Facebook, Soros et globalisme : l’acmée ?


Par Tom Luongo − Le 3 février 2020 − Source Gold Goats’n Gun

Tom LuongoFin 2018, j’ai posé la question : «Soros a-t-il donné son maximum ?» Parce qu’à l’époque, j’ai réalisé que Soros perdait. Et tous les problèmes que j’ai annoncés dans cet article se sont vérifiés. Depuis plus de dix ans, Soros et son acolyte Tom Steyer – qui est maintenant en quelque sorte du matériel présidentiel ? – ont travaillé avec diligence pour mettre fin à la liberté d’expression sur Internet, pour reprendre le contrôle de The Wire [Internet] et mettre fin à notre capacité à les démasquer en temps réel pour arrêter leur Brave New World.

Tout autour de vous, si vous regardez de plus près, vous verrez le spectre de George Soros qui se cache derrière les gros titres. La caravane [de migrants], la neutralité du net, la régulation de Facebook, le démantèlement des médias indépendants, les révolutions de couleur et l’ingérence électorale, la création et la manipulation des réfugiés, les trolls sur Twitter, votre blog et YouTube, etc.

Toutes ces choses que nous voyons dans les gros titres aujourd’hui sont le produit de l’argent de George Soros et de son obsession singulière de recréer le monde à son image.

2020-02-05_19h18_05En 2018 et 2019, Facebook a fait face à des scandales de manipulation massive de données qui ont révélé à quel point l’entreprise avait violé la confiance du public. Le PDG Mark Zuckerberg a été convoqué devant le Congrès dans un grand spectacle de théâtre Kabuki pour se faire menacer de la suppression de l’immunité de Facebook en tant que plate-forme en vertu de l’article 230 du Communications Decency Act.

Et nous avons tous ri de voir Mr Data Accumulator essayer de devenir un véritable humain, ayant à gérer ces émotions humaines embêtantes.

Mais la menace contre Facebook était réelle et elle n’était pas temporaire. Les coûts de mise en conformité augmentent. Sa bureaucratie s’accroît.

Faire pression sur Facebook publiquement, le mettre dans une situation perdante face au public n’est qu’une partie de la stratégie de Soros pour reprendre le contrôle du flux d’informations sur Internet.

Il s’agit d’un processus en plusieurs étapes qui a duré une décennie.

Tout d’abord, créez une solution à la recherche d’un problème. La neutralité du Net était un moyen de créer une subvention pour la bande passante à laquelle le gouvernement imposait l’accès. Cela attire les gauchistes du public, inquiets du contrôle des entreprises alors que cela ne serait jamais arrivé jamais.

Au crédit de Donald Trump, il a mis fin à cela.

Deuxièmement, créez un autre problème en incitant les plateformes de réseaux sociaux à utiliser leur pouvoir pour restreindre la parole de manière déséquilibrée, violant le pare-feu de la protection de l’article 230. Cela enflamme les Q-tards [complotistes demeurés], les libertaires et les conservateurs.

Pendant tout ce temps, ils sapaient la confiance du public dans la façon dont leurs données sont traitées et personnifiaient la corruption – Jack Dorsey et Mark Zuckerberg – les forçant à traiter publiquement les problèmes, bien au-delà de leur zone de confort.

Cela transforme la frustration, et la colère du public face à l’injustice, en un appel à l’action.

Eh bien, cet appel à l’action est enfin arrivé. Soros a écrit un autre de ses articles d’opinion scandaleux dans le New York Times vendredi – bien sûr, en accès gratuit – pour attaquer Mark Zuckerberg exigeant sa révocation en tant que PDG de Facebook. C’est le titre de l’article.

C’est l’appât du clic.

Mais, voici le véritable motif de l’attaque de Soros. Il invente un complot entre Facebook et Donald Trump pour le faire réélire comme preuve prima facia que Facebook ne mérite plus l’immunité prévue à l’article 230.

L’approche responsable va de soi. Facebook n’est pas seulement un modérateur ou une «plateforme» neutre. Il devrait être tenu responsable du contenu qui apparaît sur son site.

S’exprimant lors d’un cocktail à Davos le 22 janvier, la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, a répété le cliché éculé de la Silicon Valley selon lequel Facebook essayait de rendre le monde meilleur. Mais Facebook doit être jugé sur ce qu’il fait, pas sur ce qu’il dit.

Je réitère et réaffirme mon accusation contre Facebook sous la direction de M. Zuckerberg et Mme Sandberg. Ils ne suivent qu’un seul principe directeur : maximiser les profits quelles qu’en soient les conséquences. D’une manière ou d’une autre, ils ne devraient pas être laissés à la tête de Facebook.

C’est vraiment un autre moment fou où Soros, dans son désespoir, pense qu’il peut démontrer de manière crédible que Facebook, qui a toujours été hostile aux conservateurs et aux libertaires depuis sa création, travaille maintenant activement de préférence avec Trump  pour permettre sa réélection.

Une telle profondeur du mal chez cet homme est vraiment à couper le souffle. Ingénieux, mais diabolique.

Je vous rappelle que Soros n’est pas une personne. Ce n’est pas un entrepreneur. C’est un vampire, vivant de la richesse accumulée d’une société devenue complaisante et paresseuse. Il n’a jamais gagné d’argent qu’en manipulant un jeu à somme nulle – le trading de devises – auquel il a lui-même contribué à préparer le terrain.

Et ce manque de véritable service à l’humanité est la raison pour laquelle il est obsédé par son grand projet d’Open Society, tel qu’il le définit. C’est de lui que découle sa mégalomanie, cette profonde évidence qu’il est une sangsue et un imposteur.

C’est pourquoi il insiste pour que les médias le qualifient de philanthrope et non de dévoreur d’âmes et d’agent du chaos.

Mais Soros se rapproche tous les jours du méchant dans WatchMen d’Alan Moore, Adrian Veidt. Un homme tellement obsédé par ce qu’il considérait comme les fautes de l’humanité qu’il a pris sur lui de nous sauver de nous-mêmes.

Il devait seulement tuer des millions de personnes pour le faire.

Soros a existé pendant des années comme Veidt, un homme caché derrière des prête-noms et image d’un philanthrope, tout en tirant doucement sur les ficelles pour changer la direction du monde.

Depuis plus de deux ans, je dis que Facebook est en difficulté. Il arrive un moment où la croissance n’est tout simplement plus possible si vous avez déjà 25% de part de marché de l’ensemble de l’espèce humaine.

Le rapport sur les bénéfices de ce trimestre a vu la valeur des actions s’effondrer lors de la clôture mensuelle alors que les effectifs et les coûts d’exploitation augmentent rapidement tandis que le taux de croissance ne peut pas maintenir un Price Earning Ratio de 40 dans un marché qui cherche enfin à s’assainir.

Ce n’est pas une rupture. L’entreprise est extrêmement rentable mais à partir de maintenant elle ne peut que ralentir, et plus Soros et Cie pousseront pour une censure de plus haut niveau et omniprésente, plus les utilisateurs haut de gamme de Facebook se feront la malle.

C’est ce qui va tuer YouTube à la fin.

Soros veut que Facebook soit un glorieux Ministère gouvernemental de la censure, car il comprend le pouvoir d’une plateforme de grande audience. Facebook est The Wire d’aujourd’hui. Soros n’a pas réussi à contrôler les fournisseurs d’accès à Internet avec la Net Neutrality.

Et il semble que la volonté de Facebook de ne pas devenir totalement Big Brother l’agace encore plus. C’est pourquoi il entretient une querelle publique, essayant de séduire les conservateurs qui, à juste titre, n’aiment pas Zuckerberg.

Mais, Zuckerberg est un pion. Il n’est ni le problème ni la solution. Soros est le problème et nous devons nous en souvenir à tout moment. Bien que l’interdiction de Twitter ou Facebook pour des raisons stupides soit injuste, et alors ?

La vie n’est pas juste, mais cela ne signifie pas que nous donnerons à un gouvernement déjà corrompu, incompétent et défaillant, plus de pouvoir pour contrôler les contenus auxquels nous avons accès.

Il existe d’autres réseaux, d’autres plateformes. De bonnes informations sont trouvées. La vérité se vend elle-même toute seule.

En fin de compte, Facebook est une source de renseignement pour Wall Street et le gouvernement – oui, je me répète – déguisée en plate-forme de médias sociaux. Et plus il est exposé comme tel, moins il deviendra rentable. J’ai quitté la plate-forme l’année dernière et je n’ai pas regardé en arrière.

Il en est de même pour beaucoup d’autres. Soros, dans son zèle à contrôler le flux d’informations, l’a utilisé comme une arme pour pousser les gouvernements défaillants à traiter les critiques contre ses projets comme des crimes contre la décence.

Il peut croire qu’il a gagné la cause, mais son éditorial, qui selon ses propres normes est incroyablement incompétent, trahit un soupçon de désespoir, il y a une scission entre lui et Wall Street.

Wall Street est amoral. Ce ne sont pas des idéologues comme Soros. Ils vont là où se trouve l’argent. Et l’argent est toujours dans une version de Facebook qui permet l’illusion d’un débat politique.

Soros, d’autre part, soutient ouvertement des candidats anti-Wall Street comme Elizabeth Warren. Il s’est associé à Tom Steyer pour le contrôle d’Internet. Facebook est le chouchou de Wall Street, leur fournissant toutes les données, l’argent et le pouvoir dont ils pourraient avoir besoin.

Ils ne sont vraiment pas prêts à tuer la poule aux œufs d’or juste parce que Soros est l’ennemi mortel de Trump. Compte tenu du contexte et de l’effondrement de la mise en accusation pour destitution, Trump est le meilleur candidat de Wall Street à cette élection, à moins que Hillary ne mette des pantalons et vienne en renfort au Democratic National Committee.

Hillary est excellente pour jouer au softball. Mais, comme nous le savons tous, pour réussir dans les majors, vous ne devez pas avoir de problème avec la trajectoire. Vous devez être adaptatif et flexible. Hillary n’est ni l’un ni l’autre.

Donc, en fin de compte, la quête de Hillary pour reconquérir Wall Street au profit des mondialistes échouera, même si Wall Street se couvre des paris sur elle contre Trump une fois de plus.

Pendant ce temps, les oligarques d’hier comme Soros ont perdu la capacité de façonner le récit en leur faveur. Cela ne fonctionne plus comme avant. Les gens ont refusé de se laisser intimider, en fermant leur gueule, simplement parce qu’ils risquaient de perdre leur chaîne YouTube ou leur page Facebook.

Il y a un profond bouleversement partout dans le monde.

Cela vient de la décentralisation de l’information et il y a peu de gens comme Soros qui peuvent faire quelque chose pour l’arrêter. Ils peuvent dresser des barrages routiers et des chicanes. Ils peuvent ralentir les choses.

Mais les coûts pour cela augmentent constamment car la technologie rend les communications moins chères. L’époque du contrôle des rampes d’accès à l’information par des barrières artificielles à l’entrée est révolue.

La Chine le découvrira d’une rude manière, Soros aussi. Il ne comprend pas que le populisme est populaire non pas parce que les gens stupides obtiennent de mauvaises informations par de la publicité malhonnête, le populisme est populaire parce que les vieux mondialistes moisis comme Soros siphonnent la joie de vivre et détruisent leurs maisons, leurs familles et leurs communautés. Et personne ne veut vraiment vivre dans son Brave New World hyper politiquement correct, sans culture et sans âme.

Un État policier heureux n’existe pas. Il n’y a que de l’anxiété, de la névrose et du porno sans fin.

Toute idée, qu’elle soit grossière ou ignorante, qui est interdite de critique, mérite notre attention. Et c’est en fin de compte ce que sont les tentatives boiteuses de contrôle de Soros, une tentative pathétique d’étouffer la critique en créant un réseau mondial de rumeurs et de garde-chiourmes.

Dans WatchMen, Veidt a convaincu l’État (le Dr Manhattan) de faire exactement cela, tuer Rorschach qui a refusé d’accepter le mensonge et voulait exposer la vérité.

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Et c’est exactement ce que Soros fait en demandant la levée de l’immunité de la plateforme Facebook. Continuer à utiliser Facebook d’une manière qu’il n’approuve pas ou quitter la plate-forme est la façon dont nous combattons, à la fois, Zuckerberg et Soros. Les forcer à s’adapter à nos balles liftées, en se rappelant que sans nous ils n’ont aucun pouvoir, c’est comme ça que nous gagnons.

Pas en utilisant la chose qui veut que nous soyons réduits, mis en cage, taxés et juste assez mobiles pour penser que nous sommes libres de nous protéger les uns des autres, ou pire, de mauvaises idées.

Tom Luongo

Traduit par jj, relu par Marcel pour le Saker Francophone

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