Le Parti du Congrès indien peine à mettre au point sa politique étrangère


Par M. K. Bhadrakumar – Le 19 mars 2018 – Source Indian Punchline

La résolution concernant la politique étrangère indienne, adoptée lors de la 84e session plénière du Parti du Congrès le 18 mars à New Delhi, est un document révélateur. Ce parti a une longue tradition, qui remonte à l’époque pré-indépendance, de s’élever régulièrement de ses racines régionalistes et à courte vue en adoptant une perspective internationaliste. L’objectif du présent document est une fois de plus de différencier le Parti du Congrès de son rival existentiel, le Parti Bharatiya Janata (BPJ).

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La stratégie de New Delhi du confinement chinois soutenue par les États-Unis dans l’océan afro-indien


Par Andrew Korybko – Le 14 février 2018 – Source Oriental Review

India China containmentLa stratégie de « confinement » anti-chinoise de l’Inde vise à amener New Delhi à prendre le contrôle des nœuds stratégiques le long des lignes maritimes de communication (LMDC) dans l’océan afro-indien, mais les plans du pays sont contrecarrés par l’ingéniosité de la Chine qui bricole des solutions de contournement asymétriques autour de ces goulets d’étranglement.

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Un nouveau système de sécurité globale pour un monde multipolaire


Le rôle de la Russie et de la Chine


Par Tayyab Baloch – Le 17 novembre 2017 – Source katehon.com

La Chine a émergé sur la scène internationale en tant que « puissance mondiale » dotée d’une incontestable capacité militaire et de la croissance économique la plus fulgurante au monde. Le commandement chinois n’a pas seulement mis un frein aux manœuvres étasuniennes visant à empêcher la Chine de devenir une puissance mondiale, il a également prouvé que les Chinois ont les moyens de réparer, grâce au développement économique, les dégâts causés par les tentatives US de maintenir leur hégémonie. La lutte menée par la Russie pour réintégrer l’échiquier international en tant que superpuissance comparable à ce qu’était l’URSS a porté ses fruits sous la direction de Vladimir Poutine. Les dirigeants des deux pays, Chine et Russie, ont pris conscience du fait que le seul moyen de mettre en échec le monde unipolaire réside dans la mise en place des institutions d’un nouveau monde multipolaire passant par un basculement des centres de pouvoir. Concrètement, le partenariat stratégique sino-russe met en place un nouvel ordre mondial fondé sur la paix et le développement.

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Afghanistan – Le pipeline, la paix, et les saboteurs


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 2 mars 2018

Les négociations de paix en Afghanistan ont longtemps été au point mort. Mais cela vient de changer à la surprise générale. Il y a dû avoir pas mal de négociations secrètes entre de nombreux acteurs pour parvenir soudain à ces deux résultats :

Les talibans s’engagent à protéger le projet de gazoduc TAPI – VOA, 24 février

Afghanistan – Ghani propose des pourparlers « sans conditions préalables » aux talibans – Reuters, 28 février

Les deux décisions, le soutien des talibans au TAPI et l’offre du président Ghani marquent un changement. Il y a tout juste deux semaines, Ghani rejetait toujours des pourparlers sans conditions.

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Le gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) est en négociation depuis le début des années 1990. Il est censé apporter du gaz d’Asie centrale au Pakistan et en Inde. Seuls les gazoducs russes relient actuellement le Turkménistan et ses grandes réserves de gaz à ses marchés d’exportation. C’est une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont toujours soutenu le projet. La société américaine Unocal s’y est fortement impliquée. Un de ses consultants, Zalmay Khalilzad, est devenu plus tard ambassadeur des États-Unis en Afghanistan, puis en Irak.

Les troubles ont jalonné la longue histoire du projet de pipeline. Le projet TAPI était une des principales raisons pour lesquelles les États-Unis voulaient renverser les talibans. Le 11 septembre 2001 leur a donné un prétexte pour envahir l’Afghanistan et, à la fin de 2001, le gouvernement taliban avait mis fin à ses activités.

Mais il a fallu encore 14 ans pour que les premiers tuyaux de ce projet de pipeline d’une valeur de 10 milliards de dollars, soient posés. Après le renversement en Afghanistan du gouvernement taliban qui lui était inféodé, le Pakistan est devenu hostile au projet de gazoduc. Il y a également eu des différends au sujet des prix, et des conflits entre l’Inde et le Pakistan. Le Pakistan a ensuite négocié avec l’Iran pour lui acheter du gaz. Les États-Unis ont fait pression sur l’Inde pour qu’elle n’achète pas de gaz à l’Iran. Mais le gazoduc Iran-Pakistan-Inde (IPI) n’a jamais été achevé. Le Pakistan revient maintenant soutenir TAPI. C’est probablement la raison pour laquelle les talibans ont accepté de protéger le projet dans les zones qu’ils contrôlent. Mais à mon avis, il y a autre chose derrière cette décision. Je crois qu’un accord plus large sur l’avenir de l’Afghanistan a été conclu. Combien de sièges ministériels les talibans peuvent-ils obtenir ? Quelle influence le Pakistan peut-il exercer ?

Au Turkménistan, la construction du gazoduc TAPI a commencé en 2015. En Afghanistan, la construction a commencé le 24 février de cette année. Les États-Unis contrôlent le financement de l’ensemble du projet.

Il ne faut pas parier sur la date de mise en service du pipeline. Le soutien des États-Unis au gazoduc a pour objectif de limiter l’influence russe et chinoise en Asie centrale. Une analyse du marché du gaz permet de discerner plusieurs raisons de saboter le projet :

TAPI est en concurrence directe non seulement avec le projet iranien IPI, mais aussi avec les exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), parmi lesquels figurent des pays comme le Qatar, l’Australie, les États-Unis, le Canada et la Russie, qui, à eux tous, exportent environ 30 milliards de m³/an en Inde.

En construisant le gazoduc TAPI, les États-Unis tentent de prendre le dessus dans une région qui est loin de ses rivages et sur laquelle ils ont peu de contrôle. Plus de 25 ans après sa conception, l’entreprise nécessite et nécessitera encore des tonnes d’argent, des années de travail et beaucoup de chance pour se réaliser. Il y a de nombreux acteurs qui pourraient vouloir s’ingérer dans l’affaire et qui connaissent la région beaucoup mieux que les États-Unis ne le feront jamais.

Le plus grand risque, cependant, est l’approche agressive et militante que les États-Unis continuent d’adopter à l’égard des talibans. L’intense campagne aérienne américaine contre leurs intérêts et leurs opérations se poursuit sans grand résultat. Les talibans continuent de contrôler près de la moitié du pays. Une série d’attaques contre le gouvernement central à Kaboul a ébranlé la confiance du public dans le gouvernement de Ghani. Aujourd’hui encore, un attentat-suicide a frappé la capitale.

Les récentes annonces montrent que les négociations de paix et le gazoduc sont intimement liés. Si les pourparlers échouent, le soutien des talibans au gazoduc prendra également fin. Si le pipeline tarde à être opérationnel, les États-Unis pourraient se décider à quitter le pays. Beaucoup de gens ne souhaitent sans doute rien d’autre, et ils feront ce qu’ils peuvent pour y parvenir.

Traduction : Dominique Muselet

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L’Inde et les États-Unis trouvent un terrain d’entente dans l’Indo-Pacifique


Le 15 novembre 2017 – Source Stratfor


Les trois pays les plus peuplés du monde sont enfermés dans une lutte pour le pouvoir dans la région indo-pacifique. Les États-Unis veulent renforcer leur partenariat de défense avec l’Inde dans le cadre d’un effort plus large visant à contrer l’influence grandissante de la Chine dans la région et dans le monde. L’Inde aussi est intéressée à défier la Chine en s’imposant dans les domaines politique, économique et de sécurité en Asie du Sud-Est alors qu’elle poursuit sa politique « Agir à l’Est ». Mais bien qu’ils partagent un rival en commun, Washington et New Delhi ont des objectifs différents dans leurs efforts pour contenir Pékin. Les divergences dans leurs stratégies finiront par entraver l’amélioration de la coopération dans la région entre les États-Unis et l’Inde.

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L’Inde pourrait fraternellement rivaliser avec la Chine grâce aux BRICS+


Par Andrew Korybko – Le 6 décembre 2017 – Source Oriental Review


Au lieu d’alimenter un dilemme de sécurité stratégique entre les deux grandes puissances asiatiques qui ne ferait que profiter ultimement qu’aux États-Unis, l’Inde ferait mieux de concurrencer cordialement la Chine au moyen du format BRICS+ afin d’incorporer une structure fondée sur des règles implicites en terme de rivalité et d’avoir une chance de récolter les avantages d’un « équilibre » que la Russie pourrait fournir en maintenant la stabilité entre eux.

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Stratégie ASGA du Pakistan pour l’Afro-Pacifique


Par Andrew Korybko – Le 22 novembre 2017 – Source Oriental Review

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La reconceptualisation de l’océan Indien en tant qu’océan Africain peut aider à élaborer des stratégies créatives pour maximiser l’importance stratégique du Pakistan dans l’ordre mondial multipolaire émergent, à travers une stratégie navale revigorée qui capitalise sur le potentiel de connectivité « Sud-Sud » du Corridor économique sino-pakistanais via la mer d’Arabie et le golfe d’Aden (ASGA).

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Les leçons à tirer du face à face indo-chinois à la frontière


Par Gerry Brown – Le 1er septembre 2017 – Source CounterPunch

L’affrontement entre la Chine et l’Inde à la jonction Donglang / Doklam (jonction de l’Inde, de la Chine et du Bouthan), a pris fin au bout de deux mois. Les deux camps ont crié victoire.
 
L’Inde a souligné le double retrait, ou retrait simultané, (elle a utilisé le terme euphémique de « désengagement ») des deux camps de la zone contrôlée par la Chine (également revendiquée par le Bhoutan) dans laquelle les troupes indiennes avaient fait intrusion. En ce qui concerne la Chine, elle a confirmé que les 50 derniers soldats indiens avaient quitté la région, sans dire que les troupes chinoises s’étaient aussi retirées. Ce que Pékin a dit, c’est qu’il continuerait à « maintenir une présence militaire et à patrouiller » la région, et à « ajuster et déployer » ses forces en fonction de la situation.

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Contre toute attente, les pays des BRICS arrivent à se mettre d’accord

Chinese Commerce Minister Zhong Shan attends a news conference at a BRICS trade ministers' meeting in Shanghai on August 2, 2017. Photo: Reuters/Aly Song
Le ministre chinois du Commerce, Zhong Shan, participe à une conférence de presse lors d’une réunion des ministres du commerce BRICS à Shanghai le 2 août 2017. Photo: Reuters / Aly Song

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 5 août 2017 – Source Asia Times

Malgré l’imbroglio à la frontière de la Chine et de l’Inde, la guerre économique des USA contre la Russie et autres tribulations, les ministres du commerce des cinq pays se sont concentrés sur l’amélioration de leur coopération.

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Chine-Russie : le retour à l’étalon-or ?

a BRICS gold marketplace could be used to bypass the dollar in bilateral trade.
Un marché de l’or du BRICS pourrait être utilisé pour contourner le dollar dans le commerce bilatéral.

RIPar RI Staff – Le 14 juillet 2017 – Source Russia Insider

La plus grande banque de Russie fait sa première transaction sur le marché de l’or de Shanghai, alors que Moscou et Beijing se préparent à commercer en or.

Les responsables russes ont signalé à plusieurs reprises leur désir de réaliser les transactions commerciales avec la Chine en utilisant l’or.

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