Syrie – Le pari perdu d’Erdogan : Trump devrait opter pour la prudence


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Le 1er mars 2017 – Source Moon of Alabama

Dans mon dernier article sur la Syrie j’ai écrit :

 Au sud d’Al-Bab, l’armée syrienne avance vers l’Euphrate. Elle va couper la progression des forces turques vers Raqqa et Manbij.

C’est fait. L’avancée des forces d’invasion turques vers le sud est maintenant bloquée. Il leur faudrait affronter l’armée syrienne et ses alliés russes pour avancer sur Raqqa. Il leur faudrait affronter le YPG syro-kurde et ses alliés américains pour avancer vers l’est. Continuer la lecture de Syrie – Le pari perdu d’Erdogan : Trump devrait opter pour la prudence

Ce sont les Saoudiens, idiot !


Par Dmitry Orlov – Le 31 janvier 2016 – Source Club Orlov

Après une longue tournée réussie de promotion de mon dernier livre, me voici donc de retour au moment opportun. Trump a simplement interdit l’entrée aux migrants provenant d’une liste de pays « terroristes », liste qui avait été concoctée par l’administration Obama. Il manquait à cette liste, le pays terroriste numéro un : l’Arabie saoudite. Ce serait trop d’espérer que Trump ait modifié la liste d’Obama. Peu importe qui se trouve à la présidence, les États-Unis et les Saoudiens sont toujours aussi proches.

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La politique mondiale de Trump : les deux points chauds


Immanuel Wallerstein
Immanuel Wallerstein

Par Immannuel Wallerstein – Le 1er février 2017 – Source iwallerstein.com

Commentaire No 442

Le président Donald Trump a clairement indiqué que sa présidence aurait une position sur tout partout. Il a aussi dit clairement qu’il serait seul à prendre la décision finale sur la politique que suivra son gouvernement. Il a choisi deux domaines prioritaires dans l’application de ses politiques : le Mexique et la Syrie/l’Irak, la zone de force du califat d’État islamique (EI). Nous pouvons qualifier ces deux domaines de points chauds dans lesquels Trump agit de la façon la plus provocante. Continuer la lecture de La politique mondiale de Trump : les deux points chauds

La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (3/3)


Par Stephen Gowans – Le 22 octobre 2016 – Source What’s Left

Apparemment, la Gauche américaine doit encore comprendre que Washington n’essaie pas de renverser les néolibéraux. Si le président syrien Bachar al-Assad était un dévot du Consensus de Washington – comme Eric Draitser, de Counterpunch, semble le croire – le gouvernement des États-Unis n’aurait pas appelé depuis 2003 Assad à la démission. Il ne superviserait pas non plus la guerre de guérilla islamiste contre son gouvernement ; il le protégerait. Continuer la lecture de La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (3/3)

La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (2/3)

 


Par Stephen Gowans – Le 22 octobre 2016 – Source What’s Left

Apparemment, la Gauche américaine doit encore comprendre que Washington n’essaie pas de renverser les néolibéraux. Si le président syrien Bachar al-Assad était un dévot du Consensus de Washington – comme Eric Draitser, de CounterPunch, semble le croire – le gouvernement des États-Unis n’aurait pas appelé depuis 2003 Assad à la démission. Il ne superviserait pas non plus la guerre de guérilla islamiste contre son gouvernement ; il le protégerait. Continuer la lecture de La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (2/3)

La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (1/3)


Par Stephen Gowans – Le 22 octobre 2016 – Source What’s Left

Apparemment, la Gauche américaine doit encore comprendre que Washington n’essaie pas de renverser les néolibéraux. Si le président syrien Bachar al-Assad était un dévot du Consensus de Washington – comme Eric Draitser, de CounterPunch, semble le croire – le gouvernement des États-Unis n’aurait pas appelé depuis 2003 Assad à la démission. Il ne superviserait pas non plus la guerre de guérilla islamiste contre son gouvernement ; il le protégerait. Continuer la lecture de La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (1/3)

L’Ambassade des États-Unis en Turquie ment ouvertement sur le soutien étasunien aux YPG kurdes


Moon of Alabama
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Le 29 décembre 2016 – Source Moon of Alabama

Ambassade et consulats des États-Unis en Turquie – 28 décembre 2016

La vérité sur la désinformation dans les médias turcs à propos des opérations des États-Unis et de la Coalition contre ISIL en Syrie :

Il y a beaucoup de désinformation dans les médias turcs sur les opérations des États-Unis et de la Coalition contre ISIL en Syrie. Pour ceux que la vérité intéresse, la voici :

[…]

Le gouvernement des États-Unis n’a pas fourni d’armes ni d’explosifs aux YPG ni au PKK. Un point c’est tout.

Washington Post – 28 décembre 2016

Sur la route de Raqqa :

Au cœur de la question il y a la politique militaire des États-Unis d’envoyer des armes à la zone contrôlée par la principale milice kurde syrienne : les Unités de protection du peuple connues sous le nom de YPG.

La décision a payé jusqu’à présent. Les YPG – qui constituent la composante kurde des FDS (Forces démocratiques syriennes) – se sont révélées l’allié militaire le plus efficace des États-Unis en Syrie et ont repris de vastes étendues de territoire.

La déclaration de l’ambassade qui nie soutenir en armes et munitions les YPG est clairement un mensonge. Que les États-Unis fournissent et aient fourni des armes et des munitions aux YPG depuis 2014 est tout à fait vrai.

Dans la même déclaration, l’ambassade des États-Unis a également nié que les États-Unis soutenaient ou appuyaient ISIS alias DAESH :

Le gouvernement des États-Unis (USG) ne soutient pas DAESH. L’USG n’a ni créé ni soutenu DAESH par le passé. Les allégations selon lesquelles le gouvernement des États-Unis soutient DAESH sont fausses.

Il y a pourtant beaucoup de signes que les États-Unis ont activement soutenu ISIS alias DAECH, au moins dans ses premières années.

En 2013, l’officier des forces spéciales géorgiennes d’origine tchétchène, Abu Omar al-Shishani, qui avait bénéficié d’une formation militaire complète aux États-Unis, était le commandant d’ISIS qui dirigeait ISIS et l’Armée syrienne libre soutenue par les États-Unis et commandée par le colonel Abdul Jabbar al-Okaidi rémunéré par les États-Unis, lors de la prise de la base aérienne syrienne de Menagh.

Qui a ravitaillé et payé ISIS pour ce service ?

De récentes vidéos d’ISIS filmées près d’al-Bab montrent des attaques d’ISIS sur des tanks turcs Léopard 2A4 avec des missiles antichar TOW fabriqués par les États-Unis. Ils sont tombés du ciel ?

Il est facile de prouver que la déclaration de l’ambassade des États-Unis en Turquie est un mensonge. On a du mal à comprendre pourquoi le Département d’État croit intelligent de proférer officiellement des mensonges aussi flagrants. Cela ne fait que jeter le doute sur ses autres déclarations.

Capture d’écran de la déclaration de l’ambassade :

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Traduction : Marie Staels

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