laisse seule, l’économie de marché produira les biens que le public est le plus disposé à payer, ce qui se traduit par un ajustement autonome de biens produits et des prix. Dès que la réglementation entre en action, l’économie de marché est compromise. Ce qui existe aujourd’hui n’est pas une économie de marché, comme Adam Smith l’aurait reconnue, mais un fléau, un système bâtard et dysfonctionnel socialiste / fasciste / capitaliste. Bien sûr, cela ne fonctionne pas.

Le fascisme est le capitalisme en désintégration.

  • Vladimir Lénine

Exactement. La réglementation est un cancer qui mange lentement le capitalisme jusqu’à ce qu’il se transforme en fascisme.

Leurs dirigeants ne privent-t-ils pas les riches de leurs terres pour les distribuer parmi le peuple ; Tout en prenant soin de préserver la plus grande partie pour eux-mêmes ?

  • Socrate à Adimante

Ce qui était vrai en 400 avant J-C à Athènes est vrai aujourd’hui. Le fascisme (ou le copinage corporatiste) aboutit à 99% de la population sous le diktat du 1%, composé de leaders gouvernementaux et de chefs d’entreprises, travaillant de  concert, à l’exclusion de tous les autres. C’est en fait l’opposé de l’économie de marché.

La création de nouvelles richesses est la seule arme fonctionnelle contre la pauvreté.

  • Doug Casey

La nouvelle richesse vient d’en bas vers le haut : c’est aussi simple que quelqu’un construisant un meilleur attrape-souris ou en construisant un ancien modèle à moindre coût. Dans un tel marché, le producteur et le consommateur sont bénéficiaires.

Dans un système fasciste, la richesse gravite au sommet, finissant par étouffer la classe moyenne et accroitre la classe la plus pauvre, et c’est exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui. La solution n’est pas d’aller plus loin dans cette direction, mais plutôt d’essayer quelque chose de nouveau… ou du moins, nouveau pour toute personne vivant sous le système fasciste. Même s’il conserve encore des apparences capitalistes, ce n’est incontestablement pas du capitalisme.

Un dernier mot – le capitalisme existe aujourd’hui, mais il vit dans des pays précis qui n’ont pas encore été soumis à une régulation excessive. Dans ces pays, la personne moyenne prospère et a des possibilités bien supérieures à ce qui est permis dans l’ancien monde « libre ». Le lecteur concluant que son pays actuel ne se dirige pas dans le sens du capitalisme, il peut choisir de voter avec ses pieds pour prospérer comme l’ont fait ses ancêtres il y a 100 ans.

Note de l’éditeur :

Aujourd’hui, les dangereuses politiques fascistes de Washington ont poussé l’économie américaine au point de basculement.

Les années de sur-régulation, les renflouements d’entreprise, l’impression maniaque d’argent et les taux d’intérêt artificiellement bas ont gonflé et déformé l’économie.

Aujourd’hui, c’est sur le point de se disloquer…

Jeff Thomas

Note du Saker Francophone

Le ton et les arguments de cet article sont assez justes et on assiste bien à une résurgence du fascisme originel né en Italie sous couvert de lutte antifasciste, ils sont assez forts nos nouveaux maîtres.

Sinon on dirait un plaidoyer pour Ayn Rand et son chef-d’œuvre, La Grève. Mais ici comme dans le livre, il n'y a aucune analyse des limites du modèle de développement capitaliste même dans sa forme pure. Que fait-on quand on bute sur les limites naturelles ou quel est le taux d'exploitation de la nature qui est supportable ? Quelles sont les limites démographiques ? Doit-on continuer de s'appuyer sur la monnaie dette ? Où s'arrête le capitalisme si la liberté d'entreprendre donne le droit de raser toutes les montagnes ? Parle-t-on au niveau micro-économique ou macro-économique ?

Traduit par Hocine relu par Cat pour le Saker Francophone

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