La discrimination sexuelle institutionnalisée


Par Stratediplo – Le 3 juillet 2018 – Source stratediplo

On apprend que ce sont maintenant des dizaines d’écoles qui, au Royaume-Uni, interdisent aux filles le port de la jupe, au nom de l’idéologie du choix du genre par l’homme (enfin, l’individu humain) et du refus de la détermination du sexe par la nature.

Comme d’habitude en démocratie dirigée, le discours officiel est celui de l’instauration d’un nouveau droit et de plus d’égalité. Même si c’est concrètement ce qu’on fait, il ne s’agit absolument pas de retirer aux filles le droit de porter le vêtement traditionnellement distinctif de leur sexe, ou de les discriminer par rapport aux garçons qui (pour l’instant) peuvent continuer de porter le leur, il s’agit simplement d’instaurer l’égalité des 0,0001% maximum (1 par million) de vrais ou prétendus asexués avec les dizaines de millions de gens normaux. Et encore faut-il s’entendre sur ce dernier terme, car dès lors que le pouvoir social normatif (parlement en théorie et presse en pratique) édictera la nouvelle norme d’asexualité, ce qui est en cours dans un premier temps à titre facultatif, ce sera les êtres sexués donc autrefois considérés comme dans la norme (normaux) qui seront désormais déclarés hors-la-norme (anormaux). Mais en langue et bien-pensance modernes, il ne faut surtout pas interpréter la « discrimination positive » envers certaines catégories comme une discrimination négative envers les autres, ou comme une discrimination tout court.

Dans la même ligne idéologique, des écoles interdisent aux garçons le port de la culotte courte, mais certaines leur autorisent le port de la jupe qu’elles (ou leurs consœurs) interdisent aux filles. Inévitablement, à terme l’un des nouveaux idéologues normateurs tombera sur une photographie de cour d’école ou de réunion familiale du XIXe siècle et saisira que le pantalon est, en Grande-Bretagne, le vêtement traditionnel du sexe masculin, que très peu de femmes ont porté depuis que les braies se sont généralisées chez les hommes, d’abord sous la robe puis à la place, il y a au moins quinze siècles en Chrétienté.

Certes le sociologue moyen se demandera pourquoi on ne considère plus possible de reconnaître voire promouvoir les catégories nouvellement à la mode sans brimer les anciennes, en l’occurrence naturelles, c’est-à-dire de reconnaître les genres institués sans opprimer les sexes naturels, d’ailleurs le lancement d’un concours national pour la conception (le design) d’un nouveau vêtement distinctif des asexués déclarés stimulerait certainement les créativités et fournirait une excellente occasion de promotion des nouvelles normes. Le démographe lui répondra que les idéologues n’ont pas encore identifié assez d’asexués assertifs dans la société pour participer significativement à leur auto-promotion, et que les politiciens ont donc trouvé plus facile d’asexuer visuellement les dizaines de millions de gens du peuple que de convaincre la reine d’Angleterre de s’habiller comme une chancelière prussienne ex-sportive est-allemande.

Gageons que les utopistes « transhumanistes » de la transformation de l’humanité en ruches et fourmilières d’individus asexués trouveront aussi plus facile d’imposer la gandoura unisexe aux Saxons des Angles que de faire raser leurs barbes et ôter leurs voiles aux Hindoustanis des Angles, qui eux continuent de considérer le sexe comme l’instrument naturel de la reproduction des individus et de la perpétuation de l’espèce.

Stratediplo

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Les yeux du gouvernement sont partout : nous sommes tous prisonniers de l’état de surveillance


John Whitehead

Par John W. Whitehead – le 18 juin 2018 – Source Rutherford

« Nous sommes tenus par le Pentagone, nous sommes tenus par Madison Avenue [l’artère de New York la plus bardée de publicités, NdT], nous sommes tenus par la télévision, et tant que nous accepterons ces emprises, et ne nous révolterons pas, nous continuerons à dériver avec le courant jusqu’aux chûtes d’eau en aval… Tant que nous continuons d’acheter ce qu’ils veulent nous vendre, nous sommes à leur merci… Nous vivons tous dans un petit village. Votre village est peut-être différent du village de quelqu’un d’autre, mais nous sommes tous prisonniers. » – Patrick McGoohan

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L’animal qui s’auto-illusionne


Orlov
Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 28 juin 2018 – Source Club Orlov

« Je ne suis pas un animal, je suis un être humain ! », est une phrase célèbre du film de David Lynch, The Elephant Man, encensé par la critique, qui raconte l’histoire de Joseph Merrick, un homme gravement déformé atteint du syndrome de Protée au XIXe siècle à Londres. Ce film était basé en partie sur une étude de l’anthropologue Ashley Montagu, L’homme éléphant : Une étude sur la dignité humaine (1971). Cette fameuse citation a ensuite donné naissance au titre de la comédie noire « I Am Not An Animal » de Peter Baynham, sortie en 2004, sur des animaux qui se sont échappés d’un laboratoire de vivisection et ont tenté de survivre aux côtés des humains dans le grand monde cruel.
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Yémen – Les États-Unis donnent leur feu vert au génocide

Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 11 juin 2018

Le génocide au Yémen va commencer demain. Huit millions de Yéménites sont déjà au bord de la famine. Dix-huit millions de Yéménites sur vingt-six vivent dans le centre montagneux (en vert) qui est sous le contrôle des Houthis et de leurs alliés. Ils sont encerclés par les forces saoudiennes, les forces des Émirats arabes unis et leurs mercenaires. Il y a peu d’agriculture. La seule ligne d’approvisionnement en provenance de l’extérieur sera bientôt coupée. Les gens vont mourir de faim.

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Le courage des Palestiniens finira-t-il par provoquer une intervention internationale ?


Par Rick Sterling – Le 4 juin 2018 – Source RT

Une manifestante court se mettre à l’abri pendant une manifestation, au sud de la bande de Gaza, le 25 mai 2018 © Ibraheem Abu Mustafa / Reuters

Au bout de 70 ans, le conflit israélo-palestinien n’est toujours pas résolu. Les hostilités couvent pendant quelques années, puis éclatent à nouveau en de nouveaux massacres et de nouvelles violences.

L’échec de la solution à deux États est consommé et les événements récents ont de nouveau mis en évidence la nécessité d’une approche différente. Au cours des deux derniers mois, les soldats des Forces de défense israéliennes (FDI) ont tué 118 manifestants palestiniens et en ont blessé gravement des milliers d’autres. Les manifestants n’étaient pas armés et ne menaçaient pas les soldats. Les hôpitaux de Gaza débordent de victimes. Continuer la lecture de Le courage des Palestiniens finira-t-il par provoquer une intervention internationale ?