Comment Singapour, Astana et Saint-Pétersbourg donnent un avant goût du nouvel ordre mondial


Ces forums économiques tenus dans toute l’Eurasie montrent comment les nouvelles puissances se structurent pour défier la domination occidentale.


Par Pepe Escobar – Le 6 juin 2018 – Source Asia Times

En prévision du sommet crucial de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui se tiendra à Qingdao le week-end prochain, trois autres événements récents ont fourni des indices sur la façon dont le nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place.

Le Forum économique d’Astana au Kazakhstan s’est concentré sur la façon dont des méga-partenariats sont en train de modifier le commerce mondial. Parmi les participants figuraient le président de l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), Jin Liqun ; Andrew Belyaninov de la Banque eurasienne de développement ; l’ancien Premier ministre italien et président de la Commission européenne Romano Prodi ; le directeur général adjoint de l’OMC Alan Wolff ; et Glenn Diesen de l’Université de Western Sydney.

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Derrière les tensions en Corée, en Iran et en Russie : la guerre financière qui se cache

Behind Korea, Iran & Russia Tensions: The Lurking Financial War


Alastair CROOKEPar Alastair Crooke – Le 31 janvier 2017 – Source Strategic Culture

Qu’y a-t-il de commun entre les tensions des États-Unis avec la Corée du Nord, l’Iran et la Russie ? Réponse : ce sont tous des participants à une guerre financière plus large. La Russie et l’Iran, avec la Chine – sont les trois principaux acteurs qui façonnent une vaste zone monétaire alternative – presque la moitié de la population mondiale. La question nord-coréenne est importante car elle pourrait éventuellement précipiter les États-Unis – selon les événements – vers une politique plus agressive envers la Chine, que ce soit par colère contre les hésitations chinoises sur la Corée ou comme désir de couper les ailes du commerce chinois.

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La Russie et les sanctions : chat échaudé…


La Russie va construire, pour les BRICS, une alternative au système de serveurs de noms de domaine d’Internet, à l’abri des sanctions


Russia Today

Par RT Staff – Le 1er décembre 2017 – Source Russia Insider

Le Conseil de sécurité russe a demandé au gouvernement du pays de développer une infrastructure Internet indépendante pour les pays du BRICS, qui continuerait à fonctionner en cas de dysfonctionnements Internet mondiaux.

L’initiative a été discutée lors de la réunion d’octobre du Conseil de sécurité russe, qui est le principal organe consultatif de la Russie en matière de sécurité nationale. Le président Vladimir Poutine a fixé personnellement la date limite du 1er août 2018 pour l’achèvement de la tâche, a rapporté l’agence de presse RBC.

En discutant de la question, les membres du Conseil ont noté que « l’augmentation des capacités des pays occidentaux à mener des opérations offensives dans le domaine de l’information ainsi que la volonté accrue d’exercer ces capacités constituent une menace sérieuse pour la sécurité de la Russie ».

Ils ont décidé que le problème devait être résolu en créant un système distinct des serveurs de noms de domaine (DNS), qui ne serait pas soumis au contrôle des organisations internationales. Ce système serait utilisé par les pays du BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud.

La question de la dépendance excessive vis-à-vis du DNS mondial a déjà été abordée par la Russie. En 2014, le ministère russe des Communications a mené un exercice majeur dans le cadre duquel il simulait la « désactivation » des services Internet mondiaux et utilisait, avec succès, un système de sauvegarde russe pour maintenir les opérations Web dans le pays.

Cependant, lorsque les journalistes ont demandé au secrétaire de presse de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, si les autorités du pays avaient envisagé de se déconnecter de l’internet mondial en 2014, Peskov avait rejeté ces allégations.

Il avait déclaré à l’agence de presse Interfax : « La déconnexion de la Russie de l’Internet mondial est bien sûr hors de question. » Cependant, le fonctionnaire a également souligné que « récemment, une bonne part d’imprévisibilité est présente dans les actions de nos partenaires tant aux États-Unis que dans l’UE, et nous [la Russie] devons être prêts pour tout changement d’orientation ».

« Nous savons tous qui est l’administrateur en chef de l’Internet mondial. Et en raison de sa versatilité, nous devons réfléchir à la façon d’assurer notre sécurité nationale », a déclaré Peskov. Il ne s’agit pas de déconnecter la Russie du World Wide Web, a-t-il ajouté, mais de « la protéger contre une éventuelle influence extérieure ».

Russia Today Staff

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone